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| Souvenez-vous : il y a quelques années, ne parlait-t-on pas du groupe « B.R.I.C. » ?
Et d’en prendre la mesure : le gouvernement brésilien a l’intention de créer un fonds souverain… qui sera alimenté par les revenus du pétrole. Il y a quelques mois, le président Luiz Inácio Lula da Silva, plus connu sous le simple nom de Lula, n’hésitait pas à lancer : « Dieu doit être Brésilien »… Il avait suffit que soit découvert un gisement pétrolier de taille aux large des côtes brésiliennes pour que « Dieu » soit interpellé… Du « jamais vu » nous dit-on, bien que l’extraction du brut s’annonce difficile et coûteuse en raison de la profondeur à laquelle se trouve ce gisement… Les défis à venir ne font pas peur à la compagnie nationale « Petrobras » spécialiste des techniques en eaux profondes.
Aux dires du ministre brésilien des Finances, d’ici trois à cinq ans, le fonds souverain brésilien pourrait atteindre 200 à 300 milliards de dollars, permettant au Brésil de prendre au rang au côté de la Norvège dont le fonds souverain est doté de 380 milliards de dollars. Le Brésil est donc en passe d’entrer dans le cercle des puissances pétrolières. Avec quelques « Si »… ce grand pays communément appelé le poumon de la planète pourrait devenir aussi une grande « pompe à énergie fossile »… avec des réserves qui pourraient s’apprécier entre 40 ou 50 milliards de barils. A ce jour les réserves « prouvées » sont d’environ 14 milliards de barils. Garder la tête froide… Le Brésil ne s’emballe pas face à ces découvertes : son objectif avec ce fonds, « Si »… est d’assainir les comptes du pays. Racheter aussi la dette publique qui atteint 41% du PIB… « Poumon du monde », « grenier du monde », le Brésil pourrait nous étonner encore… Léon Areva, le 20 juin 2008
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