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Toujours le même concert…
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Ghislaine Ottenheimer a l’oreille musicale. Dans la cacophonie politicienne, elle n’a pas manqué d’entendre le beau chant, polyphonie harmonieuse, des acteurs qui nous gouvernent.
Et de constater : « Il faut être attractif pour les capitaux, mais pas pour les SDF, c’est aussi cela la mondialisation » Un beau chant d’hiver…
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Le piège.
Chaque hiver, c’est le même concert de protestations. On découvre que des SDF meurent de froid, et qu’ils préfèrent leurs abris de fortune aux centres d’hébergement d’urgence. Trop de promiscuité, trop d’insécurité. Alors pourquoi l’Etat ne transforme-t-il pas ces dortoirs collectifs à usage temporaire en cellules individuelles à usage durable ?
En réalité, ce n’est pas une question de coût mais d’opportunité. Toute municipalité, tout pays rechigne à accorder des conditions d’accueil trop confortables aux sans-abri, de peur d’attirer toute la misère du monde.
Il faut être attractif pour les capitaux, mais pas pour les SDF, c’est aussi cela la mondialisation. »
Par Ghislaine Ottenheimer, rédactrice en chef de « Challenges ».Numéro 147 du 4 décembre 2008. |
Les choristes…
« Dormir dans la rue dans la France de 2007 est une insupportable injustice et voir ce problème resurgir tous les hivers puis retomber dans l'oubli est un défi à relever pour tout responsable politique et associatif »
Ségolène Royal (Au plus fort du « campement » Canal Saint-Martin…)
« Je pense qu'il y a vraiment de quoi se mettre en colère. Tout les ans, c'est la même chose : les responsables politiques, y compris Nicolas Sarkozy, multiplient les déclarations promettant qu'il n'y aura plus de décès de SDF »
François Bayrou –27 novembre 2008 à Belfort
« Personne ne peut défendre une liberté qui conduise à la mort »
Christine Boutin, ministre du Logement, à Agen
« La coexistence est difficile pour tous, mais elle doit être possible et nous ne devons jamais nous résigner ». Carla Bruni, marraine de Hvala, ourse slovène SDF dans les Pyrénées…
Erreur de « casting » !
http://aliceadsl.lci.fr/infos/people/0,,3953591-VU5WX0lEIDUzNg==,00-carla-bruni-sarkozy-defend-l-ours-dans-les-pyrenees-.html
Une cerise sur le gâteau…à s’étrangler !
Bernard Kouchner, choriste de talent qui entend des voix a déclaré :
« Nicolas Sarkozy a dit: 'Lorsque j'étais ministre de l'Intérieur, il n'y a pas eu de mort de froid »
Ecouter la bande son :
http://www.rue89.com/2008/11/28/selon-kouchner-les-sdf-arretent-de-mourir-sous-sarkozy
Plus de 1 200 personnes sont mortes dans la rue depuis 2001. Le collectif Les morts de la rue relève chaque année le nombre de décès de sans-abri.
Lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur, 660 personnes sont mortes dehors. Les causes sont multiples: froid, maladies, etc.
Lors d'un meeting à Charleville-Mézières en décembre 2006, Nicolas Sarkozy avait promis que plus aucun SDF ne serait obligé de dormir sur les trottoirs sous deux ans.
Vidéo :
http://www.rue89.com/2008/11/28/selon-kouchner-les-sdf-arretent-de-mourir-sous-sarkozy
Le chef d’orchestre :
« Cette personne-là, on lui donne à manger un bon repas chaud, on lui propose de la soigner, on lui permet de prendre une douche, on lui montre la chambre qu'on lui propose. Si elle n'en veut pas, elle s'en va, elle reprend la rue. C'est le respect de la dignité de la personne, c'est le respect de la liberté. »
« Il y a un équilibre de bon sens à trouver entre un hébergement obligatoire et laisser les SDF dans une situation de danger »
La question est de savoir si cette personne « est lucide pour décider de sa vie ou de sa mort »
Nicolas Sarkozy, à Meaux le 28 novembre 2008
D’un tout petit chanteur… répétition l’été 2007…
De Georges Mothron, maire d’Argenteuil –UMP-
Une idée « lumineuse » :
Diffuser un répulsif nommé « malodore »
Les agents ayant refusé de jouer aux gazeurs dans les rues d’Argenteuil et face au tollé que cela a provoqué; en attendant mieux, le maire a dû se résigner.
Christine BOUTIN, en ce temps là, avait rappelé :
« Le principe même de l’utilisation de produits de ce type constitue en effet une atteinte à la dignité de la personne humaine parfaitement inacceptable. »
Les SDF, tout comme les « pauvres » en tout genre, c’est bien chez les autres…
Du côté de la rue de Varize, à Auteuil, une propriété des petites Sœurs des Pauvres…
« Les riverains ne veulent pas de n'importe qui dans leur quartier... Ils ont peur que ça dégénère à proximité du Parc des Princes »
Question écrite du nouveau maire UMP du XVI e, Claude Goasguen
ASSEMBLEE NATIONALE
Paris, le 14 avril 2008
QUESTION ECRITE
Au Ministre de l’Intérieur et des collectivités territoriales :
Monsieur Claude GOASGUEN attire l’attention du Ministre de l'Intérieur et des collectivités territoriales sur l'installation d'un centre de stabilisation dans le 16ème arrondissement de Paris.
Le ministère du Logement et de la Ville a entériné un accord tripartite pour implanter un centre d'accueil de 69 sans domicile fixe en phase de réinsertion et financera les travaux de mise en sécurité de réhabilitation du site, ainsi que le fonctionnement quotidien. Le lieu d'accueil choisi appelle de multiples réserves. En effet, la rue de Varize est une rue voisine du Parc des Princes, théâtre coutumier d'agissements violents d'hooligans. Le racisme, la xénophobie, le sectarisme de pseudos supporters du Paris Saint Germain font souvent la Une des journaux. L'implantation d'un centre de stabilisation à proximité de l'enceinte sportive peut faire l'objet d'actes délictueux des hooligans. Dans un quartier fréquemment soumis à des dispositifs de sécurité drastiques, les riverains s'inquiètent de l'implantation d'un centre d'hébergement qui pourrait être la nouvelle cible de violences.
C'est pourquoi il souhaiterait savoir si des mesures de sécurité ont été envisagées préalablement à l'implantation du centre de stabilisation s'agissant de la protection du site contre des agissements violents d'hooligans. |
Sans angélisme, nous rappellerons :
Un défi qui ne date pas d’hier…
Édit de 1656
Mendicité et vagabondage sont les enfants de la misère. Au XVIIe siècle, le pouvoir royal tenta de régler ce problème en menant une politique d'enfermement systématique.
Les institutions dépendant de l'hôpital général - La Salpêtrière, la Pitié, Bicêtre, Sainte-Anne, Saint-Marcel -, accueillirent les pauvres « de tous sexes, lieux et âges, de quelques qualité et naissance, et en quelque état qu'ils puissent être, valides ou invalides, malades ou convalescents, curables ou incurables ».
Nos temps sont toujours difficiles et ce sont toujours nos temps…
« Il faut être attractif pour les capitaux, mais pas pour les SDF, c’est aussi cela la mondialisation. »
Aussi décernons-nous pour ce triste constat une brassée de lys d’or à Ghislaine Ottenheimer…
Portemont, le 27 décembre 2008
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