jeudi 11 mars 2010

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Sur son « carnet de bord », une maman s’insurge…

Son petit garçon revient de l’école et lui tend un papier : « …Qui est marocain ? » Question parmi d’autres… Le but ? La maman écrit : « …permettre à l’enfant «d’origine étrangère » (???? né en France de parents français en ce qui concerne le mien) de bénéficier de cours d’arabe et d’un enseignement à la culture marocaine/tunisienne/ algérienne »… Le tout en classe de CE2, en France, cela va de soi…

Cette maman s’insurge donc, contre la proposition faite à son petit garçon – la proposition s’adresse aux parents- de recevoir des « cours de langue et de culture arabes ». Précisons que le père du petit garçon est d’ « origine marocaine »…
Pas de quoi s’insurger !
Cette maman ignore tout simplement une réalité qui ne date pas d’hier… et qui fait suite à une convention de 1975 :

« L'enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine, organisé en France en vertu de l'accord franco-marocain du 14/11/83, est implanté dans 1589 écoles et établissements scolaires, relevant de 83 départements français.
Compte tenu de leur caractère optionnel, ces cours sont implantés à la demande des parents d'élèves marocains.
Ces derniers remplissent les formulaires d'inscription que les écoles et les établissements mettent à leur disposition chaque année au mois de Janvier, lors de la campagne d'information concernant l'enseignement de l'arabe et de la culture marocaine en France.
Les cours d'arabe et de culture marocaine sont dispensés par des enseignants marocains qualifiés rémunérés par la Fondation Hassan II. »

Il suffisait de prendre connaissance de :

http://www.amb-maroc.fr/Presence_marocaine/enseignement_arabe.htm

Il s’agit bien d’un accord franco-marocain avec des objectifs clairement énoncés :

« Les objectifs:

Linguistiques

1/ Acquérir l'expression orale et apprendre à lire et à écrire, ce qui permettra à l'élève d'entrer facilement en communication avec ses concitoyens au Maroc et ailleurs.
2/ Acquérir une compétence linguistique par la maîtrise progressive du système de la langue arabe avec toutes ses composantes : phonologie, morphologie, syntaxe et graphisme.
3/ Acquérir un lexique fonctionnel permettant de comprendre et d'utiliser cette langue.
4/ Acquérir les moyens qui permettent d'articuler expression orale et expression écrite.

Culturels

Situer, signifier et expliquer les caractéristiques les plus importantes de la société marocaine, du monde arabe et européen en général, à travers :

• Des aspects de l'organisation sociale et administrative.
• Des éléments de géographie et d'histoire.
• Des éléments artistiques, scientifiques et technologiques.
• Des éléments liés à l’immigration.

Interculturels

• Permettre l'insertion sociale de l'enfant marocain, son développement affectif et intellectuel et son épanouissement dans une perspective d'enrichissement mutuel.
• Prendre en considération son identité culturelle et sa langue d'origine, condition nécessaire à son épanouissement et à son intégration harmonieuse dans la société d'accueil.
• Rendre l'enfant attentif à d'autres valeurs qu'il sera à même d'apprécier et de respecter.
• Créer pour les écoliers de différentes nationalités, de différentes cultures, des possibilités d'échanges et de compréhension.
• Provoquer le décloisonnement entre les espaces et les temps de la langue arabe et de la culture marocaine d'une part, et les espaces et le temps de l'école, des loisirs, de la vie sociale des enfants et des adultes d'autre part.

L'approche interculturelle devra encourager les enseignants à se rencontrer, à communiquer, à confronter leur pratique pédagogique, à gérer et à surmonter les difficultés. Elle permettra également d'inscrire le cours d'arabe dans le vif du projet éducatif de l'école. »

Les textes de référence

-La convention de 1975
-L'accord bilatéral du 14/11/83 publié dans le journal officiel en 1991.
-La note de service N° 83-165 du 13 Avril 1983 relative à la scolarisation des enfants immigrés et à la préparation de la rentrée scolaire 1983.
-La circulaire du 22 Mars 1985 relative à la mise en œuvre du transfert de compétence en matière d'enseignement.
-La loi d'orientation n° 89-486 du 10 Juillet 1989.

Comment s'inscrire au cours d'arabe et de culture marocaine?

Chaque année, en janvier, février, les écoles et les établissements scolaires organisent une campagne d'information au profit des familles concernées.
A cette occasion un formulaire d'inscription est remis aux élèves.
Les parents intéressés par cet enseignement remplissent le formulaire et le retournent à l'école ou au collège.
L'utilisation de ce formulaire est exigée aussi bien pour les nouvelles inscriptions que pour leur renouvellement.

