| Regards sur un autre monde, d’autres « liens » ?
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Ces regards ne manqueront pas les 5 et 6 juin 2008, à Québec où se tiendra le sommet mondial de la finance sociale et solidaire, organisé par l’INAISE et l’association internationale des investisseurs en économie sociale.
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Pour tous nos amis étudiants qui vont cet été se transformer en coureurs des bois…
Un « sujet » à travailler…
Portemont, le 1er juin 2008
L’économie sociale ?

« L'économie sociale, c'est ce secteur à mi-chemin entre l'économie de marché et le secteur public où la rentabilité collective et sociale importe autant, sinon davantage, que la recherche du profit. En deux mots, disent ses défenseurs, c'est mettre l'humain au centre de l'économie, et non l'inverse. »
Ses objectifs ?
Créer des emplois durables;
Répondre à des besoins sociaux;
Produire des biens et des services et viables financièrement;
Améliorer la qualité de vie des employés et des communautés locales.
La finance sociale et solidaire ?
« La conférence annuelle 2008 aura lieu à Québec, Canada, les 5 & 6 juin 2008. La conférence sera précédée d'une série de visites de projets les 2-3 & 4 juin et est organisée en partenariat avec la Caisse d'Economie Solidaire Desjardins.
Des plénières pour inspirer nos débats, des tables rondes pour nous informer et des groupes de travail structurés pour nous permettre de travailler ensemble sur des projets précis se poursuivant au-delà de l’événement de Québec, sont autant d’opportunités d’enrichissement mutuel et de construction en partenariat qui vous sont offertes au cours de cette conférence.
Québec est un événement à ne manquer sous aucun prétexte pour tous ceux qui veulent faire de la finance sociale et solidaire un véritable outil de développement durable, créateur de liens. »
Une recherche permanente : Promouvoir la justice sociale au travers d’activités économiques.
Des questions :
« La finance éthique et sociale est de plus en plus souvent reprise par les institutions financières classiques. Quel est le rôle des valeurs de base et des méthodes spécifiques qui sont les caractéristiques de la finance sociale ? Sur quelles valeurs et méthodes notre identité est-elle basée ? Comment cette identité peut-elle renforcer notre position sur ces marchés en expansion?
Le marché de produits équitables : Une mode pour « Bobos » ?
« Une réalité économique à développer ? »
« Le marché des produits équitables continue de s’étendre, et le commerce équitable est très primé par les consommateurs. Quelques organisations financières sociales mobilisent des fonds du Nord au Sud afin d’aider les acteurs du commerce équitable – producteurs et acheteurs – à atteindre leur double but : éradiquer la pauvreté et démontrer que le commerce international peut être conduit de manière équitable. »
Et toujours des questions :
« Nos interventions sont-elles efficaces ? Maîtrisons-nous suffisamment les risques ? Quelles sont les opportunités pour le futur dans le cadre d’une économie mondiale ? » |
INAISE est un réseau international d’institutions financières spécialisées dans l’investissement social, culturel et environnemental. INAISE a été crée en 1989 par sept organisations financières qui désiraient se rencontrer et partager leurs expériences. Depuis lors, INAISE s’est développé au même rythme que le secteur de la finance sociale. INAISE reste fidèle à ses principes fondateurs en fournissant à ses membres un réseau d’échange d’expériences et un lieu d’apprentissage mutuel. Les membres d’INAISE sont flexibles et créatifs. Afin d’accomplir leur mission ils ont adopté des statuts légaux très différents d’un pays à l’autre. Certains ont une licence bancaire, d’autres sont des coopératives financières ; d’autres encore ont été amenés à créer plusieurs sociétés, généralement sans but lucratif, ayant diverses formes légales afin de mener à bien les différents aspects que revêt la finance sociale. |
La finance solidaire : Une approche
Description
Dans les bourses, on compte environ 2000 milliards d’euros qui circulent par jour ; l’économie solidaire représente environ 300 millions. Petite part mais pas négligeable. Chaque investisseur sait où va son argent. Majoritairement dans l’économie sociale, c’est-à-dire l’insertion, la culture, l’environnement, le commerce équitable, etc. Le mouvement coopératif prend ses sources au 19e siècle. La nouvelle coopération financière telle qu’elle se développe de nos jours date d’après 1968. But : mettre l’argent à la disposition de ceux qui en ont besoin.
La finance solidaire est née d’initiatives locales à la charnière des années 70-80. Période de montée du chômage. Nécessité de donner à la notion d’entrepreneuriat une dimension large. On retrouve ces mouvements à caractère national un peu partout dans le monde. Ces mouvements ont rencontré des banques qui en sont devenues les premiers partenaires : crédit mutuel, caisse d’épargne, etc. La donne a changé notamment avec l’internationalisation, par exemple à Porto Alegre. Possibilité de changer d’échelle.
L’outil de la banque solidaire est exceptionnel. Il dit où va l’argent. Les autres banques n’ont pas cette transparence. Mais la banque éthique n’est pas aussi souple que les banques traditionnelles.
L’argent est un outil, mais il fait l’objet d’un blocage au niveau des mentalités. L’argent doit faire l’objet d’un déblocage culturel, alors on pourra passer à l’économique et au financier.
Alternatives et mise en œuvre
Le microcrédit: prêt de petits montants à des gens qui sauront en faire quelque chose de valable. Il faut distinguer aussi entre microéconomie libérale et microéconomie solidaire et promouvoir la notion de capital social.
Impression que la solidarité est parcellisée, que chacun est solidaire dans son coin, dans son secteur spécifique. Il faut essayer de montrer qu’il y a un lien, que la chaîne de la solidarité est très longue.
Il y a des institutions créées par des mouvements, par exemple « banca etica » en Italie.
Il y a aujourd’hui toute une panoplie d’instruments de finance solidaire que peuvent utiliser les investisseurs. Un exemple : INES. Existe depuis 14 ans. Priorités actuelles : affirmer la dimension transeuropéenne, aller vers une plateforme transnationale.
Autre exemple : Fébéa. Fédération créée depuis 3 ans. 4-5 institutions financières se sont réunies autour de certains besoins. Notamment de garanties et de fonds propres.
Aujourd’hui fédère 13 groupes financiers à travers l’Europe. Fébéa a créé 3 outils financiers :
un fonds de garantie mutuel : garantie au second degré des prêts accordés ;
société de financement Cébéa ;
fonds de placement éthique et solidaire destiné à financer Fébéa et d’autres organismes. »
Les objectifs ?
Permettre à tous une indépendance politique et économique
dans le respect des diversités culturelle et éthique et financer des initiatives économiques orientées autant que peut se faire vers un développement durable.
Pour le sommet mondial de la finance sociale et solidaire ?
Renseignements : Aliette Levecque : aliette.levecque@club-internet.fr |
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