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Comment aurait-il pu en être autrement ?
L’ « Unité capétienne » a tiré une fois encore le rideau sur une saison riche en rencontres et en découvertes. Nous y sommes habitués et avec le temps tout devient un « dû ». Des conférences et des auteurs de qualité ? Quoi de plus normal ? Des Princes en chair et en os portant leurs passions comme une oriflamme ? Qu’y a-t-il d’anormal ? Il fallait ce treizième Gala afin que nous puissions prendre la mesure. Prendre la mesure du travail toujours remis sur l’enclume par Jacques-Henri Auclair et prendre la mesure du grand cadeau qui nous été offert. Le treizième « Gala » ? Un feu d’artifice pour un prince Français : « Le Prince qui vient ». Hommage rendu à Monseigneur le Prince Jean de France duc de Vendôme.
Etions nous tous en retard ? Il semblait que les invités se pressaient plus que de coutume. Le carton précisait que dès 20h00, Son Altesse Royale la princesse Béatrice de Bourbon des Deux Siciles et Jacques-Henri Auclair, président-fondateur de l’Association recevraient leurs invités pour un cocktail de bienvenue dans les jardins du Cercle. Bousculant quelque peu les usages « parisiens » nombreux étaient les invités qui se pressaient « un peu avant l’heure »…
Et pour cause… Plus ponctuel qu’un roi, « le Prince qui vient » était là, dans l’embrasure de la porte-fenêtre ouvrant sur les jardins, en gardant l’accès tel un Bayard au pont de Garigliano et Jacques-Henri Auclair présentait les invités à Son Altesse Royale. Le sourire bleu du Prince ouvrait la voie vers les jardins et tous se remettaient vite de ce « passage » prenant la direction du buffet et retrouvant les amis…
Echanges de nouvelles, projets en cours, évocations des vacances à venir ou regards tournés déjà vers la rentrée, les conversations allaient bon train !
Petit frisson dans les jardins ?
Le Chef de la Maison de France, Monseigneur le Comte de Paris et la Comtesse de Paris prenaient pied dans les jardins. Quoi de plus normal, à ce qu’un père vienne témoigner de son affection à son fils ? Et comme le temps passe… Histoire de convaincre les hésitants deux gouttes de circonstance nous motivaient pour gravir les marches conduisant au Salon Foch. C’était l’heure… Enfin presque… Personne ne se plaignait du retard pris. Jacques-Henri Auclair n’eut pas besoin de faire acte de trop d’autorité pour obtenir le silence. Il lui appartenait d’ouvrir ce treizième gala, point d’orgue sur treize années écoulées, de rappeler les temps forts et d’accueillir le Prince Jean. |
Mes Seigneurs, Princesses, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers Amis, Particulièrement dynamique, l'Unité Capétienne, toujours aussi enthousiaste grâce à vous et pour vous chers amis, enchaîne les manifestations autour de nos Princes capétiens et de la mémoire de la monarchie Française. Cette année 2007, nous aura vu déjà, célébrer successivement le Duc d'Aumale avec le ministre du budget Eric Woerth, S.A.R. le Prince Charles-Emmanuel de Bourbon de Parme, ainsi que les chouans de la grande armée catholique et royale grâce à la voix merveilleuse de Jean-Pax Méfret. Ce fut ensuite S.A.I.R. la Princesse Catharina d'Autriche venue, entre autre, nous parler des Reines Marie-Antoinette et Aime d'Autriche, puis Vincent Meylan nous parler avec grand talent des Princes d'Orléans. Enfin pour certains d'entre vous, et ils se reconnaîtront, nous revenons il y a 8 aujourd'hui, d'un inoubliable voyage à Palerme autour de S.A.R. la Princesse Béatrice de Bourbon des Deux Siciles.
Fils de Monseigneur le Comte de Paris, dont nous sommes heureux de la présence ce soir et de S.A.R. Madame la Duchesse Marie-Thérèse de Wurtemberg et Duchesse de Montpensier, vous représentez Monseigneur, l'avenir de la Famille Royale, en tant que descendant direct, de Louis-Philippe, d'Henri IV, de Saint-Louis et d'Hugues Capet. Lors de vos études, vous avez obtenu, une licence de philosophie ancienne à la Sorbonne, une maîtrise de philosophie, mention très bien, avec un mémoire sur 'la notion de bien commun', puis une maîtrise de droit en 1992 à la faculté libre d'économie et de droit de Paris, avec une mention d'excellence pour un mémoire sur « le poids des Etats-Unis dans les organisations internationales ».
