Pénurie ! Pénurie ! Et le prix du pétrole de grimper…

Est-ce vraiment sérieux tout ce que nous entendons ? Pendus à la pompe en regardant effarés les prix qui s’affichent, sommes-nous bien « au fait » de tout ce qui se joue ?
Un article à méditer. Bien plus qu’instructif…Le grand jeu inflationniste des maîtres anglo-saxon de l’Empire…

Quand la pénurie a bon dos…
Regards du côté des barils « libres »…
A lire impérativement !

Portemont, le 4 juin 2008

Pétrole : La pénurie et le cas de l’Iran !
27.05.2008

Ces derniers temps, le prix de pétrole n’a cessé d’augmenter. Différents
experts occidentaux interviennent dans les médias pour attribuer cette
hausse anormale à une pénurie due à une production insuffisante de l’OPEP,
or en même temps, selon certaines sociétés de conseils financiers de
réputation internationale qui ont requis l’anonymat, il y a actuellement
d’importantes quantités de pétrole iranien qui ne trouvent pas de preneurs!
La place de l’Iran dans cette affaire n’est pas due au hasard : ces barils libres sont produits par l’Iran en dehors des contrats à long terme de type « buy-back » qui le lient à des compagnies étrangères comme Total ou ENI.
Car l’Iran vend essentiellement des droits d’exploitation à des compagnies
pétrolières et dispose de très peu de barils libres.

Le système est basé sur une sous-estimation des capacités de production des gisements : cette expertise frauduleuse permet aux mollahs de vendre
le pétrole iranien en buy-back à environ 10 dollars le baril, en échange de très confortables commissions occultes et bien sûr d’un appui diplomatique des Etats actionnaires de ces pétroliers.

De ce fait, en se faisant l’avocat d’une baisse permanente de production de l’OPEP, Téhéran a toujours œuvré en douce pour ces compagnies traders
afin que la production de l’OPEP ne puisse jamais entrer en concurrence
avec ce pétrole pas cher des contrats « buy-back » et que les compagnies
traders puissent contrôler autant que possible le marché avec leur pétrole
« buy-back » suffisant pour l’approvisionner.

De ce fait, il n’y aura jamais de pénurie sauf si les compagnies le veulent et jamais de hausse non désirée par les maîtres pétroliers anglo-américains (Shell, BP, Exxon, Chevron ou encore Vitol). La hausse actuelle est due à une volonté inflationniste des américains et elle est expliquée par une pénurie fictive ; la preuve en est ce pétrole que Téhéran veut vendre pour trouver des capitaux alors qu’il étouffe sous la pressions des sanctions américaines.

Le surplus libre iranien qui reste sans preneur a même eu des répercussions sur l’Arabie Saoudite qui a du mal à son tour à vendre ses barils libres (hors contrats d’approvisionnement sur longue période).

Cependant le prix grimpe encore par à coups et pourrait même atteindre les 200 dollars ce qui serait évidemment très nuisible à l’économie chinoise
grande consommatrice de pétrole ou de gaz. L’économiste Jean-Pierre
Chevallier a d’ailleurs consacré un article au sujet de cette fausse pénurie et hausse délibérée des prix grâce aux spéculations boursières à New York et Londres selon des schémas prévisionnels conçus par des grands banquiers américains comme Goldman Sachs.

Que la Chine comme l’Europe qui possèdent des compagnies pétrolières
concurrentes soient la cible de cette politique de spéculation anglo-américaine est indéniable, mais il faut aussi inclure l’Iran dans la charrette. Les sanctions américaines ne consistent pas uniquement à priver l’Iran des investissements étrangers (européens ou asiatiques), mais aussi à provoquer une hyper inflation qui est actuellement en moyenne d’au moins de 45% et jusqu’à 70% sur le panier de la ménagère.

Le peuple iranien paie le prix de cette mauvaise gestion politisée des
ressources pétrolières (buy-back inauguré sous le souriant Khatami) et
l’hyper inflation n’est pas son seul résultat négatif. Alors que nous sommes dans le troisième mois de l’année iranienne, Seyf-ollah Jashn-saz, le directeur de la compagnie iranienne de pétrole, a annoncé l’épuisement dans 55 jours du budget alloué à l’importation de l’essence en raison de la hausse du brut qui a provoqué une hausse vertigineuse du prix de l’essence.

L’Iran est donc triplement lésé par le buy-back : il ne profite pas des hausses occasionnelles des prix en vendant à l’épuisement son pétrole à un prix dérisoire, s’endette dans l’achat de l’essence et ne peut investir dans la modernisation de ses infrastructures pour essayer de sortir de ce cercle infernal.

http://www.iran-resist.org/article4496

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A lire également : http://www.iran-resist.org/mot278

Extraits

Pétrole : Inflation et stratégie américaine du désordre

Dans nos analyses géopolitiques, nous vous parlons souvent d’un projet américain de remodelage du Moyen-Orient et des Etats pétroliers.


Ce projet s’inscrit dans la stratégie américaine du désordre.

Ce désordre recherché est directement lié à la gestion des réserves pétrolières : les américains souhaitent prendre le contrôle du marché pétrolier pour infliger des coups aux économies de leurs adversaires russes, chinois ou même européens.

Mais pour prendre le contrôle de l’or noir, il faut prendre le contrôle des sols et les partitionner : il y a donc deux guerres en parallèle, l’une est conventionnelle et l’autre économique.

Illustrations : "Manants du Roi"

 

 



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