| En Chine de nombreux barrages se fissurent…
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Nous n’entendons pas accabler les chinois alors que le ministre chinois des ressources hydrauliques s’inquiète… Ironie de nos temps difficiles, 20 000 chinois s’affairent à construire 14 des 16 barrages en construction en Algérie…
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Septembre 2005 (XINHUANET). Le président chinois Hu Jintao et le président algérien Abdelaziz Bouteflika ont convenu de développer la coopération entre leurs deux pays. .. |
L’Algérie a de grands projets. Des barrages et des autoroutes.
Les Chinois construisent aussi une importante autoroute entre la Tunisie et le Maroc…
Plus de 40 000 travailleurs chinois résideraient en Algérie, non sans poser quelques problèmes.
Déjà en 2006, les algériens parlaient d’invasion…
Regards croisés… |
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Portemont, le 30 mai 2008
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Travailleurs chinois en Algérie |
La « déferlante invasion » chinoise, comme l’appelle la presse locale, suscite un sentiment de « sinophobie » dans la société algérienne qui ne comprend pas que l’on fasse appel à des étrangers alors que le pays connaît un taux de chômage avoisinant les 30%. Interrogé sur le risque que représente cette main d’œuvre pour la cohésion, un représentant du ministère de l’Intérieur, joint au téléphone, a répondu qu’il « n’existait aucun litige entre eux », que les Chinois s’étaient « parfaitement intégrés à la société algérienne, allant même jusqu’à se marier avec les natives du pays ». Selon le ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale : « l’Algérie ne fait appel qu’aux qualifications considérées insuffisantes sur son sol, telles que les métiers du bâtiment ». Sur les conditions de travail de ces étrangers, Djamel Ould-Abbes a fait remarquer que ces derniers bénéficient des mêmes avantages que les nationaux, tant en matière de relations de travail, de droit syndical ou de sécurité sociale. Mais pas tant que cela si l’on tient compte des nombreux incidents provoqués par les travailleurs chinois protestant contre le non versement des salaires ou leurs conditions d’hébergement déplorables. Il s’agirait, selon le représentant du ministère de l’Intérieur, « d’incidents isolés faisant parti du passé, qui de plus concernaient les Chinois et leur employeur ».
http://www.afrik.com/article9891.html |
Cette situation ne cesse d’alimenter le « débat »…
Ce sont des centaines de Chinois qui se sont exilés pour nous construire des logements en un temps record. Les Algériens, pour leur part, ne sont pas prêts à reconnaître leurs efforts et les accueillir au même titre que les autres travailleurs étrangers. Regards sceptiques, moqueries, insultes... Autant de comportements de nos concitoyens qui traduisent une discrimination à l’égard des ouvriers chinois. Ces derniers se plaignent également de la qualité des services qu’ils reçoivent dans les cafés ou les salons de coiffure, qualité nettement inférieure à celle dont bénéficient les autres clients.
Comme notre voisin le Maroc ou celui lointain le Sénégal, l’Algérie vit désormais à l’heure chinoise au point de verser dans la phobie d’“invasion”.
Il faut savoir que les derniers chiffres officiels indiquent que 32 000 étrangers travaillent légalement en Algérie, représentant quelque 105 nationalités, dont les Chinois constituant la communauté étrangère la plus importante avec 45% des effectifs, soit près de 14 400 travailleurs. La plupart des grands chantiers de construction (logements, barrages, routes...) ont ainsi été “raflés” par plusieurs groupes chinois de BTP présents en Algérie, dont le géant public China State, Construction&Engineering Corporation (CSCEC), ZCIGC... “Les Chinois sont compétitifs et ils travaillent vite”, explique un responsable algérien qui a requis l’anonymat. Un architecte raille de son côté : “Peut-être qu’ils travaillent bien mais, surtout, ils comprennent vite à qui il faut distribuer des enveloppes.” La main-d’œuvre employée par ces grands groupes est en effet importée de Chine au grand dam de nombreux Algériens qui ne comprennent pas pourquoi on fait appel à des étrangers alors que le pays souffre de chômage. Pis, selon un radio trottoir effectué durant notre reportage, certains Algériens accusent les groupes chinois d’employer des prisonniers pour diminuer les coûts. “C’est faux. Il s’agit de travailleurs honnêtes, venus dans la majorité du temps de campagnes de notre pays et de manière légale”, assurent des directeurs d’entreprise chinoise, notamment M. Chenweiynam, de la société ZCIGC. Mais il faut se rendre à l’évidence que la faillite du BTP en Algérie dans les années 1990 a complètement déstructuré le secteur au point où ce dernier a connu une pénurie de maçons et de manœuvres.