Après plusieurs années comme consultant dans un cabinet américain de conseils en management, vous avez Monseigneur, créée votre propre société pour le développement du patrimoine historique et culturel français. Cette notion du Bien Commun, ainsi que votre amour pour la France et les français, tout autant que la passion de la défense de la langue française vous ont amené, à créer votre association « Gens de France », dont les trois principaux buts sont : Enfin une attention particulière est accordée par votre association à l'enfance et au handicap, au respect de la dignité de la personne vue dans sa dimension spirituelle, morale et sociale.
C'est donc avec beaucoup de joie que la Princesse Béatrice, le Prince Charles-Philippe et moi-même donnons cette soirée en votre honneur, au milieu de nombreux Membres de votre famille et des amis de l'Association Unité Capétienne. Avant de confier le micro à S.A.R. la Princesse Béatrice de Bourbon des Deux Siciles, je voudrais remercier très chaleureusement la Princesse Marina de Bourbon-Parme, ainsi que Messieurs Gilles Pommereau et Andreï Stogonenko, diffuseurs des Parfums Marina de Bourbon dans le monde, d'avoir la gentillesse cette année encore, d'offrir des flacons à tous nos amis présents, dames et hommes. Chers amis, après les soirées de gala données les années précédentes pour LL.AA.RR. les très regrettées Madame la Comtesse de Paris et Madame la Duchesse de Castro, puis pour la Princesse Béatrice de Bourbon des Deux Siciles, le Prince Sixte-Henri de Bourbon de Parme, le Prince Charles-Philippe d'Orléans, le Prince Rémy de Bourbon-Parme et enfin le Prince Michel de Bourbon-Parme, je vous souhaite une très agréable soirée en l'honneur du Prince Jean, et vous remerciant tous de votre présence, de votre fidélité et de votre attention. |
Sans tarder Son Altesse Royale la Princesse Béatrice de Bourbon des Deux Siciles, enchaînait par un mot du coeur, presque un cri…

« … Que dire de plus ? Dire combien je suis heureuse ce soir, nous l’attendions du plus lointain. Nous avons beaucoup pensé à toi, à Palerme, ville où se sont mariés tes grands-parents. En souvenir, ces figurines en faïence de Sicile… » Tout avait été dit !
Et sous les sourires d’une nombreuse parentèle et de tous les amis réunis, le Prince Jean pouvait s’adresser à ses hôtes et à l’assistance :
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Au-delà de la fête toujours éphémère, vous maintenez le flambeau de la présence familiale. Grâce à Dieu, il est inextinguible, ce flambeau, si j’en juge par toute la parentèle ici rassemblée. Et vous m’avez exprimé des vœux de telle façon que vous souhaitez visiblement que je prenne toute ma part à cette flamme immortelle. Eh bien, soit ! Je vous obéirai, chère Cousine. En souvenir de cette Marie-Amélie et de cette Marie-Caroline dont je descends et par mon père et par ma mère, ce qui, en plus du tronc commun, me fait votre cousin de tous les côtés à la fois, chère Cousine.
Monseigneur, Madame,
Messeigneurs mes Cousins,
Mesdames mes Cousines,
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs, Chers Amis,
Je n’ai qu’un mot à vous dire en cette fête d’anniversaire de l’Unité Capétienne. Un mot qui est un nom, un nom qui nous rassemble toujours et en toute occasion, qui définit notre unité, qui en est au principe et qui en constitue la fin : je veux dire la France.
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À ma place et dans cette tradition qui nous est chère, incarnée aujourd’hui par mon père, Comte de Paris, Chef de la Maison de France, dont je rappelle qu’il a été décoré pour fait d’armes et que son frère, mon oncle François, est mort au Champ d’Honneur.
Les Capétiens, ont acquis leur légitimité par la sueur et par le sang, Par le service des autres et non en vertu de quelque théorie abstraite. Le principe vient confirmer le fait ; et le fait à son tour confirme le principe en un service effectif.
Le service suppose une préparation. Je remercie tous ceux qui m’ont aidé dans mon éducation. Ma mère y a veillé avec attention et constance : je lui en suis reconnaissant et je tiens à lui rendre hommage.
Philosophe par goût personnel, c’est aux incitations de ma grand-mère que je dois d’avoir fait du Droit, aux indications de mon grand-père que dois d’avoir fait de l’Économie. Cette formation diverse et, somme toute, complète, il se trouve que je l’ai acquise en partie en France, en partie en Amérique.
Je sais aussi ce que je dois à mes maîtres, quelques-uns prestigieux, comme Marcel Clément, comme Pierre Boutang. Et je ne dois pas oublier tous ceux qui, dans la discrétion, ont auprès de moi rempli un rôle d’éveilleurs de l’esprit et du cœur et dont beaucoup sont morts aujourd’hui.
Selon l’antique et toujours vivante tradition familiale, j’ai tenu à faire un service militaire long, ce qui m’a permis de commander en France un peloton de chars de combat et d’entraîner certaines troupes qui partaient pour la Bosnie.
