jeudi 20 novembre 2008

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C’était à lire dans les « cabinets »…

Les peuples ne s’achètent pas. Et cette réalité est insupportable pour les larbins médiatiques autoproclamés « journaliste politique » …
Les peuples ne s’achètent pas et Monsieur Jean-Marie Colombani s’en est indigné dans son bloc-notes du 19 juin 2008, paru dans le numéro 129 de « Challenges »…

Il n’est pas vain de passer au crible les déclarations des « européistes » de tout acabit. Cet exercice prend un peu de temps mais a le mérite de nous éclairer sur ce qui unit tous ces grands penseurs et adorateurs de l’Europe: le mépris des peuples!

Et Monsieur Jean-Marie Colombani incarne bien à lui tout seul tout ce mépris:
« L’Irlande? C’était, en Europe, le plus pauvre parmi les pauvres, devenu grâce à ce « machin » bruxellois l’un des plus riches, au point que le revenu moyen -n’y a-t-il pas là une démonstration éclatante qu’Europe égale progrès? - dépasse celui des Britanniques. »

Il est clair pour Monsieur Jean-Marie Colombani que le progrès ne saurait s’exprimer qu’en terme de gros euros…

Et de poursuivre: « Un peu de recul historique ne ferait pas de mal. Qui se réjouit de ce non? La Ligue du Nord, en Italie; et Vaclav Klaus, en République tchèque. Les deux courants les plus nationalistes, qui renseignent sur le vrai fondement du non: la Ligue de Bossi représente la révolte des riches petits et moyens entrepreneurs de l’Italie du Nord qui refusent que leurs impôts servent à corriger les déséquilibres avec le Sud. L’Irlande riche ne veut plus partager. Rejoignant la république tchèque ultralibérale pour qui seule devrait exister une zone de libre-échange sous protection militaire américaine. Nous voilà au cœur du débat européen, qu’il faudra bien ouvrir un jour. »

Un bel exercice, non?
Poser comme postulat que si un pays « progresse », il le doit à l’Europe. Une Europe qui dispense généreusement ses vertus à coups de milliards… Pour l’Irlande, les comptables de la « bien pensance » n’arrivent d’ailleurs pas à ajuster leurs balances: 20 milliards d’euros? 60 milliards d’euros?
Un jeu dangereux Monsieur Colombani… La France ne serait-elle donc pas le parent mal-aimé de l’Europe? Pourquoi la France est-elle si mal en point, avec tout ce que nous « donne » l’Europe?

Injurieux que de dire comme on assène un coup de masse: « L’Irlande riche ne veut plus partager ».

Il y aussi tout une Irlande qui craint la menace d’une légalisation de l’avortement et de l’euthanasie. Bien sûr, ces craintes ne peuvent pas s’exprimer en « euros »…
Et dans la conjoncture actuelle, l’Irlande entend se protéger. Non pas l’Irlande politicienne, mais les l’Irlande de la chair des Irlandais…

Si ces dernières années l’Irlande connaissait une croissance de 4 à 5%, l’OCDE ne prévoit pour cette année que 1,5%… Les Irlandais ne peuvent pas assister, impassibles, au recul de la construction et à la chute des prix de l’immobilier… Tout a une fin.

Personne ne conteste les aides reçues par l’Irlande, mais l’Irlande a aussi compté pour opérer un formidable redressement économique, sur ses propres forces… Et ces aides reçues n’impliquaient pas un asservissement «ad vitam æternam » … 

Plus méprisant encore, Monsieur Colombani développe un argument qui en dit long sur ses pensées : « Enfin qui ne voit que l’on peut dire non impunément? Quoiqu’il arrive, il n’y a pas de sanction. Alors pourquoi s priver puisque les subventions continuent à l’identique et que, pour rassurer les Irlandais, on leur promet de laisser perdurer le dumping fiscal qui leur permet d’attirer des entreprises venant de l’Europe entière? Pire: pour attirer l’Irlande au bercail, on songe à lui accorder des privilèges supplémentaires: autant encourager le non…[] La question qui se pose désormais est donc de savoir si ceux qui veulent continuer d’avancer ne doivent pas laisser les « monistes » à leur non, c’est-à-dire sur le bord de la route. »

Et pour ne pas gâcher les paysages qui bordent la belle route européenne, pourquoi ne pas demander aussi à l’ « Eurocorps » de les bombarder ?
Misérable Monsieur Colombani, homme se complaisant dans tous les abandons et ne supportant pas que d’autres résistent, après avoir tiré à boulets rouges sur l’Irlande, entend confier plus encore l’avenir de la France à cette Europe avec laquelle il doit passer des nuits de rêve, en rêve…

A propos du Livre blanc de la défense…

« Alors qu’il s’agit en fait d’une complète adaptation de l’outil de défense aux possibilités financières et aux nouveaux risques… Le Livre blanc hiérarchise donc les priorités -le renseignement et la « sécurité nationale », concept américain s’il en est - au dépens des équipements traditionnels sérieusement rabotés, à l’exception de la dissuasion nucléaire. Comment ne pas voir, dans ces conditions, que la défense européenne devient, pour nos pays, une nécessité vitale? »
Entendez par « nos pays », notre pays…

Apôtre de tous les abandons, hypnotisé par le concept américain, Monsieur Colombani rêve de peuples serviles…

Portemont, le 21 juillet 2008

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Par respect pour Socrate nous n’avons pas retenu la ciguë…

Le datura est  un arbuste ou plante riche en alcaloïdes dont l’ingestion entraîne un délire hallucinatoire. En surdose, la mort est au rendez-vous. Il en est de même avec certains mots ou propos… Nous décernerons donc quelques « Daturas d’or » aux diseurs d’aventures mortifères. Sans leur souhaiter, cela va de soi, une trop forte ingestion de leurs propres propos…

 

 
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