http://algerie.actudz.com/article1552.html |
Ce que pensent les Algériens des travailleurs chinois
En Algérie, les travailleurs chinois sont au nombre de 40 000. On les aperçoit par groupes sillonnant nos villes pour faire leur marché ou bien en promenade. Les immigrés chinois ont investi notre pays ces cinq dernières années et ce, en qualité de travailleurs qualifiés.
Face à cet état de fait, les Algériens ne cessent de manifester leur hostilité envers cette main-d’œuvre venu spécialement travailler sur les grands chantiers et combler ainsi un manque criant en matière de main-d’œuvre compétente et surtout respecter les délais de réalisation par un travail ponctuel en un laps de temps assez court et ce en assimilant qualité et ponctualité. Lors de notre descente dans les rues d’Alger nous avons tenté de connaître l’opinion des Algériens face à la vague de Chinois qui envahissent nos rues ainsi que les opinions des Chinois eux-mêmes pour être au fait de leurs conditions de séjour sur le territoire national.
Entre admiration, hostilité, racisme et xénophobie les Algériens se prononcent.

Chinois en Algérie…
Nous nous sommes d’abord rendus dans les quartiers avoisinant les chantiers où ils travaillent afin de tenter de cerner les réactions des gens, après avoir dévoilé notre identité, plusieurs personnes ont voulu nous livrer leurs opinions, Mehdi un chômeur de 27 ans nous dira " ils nous prennent tout le travail qui nous était destiné. Quand ils ont inauguré ce chantier on attendait avec impatience que le patron affiche une liste pour un recrutement, en vain, après s’être rapproché des lieux, les responsables nous ont fait savoir qu’ils ne recrutaient pas des Algériens sans plus de détails, après quoi on a vu des groupes de chinois débarquer sur les lieux et en plus ils mangent devant nous en plein ramadhan ajoutant à cela le bruit qu’ils provoquent la nuit lorsqu’ils se saoulent. Moi personnellement je ne les aime pas trop ".
Le témoignage de ce jeune n’est qu’un échantillon parmi une vague de contestataires qui, en plus, les provoquent quotidiennement en leur lançant des " chnaoua " ou "les mangeurs de chats ". Ces appellations nous renseigne bien sur la réalité et l’envers du décor qu’offrent les visages radieux de ces Chinois.
Un autre nous parle du non respect des traditions religieuses du pays en ajoutant plus loin " comment peut-on faire appel à une main-d’œuvre étrangère alors que l’Algérie souffre de 32 % de taux de chômage c’est aberrant et en plus les Chinois sont payés le triple que les Algériens ainsi ils perçoivent 42 000DA alors que les ouvriers algériens perçoivent 18 000DA "Les Chinois commencent à susciter un vrai débat au sein de la société algérienne et surtout font face à des insultes et parfois même des agressions physiques.
Pathétique réalité pour une Algérie déjà coupée du monde et isolée du marché mondial où la xénophobie a pris le dessus sur le soi-disant légendaire accueil des Algériens, une tradition bien sûr erronée vu le nombre d’étrangers déjà peu nombreux, qui se sont vu soit agressés ou bien délestés de leurs objets de valeur ainsi que des obscénités lancées à leur égard.
