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Noël ! Noël !
Cette communauté nouvelle, la première du genre reconnue par le pape Benoît XVI, regroupe sous la houlette de Monsieur l’abbé Laguerie, ancien curé de Saint-Nicolas- du-Chardonnet à Paris, des prêtres de la Tradition, issus de la Fraternité Saint-Pie-X. La volonté d’en finir avec le séparatisme traditionaliste est ainsi clairement affirmée par le Saint-Siège. L’Institut du Bon Pasteur est reconnu comme de Droit pontifical, c’est-à-dire qu’il relève directement du Saint-Siège et que son supérieur a le pouvoir de juridiction ordinaire, aux fors interne et externe, sur tous les membres de la société. Il incardine ses membres prêtres et diacres, peut ouvrir un séminaire et appeler aux ordres mineurs et majeurs les candidats reconnus aptes au sacerdoce. Et tout cela s’est déroulé avec le plein accord du président de la conférence épiscopale française, le cardinal Ricard, qui accueille la fondation dans son diocèse. En maître orfèvre, le
Bon saint Eloi doit apprécier du haut du ciel ! « Le Saint-Siège octroie aux membres de l’Institut « l’usage exclusif de la liturgie grégorienne » (Statuts II, §2). Le rite traditionnel est « le rite propre » de la fondation, comme le soulignait le cardinal Castrillon lui-même, en recevant les membres de l’Institut. Désormais, à travers les statuts du Bon Pasteur, la messe traditionnelle n’est plus seulement une permission. Elle se trouve encouragée pour elle-même par le Siège Romain. Par ailleurs, chaque membre fondateur reconnaît personnellement « respecter le Magistère authentique » du Siège Romain, dans « une fidélité entière au Magistère infaillible de l’Église (Statuts II §2). De plus, conformément au discours du pape Benoît XVI à la Curie Romaine le 22 décembre 2005, les membres de l’Institut, autant qu'il est en eux, sont engagés, par une « critique sérieuse et constructive » du Concile Vatican II, à permettre au Siège apostolique d’en donner l'interprétation authentique. » Et les prêtres de cette nouvelle œuvre apostolique et missionnaire de se réjouir de la générosité avec laquelle la hiérarchie ecclésiastique a reçu leur demande d’une communion qui soit enfin pleinement manifestée avec le Saint-Siège ! Et nous avec eux ! Un aboutissement ? Un commencement ! « La création de l’Institut du Bon Pasteur n’est pas une fin en soi ; c’est un commencement. Le cardinal Ricard a promis au mois d'avril dernier que les évêques français s'engageront dans « un vrai travail de communion » avec les traditionalistes. La création de cet Institut constitue l'occasion toute trouvée de tourner le dos aux anathèmes interpersonnels et de passer, d'un côté comme de l'autre, de la déclaration d'intention à une mise en œuvre sérieuse et vraiment chrétienne de ce qui au fond n’est rien d’autre que la charité surnaturelle entre tous les catholiques ! » Centre Saint-Paul, Paris. Comment ne pas se souvenir de l’appel lancé par Monseigneur Lefebvre lors de son discours à Lille en août 1976 ? « Laissez nous faire l’expérience de la tradition ! » L’écho de sa demande semble être monté au Ciel… Noël !Noël ! Tous nos vœux accompagnent le supérieur général de l’Institut du Bon Pasteur, Monsieur l’abbé Philippe Laguérie, et les abbés Aulagnier (ancien supérieur général en France de la fraternité St Pie X), Héry, auteur de « Non-lieu sur un schisme », Guillaume de Tanoüarn (Ancien professeur de philosophie à l’université St Pie X et fondateur du centre St Paul à Paris) et Henri Forestier. Plus royalistes que le roi ? Plus que jamais, se souvenir de la signature le 5 mai 1988 du protocole d’accord entre le cardinal Ratzinger (actuel Benoît XVI) et Monseigneur Lefebvre dans lequel le point suivant était accepté : « A propos de certains points enseignés par le Concile Vatican II ou concernant les réformes postérieures de la liturgie et du droit, et qui paraissent difficilement conciliables avec la Tradition, nous nous engageons à avoir une attitude positive d’étude et de communication avec le siège apostolique, en évitant toute polémique. » Mgr Lefebvre ne posait pas alors de préalable concernant la messe tridentine comme le fait aujourd’hui la FSSPX. Il signait l’article 4 qui stipule : « Nous déclarons en outre reconnaître la validité du Sacrifice de la Messe et des sacrements célébrés avec l’intention de faire ce que fait l’Eglise et selon les rites indiqués dans les éditions typiques du missel et des rituels des sacrements promulgués par les papes Paul VI et Jean-Paul II. » Seule l’intervention de la Curie le lendemain, exigeant une rétractation générale d’erreurs doctrinales non précisées provoqua la rupture. On ne peut qu’espérer, aujourd’hui, que Mgr Fellay suivra les traces de son illustre prédécesseur et répondra rapidement aux attentes de Rome. Benoît XVI n’a-t-il pas rappelé que « le missel traditionnel de Saint Pie V n’est pas un missel à part, mais bien une forme extraordinaire de l’unique rite romain ». Et ne pas conclure sans vous donner les coordonnées de l’ « Association Cultuelles Saint-Marcel », créée par nos bons abbés pour subvenir aux besoins du culte et des « Œuvres Sacerdotales de Courtalain ». « Courtalain » ? Six séminaristes devraient y aménager sous- peu… Tous vos dons seront les biens venus. Association Cultuelle Saint-Marcel
– « Œuvres Sacerdotales de Courtalain » A la même adresse vous pouvez
commander le Hors série du Mascaret : A quatre mains, Hildegarde et Portemont, le 1er octobre 2006
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