C’était l’indispensable préalable. Maintenant voilà dix ans que je poursuis des voyages en France et à l’étranger, toujours selon la même tradition capétienne. Je me souviens de cette phrase de mon grand-Père : « Plus on voulait que j’apprenne les choses par cœur, plus l’envie me prenait d’aller sur le terrain découvrir les choses par moi-même ».
Le Liban, le Maroc, la Tunisie, la Louisiane, le Québec, la Pologne, la Roumanie… Partout c’est un accueil chaleureux pour des rencontres utiles : culturelles, scientifiques, sociales et politiques. La francophonie est évidemment un sujet de prédilection.
En France, j’ai pour ainsi dire visité toutes les régions. Je suis à Toulouse la semaine prochaine.
À chaque fois, tous les sujets essentiels sont abordés : culture, patrimoine, économie, entreprises familiales, éducation, science et environnement, développement local et urbanisation, il n’est rien que je n’étudie de près, grâce à d’excellentes organisations locales. Sans oublier le social et, en particulier, le handicap et l’enfance en difficulté.
Colloques, conférences, visites se succèdent. Tout cela est pour moi instructif. Mais il ne s’agit pas seulement de m’instruire, je veux « faire », « agir », et j’ai créé à cet effet l’association Gens de France, dont le but est de m’aider dans cette œuvre à la fois une et multiple.
C’est ainsi que s’acquiert peu à peu une vison ; mieux : une expérience. Et c’est aussi de cette façon que peu à peu se façonne la réalité d’un acteur de la vie civile.
Vous savez que, de nos jours, les princes doivent travailler. Louis-Philippe avait déjà compris cette nécessité pour être dans son temps, comme l’ont toujours été les princes d’Orléans.
En même temps que ma vie de Prince, j’ai mené une vie professionnelle active comme consultant et comme banquier. Voici qu’aujourd’hui je fais converger mes deux vies, professionnelle et princière, en associant ma passion pour le patrimoine et l’histoire à une activité professionnelle de mise en valeur de l’héritage français, par le mécénat, par le conseil et par le moyen de conférences et de colloques.
La quarantaine est passée pour moi. Me voici au milieu du gué. Il reste encore beaucoup à faire. Que ce soit sur le plan personnel, professionnel ou public. Je le sais, je le dis et je le ferai. Comme toujours, à ma manière.
L’important, c’est que je contribue, à ma place, à la présence de la Maison de France dans l’espace public. Elle a encore des services à rendre à la France et aux Français. Nous sommes prêts pour cette mission. Et, pour ma part, je suis heureux et fier de ma vocation.
Dans les jardins où le tonnerre des applaudissements portait, les oiseaux s’enfuyaient croyant la chasse ouverte !
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Un Prince au cœur de la Maison de France, un prince pour qui « servir » n’est pas une formule de salon, prêt pour sa mission, heureux et fier de sa vocation !
La phrase de Bernanos qui est comme une devise en présentation de notre site résonnait dans la tête des Manants présents :
« Que la Monarchie Française soit utile ou même nécessaire, cela se prouve et ne convainc personne. Il faut d'abord qu'elle soit aimée ».
Pourrions-nous espérer meilleur Prince pour la faire aimer ? La réponse allait de soi !
Le « Gala » reprenait ses droits entre les plats et les conversations.
Jacques-Henri Auclair connaît ses classiques sur le bout des doigts : « La musique adoucit les mœurs »…
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Quelques gourmandises permettaient de reprendre contact avec les nourritures terrestres.
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Le dîner se poursuivait et tous savouraient un excellent carré d'agneau à la provençale.
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La soirée était-elle finie ?
Pas de Gala de l’Unité Capétienne sans tombola !
Et comme toujours il y eut des heureux gagnants et beaucoup, oui beaucoup de malchanceux… mais la joie d’être là ne les quitta pas !
Puis comme par enchantement la piste de danse fut dégagée.
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Monsieur le professeur et Madame Olivier Tournafond entourant le prince Jean Duc de Vendôme. |
Il faut toujours une fin… Tous s'apprêtaient à partir, emportant avec eux qui une eau de toilette, qui un parfum, cadeau de la générosité de S.A.R. la princesse Marina de Bourbon-Parme.
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Monseigneur le duc de Vendôme nous quittait après une grande soirée riche en émotions.
Merci Monseigneur.
Et résonnait dans nos têtes la phrase de Bernanos :
« Que la Monarchie Française soit utile ou même nécessaire, cela se prouve et ne convainc personne. Il faut d'abord qu'elle soit aimée ».
Pourrions-nous espérer meilleur Prince ?
S’il restait quelques sceptiques avant cette soirée, est-il besoin de vous dire qu’après…
Encore merci Monseigneur !
Portemont, le 26 juin 2007
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