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Et si nous sortions de la « sino-béatitude » ?
Marc Fiorentino dissèque les derniers échanges entre Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, Joaquim Almunia, commissaire européen aux affaires économiques et Jean-Claude Junker, président de l’ « Eurogroupe » et leurs interlocuteurs chinois lors de leur dernier voyage à Pékin. Les déclarations chinoises ont été consensuelles autour d’une possible réévaluation du Yuan. Pourquoi ? La Chine entrerait dans une phase d’affaiblissement économique après avoir joué le parfait terroriste « économique ». « Meuble, textile, elle a détruit toute l’industrie mondiale. » Marc Fiorentino appelle un chat un chat. Nous devrions dire un Dragon… : Tout est grand au Pays du Dragon… Quand aux courbettes promettant une prochaine réévaluation du yuan, Marc Fiorentino ne prend pas des baguettes pour nous rappeler quelques vérités : Alors quid de cette –peut-être- réévaluation ou flexibilisation du yuan ?? « Les autorités le promettent depuis 4 ans. Elles concèderont une hausse mais qui, à mon sens, ne dépassera pas les 4,5%. Et dans leur propre intérêt, pas pour faire plaisir aux Européens. La Chine est confrontée à une inflation galopante. Le taux officiel s’élève à 6,6% mais, dans le secteur alimentaire, il dépasse les 20%. Elle veut également ménager ses relations avec les Américains. Les élections présidentielles se tiendront en novembre 2008. Or les démocrates sont anti-chinois et pourraient rétablir des barrières douanières. » Fin connaisseur Marc Fiorentino… Et de nous avertir que nous n’en tirerons pas grand-chose… sortant de sa discrète barbe bien taillée les menaces qui pèsent sur la bulle boursière chinoise et rappelant : Alors au lieu de loucher sur notre nombril ou le nombril du voisin, si nous nous mettions sérieusement au travail ? Oui, bien sûr, il faudrait quelques vraies réformes et peut-être même changer de régime et retrouver une vraie confiance dans l’avenir de notre pays… C’était une revigorante lecture de « Economie matin » du 3 au 9 décembre 2007, un entretien conduit par Ophélie Colas des Francs. Mais une lecture qui ne nous met pas à l’abri de futures tempêtes… Léon Areva, le 6 décembre 2007
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