Allons nous rester les bras croisés ?

Il fallait s’y attendre… Le mot est lancé : Je suis royaliste !
Et ils sont nombreux à le reprendre en chœur, singeant Jamel Debbouze…. Et nous ?

Imitation ?

Il fallait voir le sourire, que dis-je le rire de Dame Ségolène sur le plateau du « Grand journal » dans l’émission de Canal+…
Jamel Debbouze s’est déclaré « Royaliste ».

Et l’hebdomadaire « Marianne » enfourche le cheval dans son numéro 470 du 22 au 28 avril 2006.

On nous précise que Christophe Chantepy, conseiller d’Etat est le président de l’association royaliste Désirs d’avenir. Le mot royaliste est écrit tout simplement, sans guillemet, pas même en italiques !

Et l’hebdomadaire égraine la liste des noms des ralliés :
« Du maire de Lyon, le straus-kahnien Gérard Collomb, à celui du XIXe arrondissement de Paris, Roger Madec, en passant par Pierre Maille, le président du conseil général du Finistère, André Labarrère, le maire de Pau…, Louis Massot, premier vice-président du conseil général des Hautes-Alpes, un fabusien… »

De quoi avoir la tête qui tourne ! Bon, pour André Labarrère, maire de la petite patrie d’Henri IV, et qui a si bien reçu le prince Jean de France, nous pourrions comprendre. Mais les autres ?

Et « Marianne » nous précise :
« C’est « un mouvement naturel », vous répètent les royalistes sur tous les tons. »

Et nous, allons nous rester les bras croisés, bouches closes ?

Il est urgent de reprendre possession du nom de royaliste. Non pas que Dame Ségolène soit une usurpatrice… Les partisans de Jospin se nomment des Jospinistes.

Mieux vaut l'original !

Ceux de Fabius s’appellent des fabusiens… Les partisans de François Hollande sont bien en peine : hollandistes ? Ça vous donne un petit côté « parti de l’étranger » fort fâcheux… Soit ! Les partisans de Ségolène Royal s’appelleraient donc des royalistes.
Il faut que coûte que coûte avertir les Français des dangers des imitations. Peut-on ainsi galvauder le nom de royaliste ?

Claude Imbert, dans son éditorial du Point du 9 mars 2006, ne s’y est pas trompé :
« Son nom est difficile à porter, mais tout de même flatteur… »
Et personne mieux que notre ami et complice Bernard Lhote n’a aussi bien défini ce que porte en lui le mot de royal. Dit-on d’un exploit, d’un succès, d’un repas réussi, c’est républicain ? Non ! On dit : C’est royal ! Pour éviter les contrefaçons, vous devriez tous relire son dernier ouvrage : « La Prétendance ».

Dans cette affaire, nous ne devons pas nous tromper de cible. Nous devons faire valoir qu’il n’y a pas de femme providentielle sauf quelques saintes qui ont oeuvré pour le salut de notre nation… Pour ce qui est des hommes providentiels, nous ne vous ferons pas l’injure de faire l’inventaire de l’héritage qu’ils nous ont laissé…

Il y a royaliste et « royaliste ». Nous comptons sur vous pour faire passer le message.

Nous devons vite recentrer le débat sur les institutions…

Portemont, le 30 avril 2006

 



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