| Après une longue absence...
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Il allait de soi que Laurent Fabius serait présent à la 25e soirée annuelle du Conseil représentatif des institutions juives de France... « Climat » politicien oblige... Et cette soirée ne manquait pas de beau monde! Des absents, bien sûr...
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Quelques « comptes-rendus »...
Léon Areva, le 7 février 2010

Il y avait foule mercredi soir au 25e dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France à Paris. Brice Hortefeux, Eric Besson, Roselyne Bachelot, Rama Yade, Nathalie Kosciusko-Morizet, Henri Guaino, Laurent Fabius, qui avait inauguré le premier dîner du Crif en 1985, Martine Aubry, Julien Dray, qui lui était là pour la première fois, ou encore l'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, favorable à une loi interdisant le voile intégral et acteur du dialogue judéo-musulman, le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, Mgr Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, le cinéaste Claude Lanzmann...
Mais c'est d'abord Nicolas Sarkozy qui est arrivé, faisant un bref passage d'une vingtaine de minutes. Il a salué les principales personnalités religieuses du pays. Mais aucun commentaire. Laissant le soin à son Premier ministre de le faire. Invité d'honneur de cette 25e soirée annuelle du Crif, il devait prononcer, comme il l'avait déjà fait l'an dernier, un discours. Un discours lors duquel, en plein débat sur la burqa, François Fillon a dénoncé ceux "qui cachent derrière le paravent d'une soi disant liberté un militantisme extrémiste". "Que serait la liberté sans la fraternité, que serait l'égalité sans la liberté, et quelle égalité sans la laïcité? (...) Nous devons défendre ces valeurs contre ceux qui cachent derrière le paravent d'une soi disant liberté un militantisme extrémiste", a déclaré le Premier ministre. "Le communautarisme refuse l'égalité et se moque de la fraternité. A nous de défendre cette France à laquelle nous croyons", a-t-il ajouté.
Fabius : "Le socialisme, c'est d'abord une morale"
Quelques jours après la profanation du carré juif d'un cimetière près de Strasbourg, il a également dénoncé avec vigueur "la violence à caractère antisémite profondément révoltante, insupportable". Répondant à une inquiétude du président du Crif, Richard Prasquier, le chef du gouvernement a affirmé qu'il "accorderait une attention très sévère au développement du racisme sur internet". Il a également dénoncé le "scandaleux mouvement de boycott de produits cachers ou israéliens". Le Premier ministre a aussi déclaré que la France allait demander à l'ONU "l'adoption d'une nouvelle résolution" contre l'Iran "comprenant des sanctions fortes".
Autre dossier chaud du moment, celui du dernier dérapage verbal dévoilé de Georges Frêche. Celui qui visait Laurent Fabius et sa "tronche pas catholique". Ce dernier a répondu lors du dîner du Crif. "Le socialisme, c'est d'abord une morale", a-t-il déclaré, invoquant la mémoire de Jean Jaurès. "On ne peut pas accepter les mots, les actes antisémites ou xénophobes", a-t-il souligné. Etait d'ailleurs présente non loin Hélène Mandroux, qui présentera une liste contre l'ex-socialiste Georges Frêche aux élections régionales. La n°1 du PS a chargé mardi Hélène Mandroux, maire socialiste de Montpellier (Hérault), de constituer une liste contre celle du président sortant du conseil régional de Languedoc-Roussillon. Richard Prasquier avait téléphoné mardi à Laurent Fabius pour lui faire part de son soutien, jugeant "inacceptables" les propos de Georges Frêche.
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Crif : Fillon pourfend le «militantisme extrémiste»
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Richard Prasquier, Nicolas Sarkozy, et le recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur |
Nicolas Sarkozy s'est contenté d'une courte apparition, laissant François Fillon dénoncer le communautarisme.
Quoi de neuf, mercredi soir, au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France ? D'abord, la présence de l'imam de Drancy Hassen Chalghoumi parmi les dignitaires religieux. Partisan déclaré du dialogue judéo-musulman et de l'interdiction de la burqa, ce symbole de l'«islam républicain» n'a pas hésité à répondre à l'invitation de Richard Prasquier, le président du Crif. Sans craindre d'être à nouveau agressé, lui qui est en permanence menacé ? «Ça ne peut pas vraiment être pire, soupire-t-il. Et puis, c'est un échange de bons procédés. J'ai invité Prasquier à la mosquée, il m'invite au Crif.»
