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| Les beaux habits de la « Phynanciarisation » à tout crin…
Dès lors que les premiers indicateurs sont passés au rouge, il y a eu le plan « Hope Now ». C’était en octobre 2007, croyons nous ; il s’agissait d’un plan avec objectif de geler les mensualités des foyers américains les plus endettés et les plus vulnérables à la crise naissante des « subprimes », et ce pendant cinq ans… Plan mis en place de conserve entre le gouvernement de Washington et les grandes banques. Du pur libéralisme comme il se doit… Devant l’ampleur de la crise, « New Hope » a vite fait figure d’emplâtre sur une jambe de bois ! Il fallait passer à la vitesse supérieure… C’est chose faite : Le secrétaire au Trésor, Henry Paulson a annoncé un programme d’aides, auquel six des principaux établissements bancaires américains auraient donné leur accord. Un joli nom pour ce « programme-radeau » qui a pour objectif de tenir la tête hors de l’eau aux emprunteurs qui coulent : « Project Lifeline »… Tous les emprunteurs au stade de la noyade avancée pourront en profiter, « subprimes » ou pas ! Un beau geste… Il suffira d’être en retard d’au moins trois mensualités consécutives… Les banques feront le bouche à bouche aux noyés, pouvant « …leur accorder un délai de trente jours avant la saisie de leurs biens et des aménagements aux contrats de prêts. » L’objectif n’est pas tant de les sauver… mais le gouvernement du « Bushland » craint par-dessus tout la récession. Et les chiffres effraient les plus optimistes : Qui dit saisie, dit vente aux enchères. Pas besoin d’être grand économiste pour comprendre que si un trop grand nombre de logements étaient subitement mis sur le marché, leurs prix s’effondreraient et ne régleraient pas le fond du problème… Bien au contraire. Et cerise sur le gâteau, une douce voix s’élève. Chevalier blanc pour les uns, ogre pour les autres : Warren Buffet ! Avec sa tirelire « Berkshire Hathaway », il « couvrirait » jusqu’à 800 milliards de dollars de prêts accordés aux collectivités locales, elles mêmes mal en point… Une opération qui apporterait en un seul coup 33% du marché obligataire ! Pour les initiés, Warren Buffet, en gratification pour son beau geste, demanderait une commission égale à 1,5 fois la prime qu’encaisseraient les sorciers « rehausseurs » pour garantir les fameux titres… à savoir l’équivalant de 2400 milliards collectivement garantis ! Son offre serait valable 30 jours… Le rêve américain… Léon Areva, le 18 février 2008 Au sujet des subprimes, relire :
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