Il ne manquait que les cigales… !

Les amis étaient nombreux autour des délégués du Centre Royaliste d’Action Française de la Provence, Danielle Wilkin et Gérard Pouységur, le 25 mars 2006.

Drapeau et bannières saluaient la plaine de Cotignac.

Notre-Dame-des-Grâces, avait comme il se doit, chassé la pluie… Qui peut réunir encore, Son Altesse Royale le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme, Joseph Attab Pacha, Jean-François Collin président de l’A.D.I.M.A.D., des jeunes Français musulmans de l’Ardèche et tous nos amis ?

L’amour de notre pays, la France, et l’espérance !
Quel plus beau lieu que ce sanctuaire où sont venus s’agenouiller et prier Louis XIII et Anne d’Autriche ?
Rendez-vous était donné à Cotignac à 10 heures trente, et le Père Jean Dominique de la communauté des Frères de Saint-Jean nous attendait pour la Messe.

L'attente de la Messe.

 

L'attente de la Messe.


La belle liturgie était portée par le chant grégorien des Petites Sœurs de Charles de Foucauld, venues en « voisines » de Draguignan.

L’homélie du Père Jean Dominique résonnait et rebondissait sur les pierres de la chapelle :
« Nous célébrons cette Messe pour tous ceux qui ont fait la France, nos rois, et tous ceux qui ont participé à sa construction. Nous rappelant le beau cri que lancait le peuple après le sacre du roi à Reims… Noël ! Noël !, Louis ( par exemple…), Lieutenant du Christ… »

Pouvions nous oublier cette Fête de l’Annonciation ? L’ange Gabriel ?
« Dans neuf mois, nous nous souhaiterons Joyeux Noël. Nous pouvons nous souhaiter cette fête chaque jour ! » « Rencontrer sa présence réelle agissante, comme il y a deux mille ans… Ce matin, regarder avec vous la présence de Jésus et de marie, et notre histoire, l’histoire de France, ce pays chérie. Sa Mère y est apparue tant de fois… Découvrir la présence de l’Eternelle qui veille sur notre pays à condition que nous y prenions garde. Chaque soir, en famille, avoir cette audace de prier avec un cœur d’enfant. Remettre encore une fois notre pays dans les mains de Dieu. Le Seigneur, encore, bénira la Franc !
« A Lourdes, Marie invite à la prière et à la pénitence, la véritable pénitence. Nous tourner en famille vers le Cœur Sacré de Marie… Voir le Cœur de notre Seigneur, frappé sur le drapeau de notre pays… Ce que doit être la charité ! Le beau nom de la Charité… Non par condescendance… »
« Prier, veiller… Serons nous de ce peuple de veilleurs ? Soyez les sentinelles de l’aurore »

Le Père Jean Dominique, de nous rappeler le combat pour la vie et le compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, et de nous inviter à aborder les véritables questions :
« Le cœur de Dieu dans le cœur de l’homme. Nous devons être appétissants, gouleyants, dans l’annonce de l’excellence de l’Amour, quelques soient nos sensibilités. »…
« Ah ! Si le peuple chrétien était un peuple debout ! Le Christ Roi de France ! »

« Persévérance. Demeurer fidèle dans la langueur de la quotidienneté banale de nos vies. La France n’a pas basculé dans le chaos. On invoque le Sacré Cœur de Jésus. Oublions-nous la prière des chrétiens à La Salette ?
Les heures se rajoutent aux heures, joyeuses ou tristes. Que Marie, de son sceptre bénisse la France. Que la Vierge Marie, cette petite fille d’Israël soit pour nous l’image de la petite fille Espérance. »

Nous n’oublierons pas de si tôt l’homélie du Père Jean Dominique.
A la fin de la Messe, après que la mâle voix d’André Santini se soit mêlée à celles des Petites Sœurs de Charles de Foucauld, toute l’assistance reprenait le texte de la consécration du royaume de France à la Vierge Marie, texte que nous connaissons tous sous le nom de Vœux de Louis XIII…prononcé par le roi le 10 février 1638.

Quelques extraits de l’Edit instituant la Consécration de la France
à la Vierge Marie :

« Louis, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre, Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur a voulu prendre un soin si spécial de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur de cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté.(...)La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, Dieu s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tout lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.(...) Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a bonté cet Etat, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.(...) A ces causes, nous avons déclaré, et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume.(...) »

 

Et en toute et simple amitié, les Sœurs nous invitaient à prendre l’apéritif sur la terrasse du sanctuaire.

 

Pierre Pujo et Mère Agnès de la communauté des soeurs de la Consolation du coeur de Jésus et de la Sainte Face

 

Fabrice Hadjadj s’entretenant avec une soeur.

Après avoir remercié nos hôtes, il fallait rejoindre le petit château de Vins-sur-Caramy pour le déjeuner qui réunissait à table plus de 130 personnes dans la salle des gardes alors que nombre de nos jeunes amis se retrouvaient autour d’un buffet dressé dans la fraîcheur de la cour.

