Ils ne sont
pas sortables !
Il y a peu, un patron de télévision
nous expliquait qu'il était là pour que Cola-Cola gagne
des sous.
Peut-être n'avons-nous pas tout compris...
Notre Grand Argentier représentait nos maigres tirelires au 7e
forum financier qui était organisé par l'association Europlace,
à New York.
Tout petit déjà, mon petit doigt me dit que le petit Nicolas
rêvait à New York.
Afin de paraître plus grand, à New York, il a parlé
en notre nom à tous. Regardant droit dans les yeux, les grands
états-uniens, il leur a tenu le langage du coeur:
"Mon message est simple: vous êtes
les bienvenus en France pour faire de l'argent."
Il a rappelé aux fils et petits-fils des "boys", que
nous n'avions pas oublié ce que nous leur devons.
Pour être convaincant, il a tenu aussi le langage des couples:
" Oui, il y a eu des désaccords,
il ne faut pas le nier. Mais les Français aiment les Américains."
Jouant dans le registre du toujours plus haut et toujours plus fort,
il ne manquait plus qu'un fond musical du genre "danse du ventre":
" La France n"est pas seulement
le pays de la qualité de la vie... C'est un pays où l'on
travaille dur, où l'on se réforme... La France n'a pas
peur du changement, elle le désire." Le changement,
c'est qu'à ce train, les états-uniens vont finir par appeler
notre Grand Argentier, "Nike"!
Notre "Grand Jacques", lui, est en Chine. Il va encore dire
aux Chinois que nous les aimons...
Depuis quelques décennies, ce qui est formidable avec nos "dirigeants",
c'est qu'ils passent leur temps à distribuer notre trop plein
d'amour à toute la planète. Nous aimons les Indiens d'Amazonie,
les Tchétchènes, les Inuits, les Papous, les Kosovars
et bien d'autres encore.Nous portons même un amour sans bornes
à toutes les espèces en voie d'extinction. Si les Martiens
pouvaient savoir tout l'amour qu'on leur porte, sûr qu'ils débarqueraient
dare-dare chez nous, dans leurs beaux vaisseaux intergalactiques.
Mais il y a un vrai problème. Sans trop nous demander notre avis,
nos "gouvernants" ont distribué l' amour à tors
et à travers... et aujourd'hui, pareil à une espèce
en voie de disparition, nous ne sommes plus très nombreux à
aimer notre pays.
C'est grave pour la France.
Portemont, le lundi 11 octobre,
en ce jour de la Maternité de la Sainte-Vierge Marie, a.d. 2004.