Bientôt, dans nos écoles un "tamagotchi juif" ?

Le « tamagotchi » est  un petit animal  virtuel  mis  en « boîte », sur lequel  les enfants doivent veiller… Avec son amour pour le Japon, nous aurions  pu attendre  que  cette  invention  aurait séduit le Président-Ex… Mais non ! C’est l’actuel … « Il a proposé de confier à chaque élève de CM2 la mémoire  d’un des onze  mille enfants victimes  de la Shoah en France. » Manque plus à mettre la « mémoire » dans une petite « boite » !

Après la lettre du petit Môquet, sommet d’hypocrisie, de détournement  et de « falsification » de l’histoire, afin de jeter toujours plus d’écrans de fumée pour  cacher sa déplorable politique et reconquérir les sondages, le Président ne sait plus où donner de la tête. Pour faire plus « vrai », pourquoi les petits élus de CM2 ne porteraient-ils pas aussi une étoile jaune ?

Triste à pleurer ! Nous attendons  les protestations  des Français  de confession « juive » face à une telle manipulation. Un tel discours fait injure aux  enfants juifs déportés. Ils deviennent marchandise  au service  de l’ambition d’un homme…

Au registre des écrans  de fumée, que le Président « jouisse » des photos de sa dame du jour, dans la presse du Bon Goût, soit. Vous savez tous que nous employons « jouisse » dans le plus strict sens que lui donnait Lacan…

Blesser, diviser, ouvrir toutes les cicatrices, falsifier… telle est la nouvelle gouvernance, fille de la rupture !

Tamagotchi, invention du fabricant  de jouet  nippon « Bandaï », en 1997, est un mot-valise –dixit les spécialistes-  créé à partir de « tamago » qui veut dire œuf en japonais et « watch », mot anglais qui lui veut dire surveiller… Le « tamagotchi » est  visible  dans un petit écran vidéo et en appuyant sur des boutons, l’enfant peut le nourrir, le laver, le soigner… Le tout afin qu’il « vive » le plus longtemps possible.

Pour les filles en version rose !

Dans les premières  versions, il s’agissait d’un petit poussin. De grâce, ne me dites pas qu’il était jaune… Des versions  plus sophistiquées ont donné  naissance  à des poussins sexués…

La technologie  toujours plus performante  devrait  faire des miracles pour les enfants de CM2…

Chacun sa petite « victime » dans la boîte…. Le nourrir, l’accompagner en voyage, en train bien sûr, et le laver… Rien de mieux que la douche…

Comme le petit « poussin », au bout du voyage, il y a la mort… Il faudra donner un Prix à celui qui aura maintenu en « vie », le plus longtemps possible, la mémoire de la petite victime…

Pour les autres, les distraits, les « je m’en foutiste », il faudra peut-être  voir  avec  les parents… qui ont mis au monde de la graine d’antisémite !

L’année écoulée, les CM2 passeront  le relais… Je te confie la mémoire du petit…
Ignoble ! Il y a tout lieu de s’inquiéter et de s’interroger : Dans quelle tête une telle idée a-t-elle pu germer ?

Nous passerons le fait que le Président a tenu à présenter sa grande idée lors du dîner annuel du CRIF, le mercredi 13 février 2008 . Il a pu ainsi à peu de frais obtenir une belle cote de popularité ! Passons aussi sur la « tradition » du régime qui voulait que ce soit le Premier ministre qui était invité à de tels dîners…

Mais le Président  tenait  à parler «  en ami des Juifs et d’Israël ».

Le site www.guysen.com  ne s’est pas privé  de faire valoir que « le nouveau Président du CRIF Richard Prasquier a réussi à faire du dîner du CRIF un événement  politique  majeur »

Evènement  politique ?

La presse est pour le moins « circonspecte »…

Annette Lévy-Willard estime dans « Libération » que : « un président de la République, même démocratiquement  élu, n'a pas vraiment  légitimité  à faire des cours d'histoire  télécommandés ». Gardant  en mémoire  « la malencontreuse  expérience  de la lecture  obligée de la lettre de Guy Môquet », observant  que « sans en débattre  avec  les historiens, les enseignants  et surtout la communauté juive, (M. Sarkozy) décide  d'imposer  maintenant, et  à des enfants de 10 ans, ce principe  contesté  et simpliste  d'électrochoc  émotionnel ».

Pour ce qui est des électrochocs  émotionnels,   le Président en connaît un bout. Il en a fait la démonstration à Pétra…

Sarkozy à Pétra, portant le fils de Carla Bruni qui se cache le visage avec les mains…

Dans « La Montagne », Daniel Ruiz fait preuve de clairvoyance :
« C'est en aidant la jeunesse à maîtriser ses sentiments et en enrichissant sa connaissance de l'histoire, et de l'actualité, que l'on participe à la construction de la citoyenneté. Pas en faisant parrainer à ces gosses un enfant mort », tout comme Jean-Marcel Bouguereau ,  dans « La République des Pyrénées » pour qui  éduquer ne saurait être affaire d'émotion, comme l'ont rappelé enseignants et psychologues ».

