mardi 02 décembre 2008

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Du Passé faisons notre bon pain...

Les Journées du patrimoine ont révélé au grand public l'alliance qui se tisse entre notre passé et les nouvelles technologies.
Le directeur du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), Jean-Pierre Mohen, ouvre le feu: " Conserver le patrimoine et retrouver la fonction des objets, c'est très important pour comprendre d'où l’on vient et qui l’on est." Aujourd'hui " On peut parler de sciences et de technologies du patrimoine car, si on a recours à des disciplines existantes, il y a une spécificité liée au champ d'application qui a ses contraintes."
Toutes les techniques et les méthodes misent en oeuvre suivent un impératif rigoureux: préserver au mieux, et aussi prévenir des outrages futurs....
Les équipes de chercheurs et de restaurateurs disposent d'un véritable arsenal issu des nouvelles technologies. Installé sous la cour du musée du Louvre, l'accélérateur de particules qui répond au joli nom d'Aglaé permet l'analyse de la matière en profondeur, évitant des carottages malheureux.
Les lasers transportables participent au nettoyage de monuments uniques. Des robots sont mis au point. Entreprises privées et ministère de la Culture collaborent.
Grâce à ces technologies nouvelles, notre perception de notre patrimoine est enrichie et renouvelée. Notre connaissance des civilisations anciennes progresse.
Tout est mis en oeuvre pour restaurer mais aussi pour respecter, sans dénaturer. Depuis plusieurs décennies, la restauration "réversible" est une véritable obsession pour nos chercheurs et nos restaurateurs. C'est tout à leur honneur.
Toutes nos "vieilles pierres", les vitraux médiévaux, ou les moindres "outils" témoignant de la vie et du savoir-faire de nos anciens bénéficient de ces techniques. Avec le Cercle des partenaires du patrimoine, des grandes entreprises collaborent avec le Laboratoire de recherche des monuments historiques.
ARC-Nucléart, installé dans les locaux du CEA à Grenoble est spécialisé dans le traitement des bois anciens humides, mais aussi dans la désinsectisation d'objets contaminés par les petites bêtes xylophages...
Ce laboratoire qui a reçu en " pension" la momie de Ramsès II, en 1977, nous est envié du monde entier.
Si nombre de "penseurs" déplorent le manque d'intérêt pour les sciences chez nos étudiants, rendons la parole à Monsieur Jean-Pierre Mohen: " La désaffection des jeunes pour la science tient peut-être en partie à ce qu'ils n'ont plus la sensation qu'elle s'inscrit dans une continuité. Le patrimoine doit être revitalisé pour nous aider à nous renouveler."
Le beau mot de continuité...
Le ministre de la Culture, Monsieur Renaud Donnedieu de Vabres n'était pas en reste en déclarant à l'occasion de ces belles Journées du patrimoine, qu'il souhaitait que ses concitoyens:
" retrouvent en y participant, leurs racines, leur fierté et leur volonté d'agir ensemble."
Nous ne le contredirons pas. Retrouvons nos racines, notre fierté et notre volonté d'agir ensemble, sans morgue ni esprit de chapelle. Inscrivons nous dans la continuité. Redécouvrons en toutes les vertus, dans un grand projet de civilisation et portons notre confiance à la Maison qui a fait avec le soutien de tous les obscurs de notre histoire: la France.
Pour tous les chercheurs et les restaurateurs qui travaillent pour que notre patrimoine perdure, nous semons un parterre de lys d'or!
Bravo au quotidien " Les Echos" du mercredi 15 septembre 2004 et à leurs collaborateurs, Catherine Ducruet, Frank Niedercorn et Emmanuel Paquette, pour le dossier réalisé en pages 25 et 26.

Portemont, le jeudi 23 septembre,
en ce jour de la Saint-Lin, a.d. 2004

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