S.A.R. le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme s’entretenant avec les étudiants du C.R.A.F. et de jeunes amis, avant de regagner la table d’honneur.

La table d’honneurs réunissait autour de Son Altesse Royale le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme, Joseph Attab Pacha dernier maire d’Alger la Blanche, du temps de la France… Jean-François Collin, président de l’A.D.I.M.A.D., Danielle Wilkin et de nombreux amis dont le colonel Berrier, représentant l’Institut de la Maison Royale de France.

Joseph Attab Pacha dernier maire français d’Alger la Blanche.


Au dessert, Danielle Wilkin ouvrait le feu des allocutions en nous rappelant, si besoin en était, que, si la République défendait mal ses enfant, elle, se défendait bien. Il fallait donc poursuivre notre combat, lequel est vital pour notre nation.

Pierre Pujo, de l’Action Française 2000, vous en doutez bien se déclarait présent ! Il rappelait avec concision les deux combats que menait de front l’Action Française : Le combat souverainiste qui s’imposait à nous pour défendre la souveraineté et l’unité de la France, et le combat royaliste, combat de toujours et fer de lance de l’Action Française :
« Ce combat ne relève pas d’une chimère. Il faut réveiller le sens national. »

Le sens national conduit à la monarchie, constitution naturelle de la France !
Jean-François Collin dressait le triste tableau des humiliations de la France face au pouvoir algérien et rappelait l’origine de cette situation, n’épargnant aucun des complices du « drame algérien », tant gaulliste que communistes, et la liste serait longue…

D’autres amis fidèles prenaient la parole, tels que Sylvain Naviaux qui présentait la police de la pensée ambiante, ou Jean-Pierre Papadacci qui se refusait à baisser les bras, tant la France possédait des forces insoupçonnables.

André Santoni permettait aux orateurs de reprendre leur souffle faisant vibrer l’air de la salles des gardes de beaux chants corses dans lesquels la Vierge Marie était toujours à l’honneur : « Oh ! Mère de miséricorde, trésor de tendresse… source d’allégresse… Au cœur si suave et si doux ! »

André Santoni

Le temps était de conclure les allocutions, aussi S.A.R. le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme qui n’avait pas perdu un mot de tous les appels lancés, pouvait témoigner du succès de ce « pèlerinage ».
« Je suis touché, vous dire l’émotion qui est la mienne. Nous avons besoin de situation charismatique. C’en fut une ! »

L’abaissement de la France ? Le géopoliticien qui se tient toujours en embuscade dans l’esprit du prince Sixte-Henri, ne demandait qu’à lancer la charge : « N’oublions jamais que ce fut la Grande-Bretagne qui a été la source de bien de nos maux. L’Europe devenait « française »… La Grande-Bretagne ne pouvait le supporter. Souvenez-vous : la guerre de 70, la guerre de Crimée, Napoléon III, soumis à l’Angleterre… »
«  Mais nous devons toujours savoir faire la différence entre la Tradition et le conservatisme. Le conservateur s’attache à l’apparence. Il est un décorateur. Il n’est pas un architecte. Nous devons toujours nous attacher à l’essence. Nous devons balayer les trous noirs stellaires de l’anti-culture, de l’anti-civilisation. Cette journée est un appel à cette capacité que nous avons à reconstruire nos traditions. Nous rêvons d’avenir mais nous ne l’imaginons pas. La France s’est faite par la communion entre une dynastie, un peuple (ou des peuples) au sein d’un espace France. »

Il restait bien un peu de temps pour bavarder avec les amis, mais les meilleures choses ont toujours une fin. Il fallait reprendre la route…

Un grand bravo à Danielle Wilkin pour cette réussite ainsi qu’à toute la famille Pouységur sans laquelle rien n’aurait pu se faire. Nous aurons une pensée toute particulière pour leur fille Marie-Noëlle qui, depuis, s’est mariée !

Et merci à tous, et à l’année prochaine.

Portemont, le 29 mai 2006

S.A.R. Sixte-Henri de Bourbon Parme et des jeunes français musulmans venus le saluer avec nos jeunes amis royalistes de l'Ardèche

Joseph Attab Pacha descendant du Dey d'Alger, Gérard Pouységur et S.A.R. Sixte-Henri de Bourbon Parme

S.A.R. Sixte-Henri de Bourbon Parme et André Santini.

Allocution de conclusion de S.A.R. Sixte-Henri de Bourbon Parme

S.A.R. Sixte-Henri de Bourbon Parme et Monsieur Papadacci

S.A.R. Sixte-Henri de Bourbon Parme : nous gagnerons pour la France !

Monsieur Jean-François Collin

Le colonel Berrier

Gérard Pouységur et Monique Laisné du CRAF : Pari gagné !

 



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