Autre nouveauté, la présence de Martine Aubry. La première secrétaire du PS a assuré à sa façon la continuité avec son prédécesseur François Hollande, qui était en général présent. Contrairement à lui, elle n'a pas frayé avec la foule, où gouvernement et majorité étaient représentés en force. Flanquée d'Harlem Désir et de Benoît Hamon, elle a écouté l'intervention de Prasquier debout à l'entrée de la salle, puis a tourné les talons dès que François Fillon est monté à la tribune. Mais elle n'a pas quitté tout de suite le pavillon d'Armenonville : elle s'est attardée près de la sortie avec Hélène Mandroux, tête de la liste PS en Languedoc-Roussillon, le temps que les caméras la filment à côté de l'intrépide maire de Montpellier, qui ose braver Georges Frêche dans son fief. Comme on leur demandait s'il fallait voir un lien entre leur présence et la proximité des régionales, les deux femmes ont démenti avec vigueur. «Je viens tous les ans», a affirmé Mandroux. «Il ne faut pas mélanger les choses», a renchéri Aubry.
Nicolas Sarkozy, lui, s'est contenté d'une apparition fugace au début de cocktail. Il a distribué bises, saluts et sourires, puis s'est éclipsé, laissant Fillon délivrer le message politique de la soirée. Un message de dénonciation du «communautarisme», qui «refuse l'égalité et la fraternité». Dans son discours, Prasquier s'était lui aussi référé à la devise républicaine pour affirmer que le port de la burqa est «contraire aux valeurs de la République, non seulement parce qu'elle est imposée aux femmes, mais aussi parce que dans nos échanges le rapport à l'autre passe par le visage».
Sur le même sujet, Fillon a fait dans le subliminal en lançant à l'auditoire : «Nous devons défendre nos valeurs contre ceux qui cachent, derrière le paravent d'une soi-disant liberté, un militantisme extrémiste.»
Le premier ministre a, en revanche, eu des mots très fermes pour condamner les «scandaleux mouvements de boycott des produits casher ou israéliens». «Je m'étonne du silence, voire de la connivence de certains responsables politiques vis-à-vis de ces démarches révoltantes», a-t-il ajouté. Il n'a pas cité de noms, mais c'était inutile : comme son prédécesseur, Roger Cukierman, qui avait dénoncé la dérive antisémite de certains Verts et de l'extrême gauche, Prasquier a fait savoir que le parti de Cécile Duflot et le PCF n'avaient toujours pas été conviés cette année au dîner du Crif.
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Le président Nicolas Sarkozy a effectué mercredi soir un bref passage à la soirée du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris, où il a salué les principales personnalités religieuses du pays, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Le chef de l'Etat, qui est resté sur place une vingtaine de minutes, n'a fait aucune déclaration à la presse.
Le Premier ministre, François Fillon, invité d'honneur de cette 25ème soirée annuelle du Crif, était attendu après le départ du président et devait prononcer, comme il l'avait déjà fait l'an dernier, un discours.
Au milieu d'un bain de foule où chacun tentait de l'approcher, M. Sarkozy a particulièrement salué le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, ainsi que Mgr Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, représentant à la soirée Mgr André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France.
Avant de partir, il a échangé quelques mots avec le cinéaste Claude Lanzmann.
Comme chaque année, de très nombreuses personnalités - religieuses, laïques et politiques, UMP ou PS - assistent à cette soirée. Traditionnellement, le Front national n'est pas invité, et cette année, les Verts et le PCF ne l'ont pas été non plus, en raison de leur soutien au boycott des produits israéliens et/ou de leur participation aux manifestations anti-israéliennes.
Etaient notamment présents, outre Richard Prasquier, président du Crif, plusieurs ministres, notamment Brice Hortefeux (Intérieur), Eric Besson (Immigration), Roselyne Bachelot (Santé), Patrick Devedjian (Relance), Christian Estrosi (Industrie), et des secrétaires d'Etat (Rama Yade, Nathalie Kosciusko-Morizet, Chantal Jouanno, Benoist Apparu...).
Egalement présents: les conseillers du président Sarkozy, Henri Guaino et Jean-David Levitte.
L'ancien Premier ministre Laurent Fabius, qui avait inauguré le premier dîner du Crif, en 1985, était également présent, après plusieurs années d'absence. Le député socialiste Julien Dray était là pour la première fois.
L'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, favorable à une loi interdisant le voile intégral et acteur du dialogue judéo-musulman, était au nombre des invités.
http://www.midilibre.com/articles/2010/02/03/France-Bref-passage-du-president-Sarkozy-a-la-soiree-du-Crif-1097954.php5 |
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