Des objectifs, nous n’en doutons pas, portés que par de bonnes intentions ! Vous m’opposerez que l’enfer en est pavé…

S’insurger ?

Le code de la nationalité marocaine, interdit à tout marocain de se déposséder de la nationalité marocaine… Tout enfant de père marocain est et demeure marocain.
« Dans notre droit positif, tout Marocain né en tant que tel va à sa tombe en portant cette nationalité. Et il n'existe dans la pratique aucune marge à la renonciation à cette nationalité »

C’est ce que faisait valoir Khalid Berjaoui, spécialiste du droit international privé (professeur à la Faculté de Rabat), à la suite d’un voyage du ministre hollandais des Affaires étrangères, Maxime Verhaegen, en visite de travail au Maroc en novembre 2008. Le ministre marocain des Affaires étrangères, Taëb Fassi Fihri, avait déclaré

«La communauté marocaine, partout où elle se trouve, y compris aux Pays-Bas, est fortement attachée à sa marocanité», alors que le gouvernement hollandais contestait la double nationalité des Marocains résidant à l’étranger (MRE) – pour ceux résidants aux Pays-Bas -, faisant valoir que cette double nationalité était une entrave à une intégration pleine et entière à ce pays d'Europe.
Et le ministre marocain se faisait fort de rappeler que « l’intégration ne signifie pas assimilation ».

Propos choquants ? Ils s’appuyaient sur le « sacro-saint principe d'allégeance perpétuelle, à l'égard tant du roi que de la Commanderie des croyants. Et le ministre d’affirmer que le retrait de la nationalité marocaine « est une mesure exceptionnelle et individuelle, nécessitant une procédure particulière lorsque les fondamentaux du pays, notamment religieux et constitutionnels, sont mis en cause. » Précisons que cette procédure reste très rare et que
dans les faits, aucune autorisation de renonciation à la nationalité marocaine n'a été accordée depuis l'indépendance. Dans toute l'histoire du Maroc deux exceptions, qui ont porté sur des citoyens de confession juive. Lors de cette polémique, Fassi Fihri ne manquait pas mettre les fers au feu appelant à l'intégration totale des Marocains résidant aux Pays-Bas et plaidant pour que les « MRE », bénéficient «de la justice sociale et d'une promotion sociale». Ce dans un climat lourd à la suite d’une virulente sortie du ministre néerlandais de l'Intérieur, Guusje Ter Horst, qui désignait les jeunes d'origine marocaine, responsables de tous les maux en termes de criminalité.

Notre maman, qui s’insurge de bonne « foi », est avant tout ignorante, et nous sommes surpris de l’ignorance du papa. Ne se sont-ils pas rendus au moins une fois au Maroc ? Sont-ils à ce point coupés de tout lien avec les « racines », la famille marocaine, du papa ? Et donc du petit garçon ?
Ignorent-ils, n’ont-ils jamais entendu parler de la Fondation Hassan II ?
C’est elle qui supporte l’attachement à sa « marocanité » que tout marocain se doit d’avoir, un attachement filial s’il en est et que se faisait fort de rappeler Hassan II et son successeur :

« (…) Nous avons décidé de confier, dès notre retour, par la grâce de Dieu, la présidence de la Fondation Hassan II Pour les Marocains Résidant à l'Etranger, à notre fille dévouée, Lalla Meryem. Ainsi, nos liens seront non seulement des liens d'allégeance, mais aussi des liens de parenté puisque vous serez tels mes fils et mes filles (…). »
Discours de Sa Majesté le Roi Hassan II à Paris, le 7 Mai 1996.

« (…) Parmi les questions auxquelles Nous accordons également un intérêt particulier, celle de Notre communauté établie à l’étranger, en réfléchissant sérieusement à aplanir les difficultés auxquelles elle est confrontée, en œuvrant à résoudre ses problèmes et à renforcer ses liens avec la Mère Patrie (…)
Discours du Trône de Sa Majesté le Roi MOHAMMED VI le 30 juillet 1999

(…Ce qui importe, ce n’est pas tant le monde que nous laisserons à nos enfants, mais les enfants que nous laisserons à ce monde …)
Discours de Son Altesse Royale La Princesse Lalla Meryem, Marrakech, le 30 mars 1999

Tout est donc clairement dit, sans qu’il soit omis l’importance de l’enseignement religieux considéré comme « essentiel pour la préservation de l'identité musulmane de la communauté marocaine, l’instruction religieuse occupe une place privilégiée dans les actions de la Fondation Hassan II. »

