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| La cible…
Offre de brut restreinte ? Raffinage en déroute. Et de vieilles vérités : Le malheur des uns fait le bonheur des autres… Mike Fitzpatrick, de MF Global, « estime que les investisseurs sont à l’affût de tout signe positif pour procéder à des achats. Pékin aurait été contraint de fermer certaines centrales électriques après le tremblement de terre du 12 mai et devrait augmenter ses importations pétrolières pour reconstruire les installations détruites… » Et Eric Wittenaeur, analyste chez « Wachovia Securities » de dire : « Le marché est installé dans une dynamique haussière qui sera difficile à enrayer à court terme, car le pétrole est devenu un investissement sûr » (Les Echos 19 mai 2008) Merveilleux non ? Un investissement, cela va de soi, pour l’intérêt général et le bien commun… Jeudi 15 mai 2008, l'euro affichait une « santé » à tuer bien des malades : 1,55 dollar pour un euro. Ce nouvel affaissement du « In God We Trust » ne pouvait qu’inciter les « investisseurs » à acheter du pétrole pour se couvrir contre l'inflation… Et à l'approche de la « driving season » (saison des grands déplacements automobiles aux Etats-Unis), les spécialistes doutent de la capacité des raffineries américaines à répondre à la demande d'essence. "Nous pouvons difficilement être enthousiastes en ce qui concerne l'état des infrastructures de raffinage aux Etats-Unis" Dixit Stephen Shork, courtier américain. La Grande Amérique ! Léon Areva, le 22 mai 2008
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