Plusieurs vols ont été signalés sur des chantiers chinois et ont été rapportés par les organes de presse après que les responsables de ces chantiers ont signalé des disparitions d’objets et les traces laissées par les cambrioleurs comme le grillage qui a été cisaillé.
Pour le responsable algérien d’un chantier " le problème réside surtout dans la nouveauté, car les Algériens ne sont pas habitués à ce genre de personnes qu’ils ne voyaient que dans les films et ce, parce que c’est la première fois, depuis longtemps que l’Algérie fait face à une immigration étrangère massive et le problème c’est qu’on ne savait pas comment la société allait réagir surtout après son enfermement pendant plus de dix ans durant la décennie noire.
Concernant les conditions d’hébergement elles sont assez acceptables vu le nombre des ouvriers et la supériorité des salaires comparé à ceux des Algériens, elle s’explique par la qualité de travail réalisée par les ouvriers Chinois, leur ponctualité ainsi que le nombre d’heures effectuées ".
D’un autre côté les chinois se plaignent de beaucoup de choses à commencer par les conditions de travail ainsi que d’hébergement chez des employeurs algériens et surtout le racisme un Chinois qu’on va appeler (Chen Yang) s’est livré à nous sans complexe avec un français un peut hésitant " vous savez même dans les cafés et les restaurants on est moins bien servi et des fois on attend plusieurs minutes sans qu’un serveur daigne nous servir. Un jour j’ai été frappé par derrière par un enfant qui me faisait des signes racistes ", un autre nous raconte sa mésaventure " un chauffeur de taxi nous a déposés à une dizaine de kilomètres et ce, la nuit avec une course qui nous a coûtés le double que d’habitude en nous lançant à la figure vous avez l’habitude chez vous.”
Ces différents témoignages nous renseignent bien sur la gravité de la situation endurée par ces immigrés qui viennent en Algérie pour construire les projets de demain que ce soit des complexes, des infrastructures ou un projet pharaonique comme l’autoroute Est-Ouest. Mais le fait nouveau, c’est les clandestins qui sont exploités par des sociétés privées algériennes à un coût dérisoire ce qui mène à un nouveau phénomène qui s’appelle " le surmenage au travail " et qui fait des dépressifs. Ils vivent souvent dans des conditions de peur et de méfiance et ces derniers temps, c’est l’Etat qui se méfie de la nouvelle tendance du marché du textile envahit par les Chinois ainsi que le marché informel et qui s’inquiète de plus en plus de l’impact de la présence chinoise dans ces domaines si sensibles surtout celui du trabendo.
En effet, ces derniers temps on remarque de plus en plus de Chinois installés ici et là sur les trottoirs en vendant toutes sortes d’objets et parfois ils contrôlent des pans entiers du marché informel. Ainsi ces Chinois censés être le vecteur des grands chantiers algériens ainsi que le super projet de l’autoroute Est-Ouest se voient de plus en plus traités de manière indigne d’un étranger venu participer au boom économique de l’Algérie et ce, face à l’absence d’associations culturelles ainsi que SOS racisme et l’indifférence totale des pouvoirs publics. Alors une question reste posée: comment l’Etat algérien veut-il se lancer dans le tourisme s’il n’arrive même pas à assurer la sécurité de quelque travailleurs venus aider l’Algérie dans sa quête de mondialisation ?
Source : la Dépêche de Kabylie
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Et pendant que la Chine « construit » l’Afrique de demain…
Le ministre chinois des ressources hydrauliques Chen Lei a évoqué "de sérieux problèmes de sécurité et de prévention des inondations dans les réservoirs, les centrales hydrauliques, les barrages et autres installations de la zone du séisme".
Les autorités chinoises ont repéré des anomalies dans 410 réservoirs d'eau de cinq provinces et de la municipalité autonome de Chongqing, selon la télévision officielle chinoise.