Des propos qui ne nous choquent pas, pour nous qui sommes du royaume de France, fils de la patrie France ! Et des propos qui rappellent à tout homme qu’il n’a qu’une patrie…

Pôle Education, Echanges Culturels, Sport et Jeunesse :
Domaines d’action :
- l’enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine aux enfants M.R.E,
- l'organisation de séjours culturels pour une meilleure connaissance du Maroc,
- l’animation religieuse et la contribution à la sauvegarde des valeurs cultuelles.
* L’enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine:
Activité prioritaire aussi bien pour la Fondation que pour les MRE, l'enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine bénéficie à quelques 60.000 enfants par an en moyenne, et mobilise 80% du budget de la Fondation et plus de 540 enseignants.
Afin de s'adapter aux spécificités de chaque pays, cet enseignement se pratique selon trois formules :

- l’enseignement « Intégré » : Il s'agit d'un programme faisant partie du cursus des établissements scolaires où il est dispensé,
- l’enseignement « Différé » : dispensé en dehors des horaires officiels et des programmes des écoles où il est prodigué.
- l’enseignement « Parallèle » : organisé généralement les week-ends par les associations.

* Le séjour culturel :
L'organisation du séjour culturel au profit des enfants marocains résidant à l'étranger est une formule adoptée par la Fondation en remplacement des colonies de vacances qu’elle organisait avant 1998. Ce programme est réservé aux enfants âgés de 9 à 14 ans, choisis sur la base de leurs résultats scolaires et/ou de leur condition sociale. Il a pour objectifs de :
- donner aux enfants des MRE la possibilité de découvrir leur pays d’origine et s’imprégner de sa culture,
- consolider l’identité de l’enfant tout en lui permettant de s’ouvrir sur les autres cultures et vivre en harmonie avec les autres,
- offrir des espaces permettant à l’enfant de s’exprimer, s’affirmer et s’épanouir à travers une série d'activités sportives et culturelles ainsi que des ateliers artistiques,
- faire participer, à cet effet, des enfants de nationalités étrangères différentes (taux actuel de participation : 5,3%),
- permettre aux bénéficiaires de tirer le meilleur profit de leurs vacances.
* L’animation religieuse :
Considérée comme essentiel pour la préservation de l'identité musulmane de la communauté marocaine, l’instruction religieuse occupe une place privilégiée dans les actions de la Fondation Hassan II. Elle se pratique à travers deux programmes :
° Un programme d’appui à des centres islamiques et à certaines grandes mosquées d’Europe, à travers l’affectation de prédicateurs permanents relevant de la Fondation Hassan II pour les Marocains Résidant à l’Etranger.
° Un programme spécial à l’occasion du mois sacré du Ramadan qui fait appel à des compétences relevant d’autres départements (universités, grandes mosquées, administrations…).
Ce programme est en progression constante sur le plan quantitatif (60 prédicateurs en 1998 – 206 en 2006) comme sur le plan qualitatif du fait de son amélioration soutenue (choix des profils, évaluation…) et de l’implication effective de la communauté dans sa conception et sa mise en œuvre.

Que remarquons nous ?

Que « ce programme est en progression constante sur le plan quantitatif (60 prédicateurs en 1998 – 206 en 2006) comme sur le plan qualitatif du fait de son amélioration soutenue (choix des profils, évaluation…) et de l’implication effective de la communauté dans sa conception et sa mise en œuvre. »

Et nous pensons que les chiffres avancés concordent avec les résultats d’un sondage réalisé par deux politologues et un anthropologue (Mohammed El Ayadi, Hassan Rachik et Mohammed Tozy) pour l’hebdomadaire marocain « Tel quel » Un sondage qui a mobilisé une vingtaine de chercheurs, étudiants et doctorants qui ont eu a exploiter un questionnaire de près de 150 « entrées »…

Des « leçons » à tirer ?

  • 57%  des sondés désapprouvent la mixité sur les plages
  • 83%  approuvent le port du voile   
  • 40%  refusent toute interaction entre juifs marocains et musulmans marocains
  • 44%  sont favorables à la polygamie  
  • 61%  n'acceptent pas la cohabitation entre croyants et non croyants
  • 75%  refusent qu'un musulman change de religion
  • 49,8% des 18-24 ans se définissent d'abord par leur identité musulmane, l'identité marocaine venant au second plan.
  • 66%  pensent que dans l'islam il y a une solution à tout (médecine, science, économie, politique, technologie)
  • 21%  des jeunes approuvent les mouvements « jihadistes », 17,6 % pour la population totale.

Lire ou relire notre article :

« Tel quel » ?