Dans « Le Progrès », pour Francis Brochet, c'est « comme si l'on plaquait sur la Shoah les recettes de la téléréalité, où l'on surjoue  chaque  sentiment, dans  l'excès  et l'exhibition, de  peur d'ennuyer ». Et de lancer :« Attention: il est des sujets  trop sensibles pour qu'on en fasse trop ».

Dans  « la République du Centre » son éditorialiste Jacques Camus  est le plus critique: « Nicolas Sarkozy devient  inquiétant », pour qui son initiative : « semble relever  de ces soudaines  lubies  élyséennes  plus spectaculaires que réellement  réfléchies ».
Et sans reprendre  toute la presse, savourons  dans « L’Humanité » forte de ses , combien  déjà ? 50 000 fusillés ? le « talent « de Maurice Ulrich qui nous fait dans l’indignation : la proposition du Président ? « proprement  effarante », « On n'invite  pas impunément  des milliers  d'enfants à vivre  avec  des fantômes (...) C'est faire entrer dans l'âme la culpabilité  et la mort ». Allons, pour que la mémoire  des enfants de la Shoah ne sente pas trop seule, jumelons la avec la mémoire des enfants du Goulag ! Quelques enfants palestiniens ne feraient-ils pas aussi l’affaire ?

Je sais nous ne pouvons pas parler des enfants vendéens. Sujet  tabou…

Longue  est la liste des enfants martyrs… Je fais très attention. Ne pas vous rappeler  l’Enfant du Temple. Le Temple  n’est pas la Synagogue… Louis XVII… Le Président ne doit pas connaître…

Une fois encore  le Président met le feu aux braises. La suite qui sera donnée à cette « lubie élyséenne » ?  Assisterons-nous  à un sursaut de dignité chez le corps enseignant ?
Les Français de confession juive, et leurs  enfants, ont tout à perdre dans cette triste affaire. Protesteront-ils ?

Le Président de la République joue avec l’abject. Par tous les moyens  il faut entrer en Résistance, avant qu’il ne soit trop tard. Bien d’accord avec Jacques Camus : « Nicolas Sarkozy devient  inquiétant ».

Portemont, le 17 février 2008

Lettre de www.guysen.com - 15 février 2008 , 9 AdarI 5768 

 


' J’avais deux ou trois choses à vous dire… ''
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur le dîner annuel organisé par le CRIF mercredi 13 février, et dont l’invité d’honneur était le Président de la République, Nicolas Sarkozy. Ce soir là, sa cote de popularité était au beau fixe. Le Président a parlé en ami des Juifs et d’Israël, et à ce titre, il s’est permis de dire tout ce qu’il pensait. Rompant avec une tradition qui voulait que le CRIF invite le Premier ministre, le nouveau Président du CRIF Richard Prasquier a réussi à faire du dîner du CRIF un événement politique majeur, un événement retransmis en direct sur Guysen TV.
« J’avais deux ou trois choses à vous dire… », c’est ainsi que le chef de l’Etat conclut son discours, répondant avec énergie, détermination et liberté au discours inaugural de Richard Prasquier, un discours sincère et généreux, émouvant et digne.
Parmi les « choses » qu’il devait dire aux Juifs de France, Nicolas Sarkozy a choisi de parler de la mémoire et de l’antisémitisme, de son amitié pour Israël. Il a pris des engagements forts. Il a exprimé des idées nouvelles, présenté des projets. Pourtant, la presse quotidienne française aura surtout retenu ses propos sur la morale, la laïcité et sa conception de la religion. Après les discours de Latran et de Riyad, Nicolas Sarkozy est venu simplement dire aux Juifs ce qu’il avait également exprimé aux Chrétiens et aux Musulmans : la religion est un fait de culture et d’identité, et elle fonde la morale, insistant : « Je persiste et je signe ».

Intransigeant avec le passé sombre de la France, Nicolas Sarkozy s’est adressé à l’enfant du miracle, Richard Prasquier né dans la ville polonaise de Gdansk en 1945, survivant d’un monde englouti. Il a évoqué l’Insurrection du Ghetto de Varsovie, Willy Brandt agenouillé devant le monument dédié à la mémoire des héros insurgés. Il a proposé de confier à chaque élève de CM2 la mémoire d’un des onze mille enfants victimes de la Shoah en France. Il a dit ses regrets de ne pas être arrivé à temps pour sauver celui qu’il nomme comme un symbole, « Ilan ».

 

 



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