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La campagne du bonheur !
Reprenons l’éditorial en question : On s’y croirait… « Cela sera aussi pour les 44,5 millions d’électeurs, la fin d’une passionnante campagne électorale –le second tour, en effet, sera un tout autre scrutin. » L’infusion de datura fait des merveilles ! L’éditorialiste nous dit de la France : Nous ne devons pas garder en mémoire la même histoire de France… Des heures sombres, notre pays en a connu. Des sombres, des très sombres. A Bouvines, les heures n’étaient ni claires et ni joyeuses. Nous avons eu un magnifique sursaut autour de la bannière de Saint-Denis portée fièrement par les milices communales pour le roi ! Quand une reine issue de Bavière vendait la France aux « Anglois », l’orage grondait et le royaume sombrait… L’étendard de Jeanne a éclairé le ciel de France. Toutes nos heures sombres, les petites et les grandes ont été éclairées par le courage et le sacrifice des enfants de France. Lors de la guerre de Sept ans, faisant une reconnaissance, le Chevalier d’Assas servant au régiment d’Auvergne rencontrait une colonne ennemie qui s’avançait en silence pour surprendre les Français. On le menace de l’égorger s’il dit un mot. L’heure est sombre : d’Assas n’hésite pas, il s’écrie : « A moi, Auvergne ! Ce sont les ennemis », et il meurt percé de coups. Aux heures les plus sombres du royaume de France, royaume qui jamais ne meurt, l’honneur des femmes et des hommes de France a toujours étonné le monde. La liste est longue, mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui… Rendons la parole à Christophe Barbier qui poursuit : Diogène, qui cherchait un homme, s’il revenait parmi nous et se mettait à chercher la « politique » que nous dirait-il ? Donc, la politique est de retour… « Le mérite en revient, d’abord, aux trois candidats : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et François Bayrou… Mais une même volonté de changer la politique, dans ses mots et ses méthodes. Le lexique électoral en témoigne, où « promesse » a cédé la place à « engagement », où « pacte » a remplacé « programme ». Il y a dans ce vocabulaire inédit une gravité et une humilité salutaires. Nul ne peut savoir si le président qui sera élu sera à la hauteur du candidat qu’il aura été, mais tous trois ont tenu leur partition, ouverture alléchante d’un opéra en cinq ans dont le livret est déjà un palpitant brouillon… : ils font honneur à leur génération. » Sidérant. Et les Français dans tout cela ? « Les citoyens les ont bien aidés, à la fois généreux public et choeur engagé…La politique a investi le peuple, et vice versa…la fièvre est à nouveau là, comme aux grandes heures de la République. » Il faut souffler… Voulez-vous encore un peu d’infusion de datura ? Dimanche donc, le claquement du clapet de l’urne ! Il résonnera comme un bruit de guillotine sur ce qui fait la force des peuples : le bon sens ! L’intégralité de l’édito : « Une si belle campagne… » Portemont, le 21 avril 2007
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