Des
bribes et des notes II
La semaine du 15 au 20 mars s'annonce
propice à toutes les interrogations.
Tenterais-je d'apporter des réponses ? Humblement, " Con
verguenza"
L'Espagne est en deuil. Le 11 mars 2004 viendra rejoindre la longue
liste des anniversaires que les peuples conservent au fond de leur mémoire.
Le jeu politicien pervertit les émotions. Des Espagnoles et des
Espagnols mêlaient tout ensemble larmes de chagrin et de joie.
Plus 8% de participation aux élections. Chaque parcelle la plus
infime de ces 8% affûtait le couperet qui est tombé dans
les urnes. Peut-on durablement et sereinement gouverner en étant
seulement légitimé par nos émotions humaines ?
La question nous est posée, à toutes et à tous...
Dans la classe politique française, certains contiennent leur
"joie".
Le Président Jacques Chirac s'était fait quelque peu étrillé
dans le "grand journal du soir" par le premier ministre Aznar,
c'était avant le 11 mars 2004.
Le premier ministre Raffarin tire les leçons de Madrid. Moi je
vous dis tout.Tout de chez Tout, ainsi disent les jeunes des banlieues.
Avons-nous reçu une méchante lettre nous menaçant
? Je vous le dis. "L'analyse sémantique effectuée
par nos services spécialisés permet de douter de la fiabilité
des propos..." C'est ainsi que nous parle Monsieur Raffarin, ou
à peu près...
C'est une bonne nouvelle !
La bonne nouvelle ce n'est pas de tout savoir. Je ne veux pas tout savoir.
Je veux faire confiance !
La bonne nouvelle consiste dans l'annonce de l'existence de services
spécialisés dans l'analyse sémantique. J'espère
que Monsieur Raffarin n'aura pas le bon goût d'y faire parvenir
les déclarations et discours de ses ministres, ainsi que les
siens... Ces services s'écrouleraient sous le travail et ne pourraient
plus travailler sur les méchantes lettres.
Le Président Chirac se doit de conserver pour un temps encore,
une tête de circonstance. Mais, entre nous que ne doit-il pas
jubiler...
Les "mamours" entre Bush-Blair-Aznar, c'est fini ! La Constitution
européenne c'est dans la poche ou tout comme.
Sarko doit se faire du souci. Pourvu que les services spécialisés
dans l'analyse sémantique, ne se soient pas trompés...
Il ne faut surtout pas que chez nous, dans nos gares, nos aéroports
et nos métros... Un cauchemar garanti ! Imaginez- vous Sarko,
en visite quelque part dans notre douce France, inaugurant, visitant,
serrant les mains et tapant sur les épaules de la France profonde...
A deux pas une kermesse, avec cris de joie des enfants et des pétards...
Je n'ai pas la télévision, mais j'ai connaissance par
une connaissance des "Guignols de l'info"... Ils devraient
s'en donner à coeur joie !
Et notre joie dans tout cela ? Allez-vous vraiment croire encore longtemps
que nos gouvernants et tous les politiciens qui rêvent de s'occuper
de nous, veulent sincèrement améliorer notre sort commun,
notre bien commun et la res publica ?
J’en doute profondément et je n'ai pas confiance.
J’ai confiance dans le Prince qui vient. C'est notre Prince à
tous. Il ne nous épargnera pas par des tours de magie, épreuves
et chagrins, mais il fera ce qu’”Il doit faire". Pour
une raison toute simple : Il ne devra rien à personne, en particulier,
et tout à nous, toutes et tous.
Epreuves et chagrins nous les partagerons ensemble,avec Lui, sans oublier
les joies !
Portemont, le 22 mars
2004,
En ce jour de la Saint-Benoit.