Poussez ! Poussez
!
Une gerbe de lys d'or pour le "quinze
de France".
Merci pour le beau et grand moment de France que vous nous avez offert
ce dimanche 9 novembre.
Une leçon simple nous est donnée à tous. Qualité
de l'engagement personnel et sens collectif jamais pris en défaut.
Un engagement physique de tous les instants, et un regard sur les autres
qui ne faiblissent jamais !
Ce n'est plus un match de rugby. C'est une leçon de politique.
Le ballon "porté" tel une couronne par une équipe
toute de puissance et de confiance. Taire les noms, en citer un imposerait
de les citer tous !
L'adversaire était de qualité, la terre d'Eirin. J'ai
un faible pour l’Irlande de toujours. J’y ai connu les plus
belles bécassines dans des matins glacials. C'était la
patrie de Jim Barry, chasseur hors-pair. Après la passée
du soir, les oreilles encore emplies des appels des canards, nous devisions
"rugby", de ce beau sport, unique, ce sport de voyous, joué
par des "gentlemen". Les labradors, encore mouillés
à nos pieds, un verre de "Paddy" ou d'Armagnac à
la main, nous communions dans l'amour de la chasse et du ballon ovale.
Jim n'est plus parmi nous. Ce matin il était pourtant là.
L 'équipe d'Irlande et l'équipe de France communierons
ce soir, dans les "pubs" australiens, dans ce même amour
simple, de "la belle geste". Que la leçon de la fin
de la partie, soit une leçon de vie. La belle image des haies
d'honneurs, vainqueurs et vaincus confondus, ouvrant leurs bras à
de viriles embrassades... Et Brian O' Driscoll, joueur superbe, réchauffait
ma mémoire. Ce soir nous lèverons un verre de "Paddy"
à la santé des Irlandais, et je lèverai, à
cette occasion, mon verre à la santé de Fabrice, dont
en son temps, l'engagement était aussi, pour une autre cause,
un exemple pour tous, payé le prix fort.
Portemont, 9 nov 2003