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Quand l’argent ne fait pas l’identité…
Murs, tables et chaises sont recouverts d’inscriptions… A la gloire du Très Haut, du Miséricordieux ? Non. Tout simplement à la gloire de leur tribu, tout en insultant les tribus des autres. A l’université, ce sont les voitures des élèves qui arborent des autocollants exprimant par des chiffres-symboles l’appartenance tribale des propriétaires… De nombreuses « tribus » ont déjà ouvert leur site Internet… Il semblerait que cette tendance bien ancrée chez les hommes du désert ait été renforcée par…les veillées poétiques ! Monsieur Abdelwahab, organisateur de veillées poétiques dans l’Est de l’Arabie Saoudite atteste de ce phénomène en précisant que la poésie serait détournée de « sa fonction esthétique au profit de considérations identitaires ». Etrangement, le docteur Omar Al-Moudayfir, professeur de psychologie à Ryad, explique cette « évolution sociologique » par l’affaiblissement de l’identité nationale, et craint une « bombe à retardement pour la société ». Etrange considération pour qui connaît bien l’histoire et les traditions de cette région. L’Arabie saoudite n’a jamais été une nation au sens « occidental » du mot et l’identité a toujours été tribale. Il en est de même par exemple, en Afghanistan et dans bien des pays du Moyen-Orient… Et s’il y a eu « union » et semblant « d’identité nationale », ce n’est qu’autour de la manne pétrolière… Petite lecture dans le Courrier international du 24 au 29 avril 2008. Numéro 912 Léon Areva, le 16 mai 2008 Lire :
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