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| Et si le pire était encore devant nous ?...
Au quatre coins de la planète les adorateurs du Veau d’or sortaient leurs mouchoirs et les flots de larmes grossissaient proportionnellement à la dépréciation des « actifs »… On nous disait que les coupables étaient les fameux « rehausseurs de crédit américains », caution de 2400 milliards de dollars d’obligations dont près d’un tiers dans la spirale des « subprimes ». Avec comme il se doit dans le monde du Veau d’or, « que », grosso modo, 20 milliards de dollars de fonds propres. Le simple nom de « rehausseur » aurait dû attirer l’attention des plus vigilants. Qu’est ce qu’un « rehausseur » de crédit ? Les « rehausseurs » sont à l’économie ce que sont les talonnettes au Politique…
Tout va très vite. Les « marchés », sont comme les cocotiers. A force de les secouer on finit toujours par recevoir une noix sur la tête…
Le 17 août 2007, « Calyon », fine fleur du Crédit Agricole émettait l’hypothèse d’une perte de 150 milliards de dollars.
La trêve des confiseurs passée, les crises de foie soignées, Peer Steinbuck ministre allemand des Phynances, jouait la Madame Irma de service le 9 février 2008 : « Les pertes liées au « subprime » atteindront 400 milliards de dollars. »
Allait-t-on pouvoir enfin respirer en paix ? Le 7 mars 2008, les économistes de Goldman Sachs , dont la parole est d’or ,affinaient les prévisions : « 500 milliards de dollars de pertes directement liées aux prêts hypothécaires. » Allons nous rechigner pour 100 millions de plus ?
Nous avions oublié les dommages collatéraux. La parole d’or précisait : « … plus 656 milliards de pertes collatérales ». Appréciez la précision ! Et goûtez la réalité… Les pertes collatérales étaient supérieures aux pertes directes.
Difficile à comprendre ? Oui, il faut être enfant palestinien, enfant afghan ou irakien pour comprendre cette réalité… L’Affaire semblait classée pour 1 156 milliards de dollars. Nous n’allions pas pinailler… Sauf que le 12 mars 2008, le consultant indépendant Nouriel Roubini évoquait une perte allant jusqu’à 2 000 milliards de dollars. Dans le « Financial Times »… Précisant que cette pacotille représentait 14% du PIB américain.
Et après avoir levé nos verres, bu nos verres, observé la médiocrité du dépôt et jeté la bouteille à la Seine en espérant qu’elle rejoindrait ainsi la mer et ensuite les océans…
Mais rassurez-vous, tous ces dollars sont convertibles…
Nous ne manquerons pas de vous informer de la suite. La cellule de crise, sous la direction de Léon Areva, PS : Monsieur Attali qui a souhaité participer à notre cellule de crise a été éconduit… Par contre, Monsieur Raymond Barre a pu se joindre à nous par des moyens qui nous échappent. Nous avons été très impressionnés.
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