Un Lys d’or,
bien conditionné…
Courage, volonté, et opiniâtreté.
Toujours l’esprit colon !
Tout a commencé en 1905, en Algérie. Dans les fruits et
légumes.
En 1962, tout aurait pu cesser. Mais Louis Blanc n’était
pas de la trempe des vaincus.
L’entreprise fondée par son père ne saurait disparaître.
A Montauban, tout est à recommencer. Louis Blanc crée
la MAF, aux services de tous les agriculteurs rapatriés qui s’installent
alors dans le Tarn-et-Garonne. En 1962, l’entreprise compte 10
salariés. La famille Blanc travaille au conditionnement des fruits
et légumes. Elle travaille beaucoup, avec intelligence.
En 1980, c’est le rachat de son principal concurrent français.
Très vite la Maf détient 70 % du marché français.
Mais c’est un marché saisonnier. En 1989, la MAF entreprend
son internationalisation, en rachetant en Espagne la société
Roda Ibérica de Valence. Par la suite MAF prend pieds en Californie,
puis c’est l’Australie !
Pour épauler cette expansion, la famille Blanc crée des
filiales commerciales en Italie et en Hollande.
En septembre 2003, c’est la Chine où MAF crée une
filiale à 100 %. Préalablement la MAF avait vendu 6 stations
de conditionnement à l’Empire du Milieu qui est aujourd’hui
le premier producteur mondial de fruits et légumes…
Pour 2004, il est prévu de mettre en place une unité de
fabrication au Portugal. Une implantation est étudiée
au Chili.
Le temps des 10 employés est loin. Aujourd’hui MAF compte
150 ingénieurs... Et conçoit des stations fruitières
« bourrées » d’électroniques. Celles-ci
trient fruits et légumes en fonction du poids, du volume, de
la fermeté, des défauts, du taux de sucre et de la couleur,
avant de les conditionner !
MAF est partenaire dans le projet de recherche européen Chronos,
qui doit mettre au point une ligne de conditionnement pour les fruits
d’été, à noyau, en tenant compte de toutes
les nouvelles normes de sécurité alimentaire, et des exigences
imposées par les livraisons en flux tendu. Priorité aussi
aux qualités gustatives…
Aujourd’hui, Philippe Blanc, digne successeur de son grand-père,
est à la tête d’un groupe familial qui affiche un
chiffre d’affaires de 100 millions d’euros (75 % de l’activité
à l’export !), en hausse de 10 %. Dans le monde, 750 employés
sont MAF, dont 250 en France.
Philippe Blanc a de quoi être un homme heureux. Des résultats
? Certes.
Mais mieux encore, par la présence autour de lui de 3 de ses
5 fils, qui travaillent dans le groupe.
J’allais oublier : les deux autres rejoindront le groupe en 2004 !
Si un jour, qui ne saurait trop tarder, refleurissent les Lys de France,
nous n’aurons pas de problème pour en faire livrer aux
quatre coins de la planète !
Merci à Laurent Marcaillou, du quotidien Les Echos, d’avoir
« regonfler » le moral de la France, dans la belle rubrique
: Tête d’affiche, du jeudi 4 décembre 2003.
Portemont, le 11 janvier
2004,
en ce jour de la Sainte Famille.