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Des Lys d’Or, avec une pointe de nostalgie…
Jeudi 27 septembre 2007, Emilie Le Pennec a annoncé sa « retraite sportive internationale ». Pareille à un lutin, elle nous avait conquis. Fragile silhouette de 1,51 mètre et moins de 40 kilogrammes de grâce et de volonté, tout lui avait réussi. Une médaille d’or aux Olympiades ne tombe pas du ciel. Simplement le fruit d’années de travail et de sacrifices. Le 22 août 2004, Emilie Le Pennec nous apportait la première médaille d’or de l’histoire de la gymnastique artistique féminine francaise. Après sa victoire, Dame Nature l’a rattrapé. Le lutin a grandi et c’est très bien ainsi. Emilie s’est battue. Qui se souvient qu’en 2005, elle obtenait un titre de champion d’Europe aux barres et une médaille de bronze au sol?... Bien sûr, aux Mondiaux de Melbourne, la même année, elle n’était que cinquième… Emilie a serré les dents, mais le mal est là. Elle ne s’est pas jetée au lendemain de sa victoire dans une course à l’image. Elle n’a pas comme tant d’autres sportives ou sportifs, été « vendue »… Elle quitte donc les grandes compétitions et s’attache à bien suivre ses études de kinésithérapie : « Je n'ai pas de regrets. C'est plutôt le sentiment d'une nouvelle vie qui prédomine…J'ai effectué mon entrée en école de kiné. L'apprentissage de ce métier me plaît beaucoup. Cette nouvelle vie a déjà débuté mais je ne veux pas couper avec le milieu de la gym. J'y ai mes amis et surtout j'adore ce sport, couper complètement me serait insupportable. Je vais donc continuer à m'entraîner pour défendre les couleurs de l'US Créteil et effectuer quelques démonstrations. ». Tous nos vœux vous accompagnent, Emilie, avec ces quelques Lys d’Or ! Portemont, le 14 octobre 2007
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