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« J’étais animé
par la recherche d’une identité française liée
à l’harmonie et la quête du beau »
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Ainsi s’exprime Michel Chavarria.
Une telle phrase se passe de commentaire !
Nous vous contons brièvement l’aventure de cet homme
de talent…
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Michel Chavarria |
Le « rock progressif »
peut mener à tout… surtout quand le groupe s’appelle
Madrigal. Et l’on n’est jamais si bien servi que par soi-même
! Guitariste, Michel Chavarria débute dans les années 80
en fabriquant ses propres instruments.
C’était le temps de la rue Laganne à Toulouse. Des
amitiés se tissent, se resserrent devant la persévérance
et le goût affûté du travail bien fait. Marcel Dadi
tâte de la guitare de Michel, les musiciens des groupes Gold et
Image, aussi.
L’atelier de la rue Laganne ne
peut hélas pas s’agrandir avec les ambitions du guitariste
devenu luthier. Qu’à cela ne tienne ! Mettons les cordes
vers Bédarieux…
Nous sommes en 1993. Le nez sur la poussière
d’érable et des bois précieux qu’il ponce et
ponce encore, Michel Chavarria ne peut pas faire face au marché
cyclique de la guitare, lié aux modes musicales. Se résigne-t-il ?
Que nenni ! résistance ! résistance !
Mais il faut des gros moyens…
Et se laisser absorber par une puissance commerciale, la société
Algam. Un bon patron, c’est avant tout un patron qui ne tue pas
la poule aux œufs d’or… Michel Garnier sait reconnaître
le talent de Michel, aussi la qualité des guitares « Lag »
ne sera pas bradée et Michel pourra poursuivre son aventure.
Aujourd’hui il y a toujours des doigts d’or qui travaillent
et mettent au point le « haut de gamme »
des guitares « Lag ».
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L'apogée de la gamme Lag…
L'Epicéa massif et le Palissandre génèrent
un son précis et tranchant... |
Et Michel Chavarria ne tremble pas de
s’attaquer à Gibson (Mais non, Pas Mel ! les guitares Gibson…)
ou Fender.
Pour s’attaquer au marché
mondial, il faut élargir la gamme et proposer des instruments abordables…
et installer deux lignes de production en Chine, à Xiamen. Ce fut
chose faite dans les années 2000. Pas de délocalisation,
création !
En 2002, 2000 instruments « naissaient
» en Chine, aujourd’hui ils sont 40 000. Les prévisions
pour 2007 ? « … Nous comptons
bien produire quelque 200 000 guitares. »
Vos cordes vocales restent muettes ?
L’aventure continue à Bédarieux :
« Ainsi à notre fabrication élitiste
de guitares françaises « haute couture » est venue
s’ajouter une gamme de guitares beaucoup plus abordables rassemblant
le meilleur de l’Europe ».
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Jamais l’expression « avoir
plusieurs cordes à son arc » n’aura été
si bien illustrée…
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| Laquelle
choisir ? |
Les Lys d’Or aiment la musique,
aussi en couvrons nous Michel Chavarria et son équipe d’amis
fidèles qui poncent et poncent les bois précieux, toujours
à Bédarieux !
A partir d’une lecture de Midi Libre
du dimanche 21 mai 2006
Portemont, le 25 mai 2006
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