Fantaisies réactionnaires…

D’aucuns, qu’on ne savait pas à ce point républicains, s’indignent de ce que des membres de l’équipe de France ne chantassent pas la Marseillaise au Mondial de foot.

Portrait de Jean-Baptiste Lully (1632-1687)
Par Nicolas Mignard ((1606-1668).
Chantilly, musée Condé.

Moi non plus, jamais, je ne la chante. Trop partisane, haineuse. Lui préfère « Trois jeunes tambours » ou « Douce France » comme hymne national. Ou s’il faut absolument célébrer la Bastoche, entonnons la goualante à la gloire de « Nini Peau de Chien » qu’à la Bastille on aime bien, avec sa peau douce, ses tâches de son, son odeur de rousse qui donne le frisson ! Ça au moins c’est populaire et patriotiquement amoureux.
Un aveu ?
On l’aura compris, j’envie les Anglais quand ils chantent le « God save the Queen »…

Woltaire

Est-il besoin de vous rappeler que l’ancêtre du « God save the King » (ou Queen – selon la personne régnante) est la chanson "Grand Dieu sauve le Roi", écrite par la duchesse de Brinon et mise en musique par Jean Baptiste Lully, pour célébrer la guérison de Louis XIV atteint dans son « fondement » par un problème de fistules, en 1686…

Traduite en latin "Domine, salvum fac regem" elle devient l'hymne royal français jusqu'en 1792.

Lorsque le Catholique Roi Jacques II d'Angleterre (Roi Jacques VII d'Ecosse) vintt vivre à Saint-Germain-en-Laye, après sa déposition par son gendre protestant Guillaume d'Orange, il prit connaissance de ce motet. Plus tard, ses partisans débarqueront en Angleterre en chantant cet hymne en son honneur.

C'est après la bataille de Culloden, qui voit la fin des espoirs des Stuart de remonter sur le trône anglais, que les Hanovre, victorieux, adopteront cet air comme hymne royal britannique…
Ah ! La perfide Albion !

Léon Areva, le 31 juillet 2006

 



Fermer la fenêtre

Retour vers le site : www.lesmanantsduroi.com

© lesmanantsduroi - Tous droits réservés.