Le barrage hydroélectrique de Zipingpu, un mur de plus de 150 mètres de haut construit sur la rivière Minjiang, était "structurellement stable et sûr", selon les autorités chinoises. Il est aujourd'hui au centre des inquiétudes, plusieurs répliques du séisme auraient aggravé les fissures présentes dans le mur.
A Beichuan, un lac s'est formé après le séisme et menace de déborder : des milliers de personnes ont quitté la ville en raison du danger. La région du Sichuan accueille de nombreux réservoirs d'eau.
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Ahnif (Bouira) Bataille rangée entre ouvriers chinois et algériens
Comme annoncé dans notre précédente édition, les ouvriers algériens de la société chinoise CITIC- CRC ont tenu hier un rassemblement de protestation en signe de soutien à un de leurs pairs qui s'est vu licencié après avoir fait partie de la délégation chargée de porter à l'employeur une plate-forme de revendications socioprofessionnelles née des grèves qu'ils ont observées la semaine dernière dans l'espoir de se faire entendre par leur tutelle.
Les contestataires, réagissant à la révocation qui s'est abattue sur leur collègue et le silence radio royalement opposé à leurs doléances malgré la promesse qu'ils obtiendraient une réponse 3 ou 4 jours après leur mouvement de grève, ont laissé dès la première heure exploser leur colère en procédant à la fermeture d'un pont routier bloquant ainsi le passage des véhicules de la société qui se rendent vers les chantiers autoroutiers.
Les manifestants ont déposé des obstacles métalliques et des gravats sur la voie utilisée habituellement par les camions et les bus qui transportent les ouvriers vers leurs sites de travail respectifs. Selon la version donnée par plusieurs travailleurs sur les lieux de la protesta, la situation a dégénéré lorsque des travailleurs chinois les ont chargés de rouvrir par la force la route à la circulation. Un échange sporadique de jets de pierres se serait produit.
Les heurts ont fait deux blessés qui ont été admis à l'hôpital de M’chedallah puis au service de médecine légale pour déterminer l'étendue des préjudices physiques subis. Enfin, jusqu'à la mi-journée, les véhicules de l'entreprise sont restés immobilisés par les dissidents qui maintenaient vaille que vaille leur barrage de fortune. «Leurs véhicules ne passeront pas et les travaux seront paralysés jusqu'à ce qu'ils accèdent à nos revendications »
Après cela, les langues se délient pour citer les licenciements arbitraires, le manque d'uniformes de travail, l'inadéquation des salaires en rapport aux tâches effectuées. Dans les récits, des témoignages poignants font état même de mauvais traitements physiques « Pour un oui ou pour un non, les différents chefs ne se font pas prier pour en venir aux mains», se lamente un des dissidents en colère.
« On nous refuse même d'avoir un syndicat, c'est de la tyrannie comme on en trouve en Chine », déplore un autre qui abonde dans le même sens. Enfin, au même moment, une délégation débattait en présence du maire de M’chedallah avec l'employeur de la suite à donner à la contestation pour circonscrire la révolte qui couve.
Nos efforts pour avoir la version de la direction s'avouèrent vains et un niet catégorique nous a été signifié par l'agent de sécurité qui nous rétorquait que son chef auquel il venait de montrer notre carte de presse a bel et bien radicalisé son attitude en le chargeant, selon lui, de nous signifier un niet catégorique arguant que «l'accès est interdit». Enfin, les ouvriers entendent unifier leurs efforts pour faire face à ce qu'ils qualifient de répression et de mauvais traitements physiques et moraux.
A l'occasion, des ouvriers ont réitéré bec et ongles leur droit à une section syndicale et promis de ne pas abdiquer aux «pratiques d'exploitation d'un autre âge» et brandi la menace de recourir à des actions de rue plus musclées si leur tutelle continuait à éluder leurs revendications. Le dialogue va-t-il se substituer au bras de fer qui a jusque-là prévalu ?
Nassim Naal
http://www.presse-dz.com/revue-de-presse/6453-bataille-rangee-entre-ouvriers-chinois-et-algeriens.html |
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