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Nous avions tous chaud au cœur…
Ce samedi 8 juillet 2006, les « bioù » portaient haut leurs cornes dans la plaine des « Grandes Cabanes ». Telle « la Belle au bois dormant », l’Abbaye de Montmajour s’était réveillée en habits de fête. Ce samedi 8 juillet, Alexandre de Sambucy de Sorgue et Anne-Cécile Berteau s’unissaient et prenaient à témoin la Famille de France… Quel lieu pouvait être plus propice que la Rome des Gaules pour la célébration de cette union ? Aucun ! Tout mariage est une source de joie et une leçon pour l’avenir. Venue des quatre coins d’Europe, la Famille de France et ses amis avaient tenu à se réunir autour d’Alexandre et Anne-Cécile, toutes générations confondues ! L’air parfumé était chaud et un délicat éventail nous attendait sur nos sièges. Très vite les dames et les jeunes filles prenaient des airs d’Arlésienne… Plus gauches, nombre de « Messieurs » s’essayaient à brasser l’air. L’assistance attendait souriante, se tordant le cou en direction du cloître. Et les fiancées arrivèrent avec leurs parents et témoins. La Messe était concélébrée par le père Cicculo curé de sainte Marthe de Tarascon, le révérend Père Bourdin et Monseigneur Di Falco qui accueillait les fiancées et leurs familles. La chorale venue de Tarascon avait eu le temps de poser les voix et la liturgie pouvait s’exprimer pleinement dans ce haut lieu de la chrétienté médiévale.
Le ton était donné. L’assistance rayonnait dans
un seul sourire. Les éventails battaient l’air, pareils aux ailes des anges.
Monseigneur Di Falco rappelait la bénédiction papale que le Saint Père n’avait pas manqué de faire parvenir aux jeunes fiancés. Le temps et la distance s’abolissaient. Montmajour n’était plus qu’à deux ou trois battement d’éventail du sud de l’espagne. Là bas, à Valence, Nôtre Très Saint Père Benoît XVI rappelait ce qu’il avait déjà formulait à Rome en la basilique Saint-Jean de Latran, le 6 juin 2006. « Mariage et famille ne sont pas en réalité une construction sociologique due au hasard, et fruit de situations historiques et économiques particulières. Au contraire, la question du juste rapport entre l’homme et la femme plonge ses racines dans l’essence la plus profonde de l’être humain et ne peut trouver sa réponse qu’à partir de là. C’est-à-dire qu’elle ne peut être séparée de la question ancienne et toujours nouvelle de l’homme sur lui-même : qui suis-je ? Qu’est-ce que l’homme ? Et cette question, à son tour, ne peut être séparée de l’interrogation sur Dieu : Dieu existe-t-il ? Et qui est Dieu ? Quel est son visage véritable ? La réponse de la Bible à ces deux questions les unit et en fait une conséquence l’une de l’autre : l’homme est créé à l’image de Dieu, et Dieu lui-même est amour. C’est pourquoi la vocation à l’amour est ce qui fait de l’homme l’authentique image de Dieu : il devient semblable à Dieu dans la mesure où il devient quelqu’un qui aime. »
Le « point de départ
» s’imprégnait dans la voûte de l’église
abbatiale et le sourire des jeunes époux rebondissait de pierre
en pierre et s’adressait à trois générations
de prince de la Famille de France, ainsi qu’à nous tous
!
Portemont, le 12 juillet 2006 Dans le cloître de l'abbaye, la Tarasque, la Salamandre et la baleine qui avait avalé Jonas, sculptées sur les chapiteaux frétillaient de joie. Et entre les colonnes un oeil avisé aurait pu apercevoir une silhouette légère qui souriait d'aise : l'abbé Gaston de Sambucy de Sorgues, frère du premier baron de Sorgues, celui-là même qui, déguisé avait soutenu Madame Elisabeth à l'échafaud, souriait aux étoiles. Tard dans la nuit, alors que la fête
bâtait son plein, des oreilles aiguisées ont cru entendre
au loin, sur les hauts de Fontvieille, chanter Maître Cornille…
Et les ailes de son moulin répondaient aux éventails !
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