Un officier français…

Bon sang ne saurait mentir… Comme ce fut souvent le cas, preuve en a été souvent donnée sur les champs de batailles.Le 12 juillet 1957, tombait sous les balles des fellaghas le capitaine Gérard de Cathelineau, après s’être jeté devant le sous-officier qui se tenait à côté de lui…

A l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort au champ d’honneur les Saint-cyriens de la promotion Capitaine de Cathelineau, sa famille, et tous ceux dont la vie a été marquée par cet officier d’exception, vous convient à une messe d’action de grâces présidée par Monseigneur Le Gall, évêque aux armées, le jeudi 12 juillet 2007 à 17h00 en la cathédrale Saint Louis des Invalides.

La messe sera précédée des honneurs militaires à 15h au cimetière de Meudon (Cimetière des longs Réages, 29 avenue de la Paix 92190 Meudon).

Est-il besoin de rappeler que Gérard de Cathelineau était un descendant direct de Cathelineau, (le « saint de l’Anjou », premier à s’être levé contre la Révolution en 1793, blessé mortellement au siège de Nantes en juillet 1793, anobli par Louis XVIII).

Le 12 juillet 1957, tombant à Tamagoucht en Grande Kabylie, le capitaine de Cathelineau laissait une veuve de 36 ans et 4 petites filles dont l’aînée avait 10 ans.

Un officier français.

Portemont, le 8 juillet 2007

Gérard de Cathelineau en 1957

Issu d'une famille de militaires fortement marquée par l'exemple de son aïeul Jacques Cathelineau, Gérard de Cathelineau naît à Paris le 23 janvier 1921. Il fait de brillantes études chez les Jésuites, où il affirme un caractère de chef en même temps que des dons littéraires remarquables. Il entre en corniche à Jeanson de Sailly, puis au Prytanée Militaire de La Flèche. La débâcle de juin 1940 l'empêche de passer l'oral du concours, qui est annulé. En octobre 1941, au lycée Saint-Louis, il reprépare Saint-Cyr qu'il rejoint à Aix-en-Provence. Il appartient à la promotion Croix de Provence. Il participe ensuite à un réseau de résistance, puis entre aux Chantiers de jeunesse, qu'il quitte un an plus tard lorsque les Allemands les dénaturent. Il demande et obtient son affectation en juin 1944 au Premier Régiment de France, l'armée de Vichy se préparant activement à reprendre le combat.

En août, le régiment rejoint les F.F.L. et engage la lutte face aux Allemands. Il se distingue au combat et reçoit la Croix de Guerre avec étoile de bronze. Il rejoint alors Cherchell pour y achever sa formation de Saint-Cyrien. Revenu en France en mai 1945, il est affecté au 110ème R.I., puis muté à l'École des Cadres de Langenargen. Sa valeur d'exemple auprès de tous lui vaut des éloges de de Lattre lui-même. Lieutenant en octobre 1946, il est désigné pour l'Indochine fin 1947.

Affecté à la 3ème Brigade de Chasseurs Cambodgiens, dans la plaine des Joncs, il rejoint ensuite le Cambodge à Takéo. Le 12 décembre 1948, il est blessé et reçoit une nouvelle citation. Rapatrié en juillet 1950, il réussit le concours d'état-major, ce qui lui permet de repartir en Indochine le 26 mars 1954. Conseiller à l'état-major des forces khmères, il participe après la guerre à la création de l'Académie Royale Militaire. En juillet 1955, il quitte l'Indochine pour rejoindre l'Algérie. Il est affecté au 3ème Bataillon du 121ème R.I. à Beni Douala où il est à nouveau cité pour son travail exceptionnel. Il trouve la mort le 12 juillet 1957 à Tamagoucht. Il laisse le souvenir d'un officier cultivé et brillant et d'un homme dont le rayonnement impressionna ceux qui le rencontrèrent.

Un ouvrage retrace sa vie :
« Un officier français. Le capitaine Gérard de Cathelineau 1921-1957 », Michel Gasnier, NEL, Paris, 1960.

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_de_Cathelineau

 



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