Une approche de l’identité marocaine… Un sondage de plus ? Un échantillon représentatif nous dit-on, de 1156 marocains et marocaines de seize régions du royaume, ont été consultés.
Des convictions religieuses  et de l’identité marocaine… Un sondage qui inquiète le Palais…

Sa Majesté le Roi Mohamed VI

Un sondage réalisé pour l’hebdomadaire marocain « Tel quel » par deux politologues et un antropologue (Mohammed El Ayadi, Hassan Rachik et Mohammed Tozy).
Un sondage qui a mobilisé une vingtaine de chercheurs, étudiants et doctorants qui ont eu a exploiter un questionnaire de près de 150 « entrées »…

Des « leçons » à tirer ?

  • 57%  des sondés désapprouvent la mixité sur les plages
  • 83%  approuvent le port du voile   
  • 40%  refusent toute interaction entre juifs marocains et musulmans marocains
  • 44%  sont favorables à la polygamie  
  • 61%  n'acceptent pas la cohabitation entre croyants et non croyants
  • 75%  refusent qu'un musulman change de religion
  • 49,8% des 18-24 ans se définissent d'abord par leur identité musulmane, l'identité marocaine venant au second plan.
  • 66%  pensent que dans l'islam il y a une solution à tout (médecine, science, économie, politique, technologie)
  • 21%  des jeunes approuvent les mouvements « jihadistes », 17,6 % pour la population totale.

Seulement 28,9% ne sont clairement pas d'accord avec les mouvements « jihadistes »

Il convient de se reporter aux dernières élections marocaines de septembre 2007:
30% seulement des marocains en âge de voter l'ont fait. Sur les votants, 20% de vote  nul…

Le mouvement islamiste « Justice et Bienfaisance » du Cheik Yassine, plus important mouvement islamiste du pays... avait appelé à l'abstention.

Un sondage donc qui inquiète le Palais mais aussi bien des marocaines et des marocains…

Découvrir le Maroc ?

Lire le site :  www.telquel=online.com/

Portemont, le 20 mars 2009

http://www.lesmanantsduroi.com/articles2/article32252.php

Osons poser une question ? Que donnerait un tel sondage au sein des MRE, des Marocains résidants à l’étranger ? Tout particulièrement chez les « jeunes » ?
N’assisterions-nous pas à un glissement de la « marocanité » vers une « identité » religieuse plus marquée ?

Bien sûr, une maman s’est insurgée. Nous manquons d’éléments quant aux « origines » de cette maman, de ses « racines », de ce en quoi elle se reconnaît.
Mais son courrier n’est pas revendiqué par le papa…

Aucun ostracisme dans notre réflexion, nous tentons d’approcher simplement cette part insondable de l’identité de tout un chacun, attentif au fait que l’identité d’un pays n’est pas la somme des identités que ces  « tout un chacun peut revendiquer »… par héritage, construction personnelle ou reniement…

Le cas « marocain » est à retenir à plus d’un titre alors que nos liens et notre relation avec le Maroc peuvent passer pour exemplaires, fruit  d’une approche non moins exemplaire que nous devons à Lyautey – farouche défenseur des valeurs républicaines ? -…

Le sultan Molay Youssef ben Hassan et Lyautey

La « marocanité », qui fut forte, s’étiole et risque sous peu d’être supplantée par une identité « musulmane », laquelle invite à épouser des causes qui sont loin de servir le Maroc.

Est-il donc tabou de nous poser la question de notre identité ? Pas tant de tenter de définir une identité nationale, que de répondre à la question « Qu’est-ce que la France ? » « D’où vient-elle ? « Qui est-elle ? »

Portemont, le 8 février 2010

La lettre de la maman qui s’insurge…

Des cours d'arabe. Que pour les élèves maghrébins?

La blogueuse Hypos s'insurge contre les «cours de langue et de culture arabes» proposés aux enfants dits «d'origine ».

Mon sang vient de ne faire qu’un tour quand j’ai avisé le papier remis ce jour à mon fils de huit ans dont le père est d ‘«origine» marocaine, mais néanmoins muni d’un passeport français comme je le suis moi-même!

Sous couvert d’ouverture d’esprit sans aucun doute (et comment pourrait-on croire autre chose d’un ministère de l’Education nationale dirigé par un zélateur de la sarkozie, collègue d’un Hortefeux et d’un Besson ?), voilà ci-dessous le joli document proposé aujourd’hui dans une classe de CE2.

Question posée à la cantonade et à la classe par la directrice de l’établissement scolaire : «qui est marocain?» !!! ....
Il s’agit donc de permettre à l’enfant «d’origine étrangère» (???? né en France de parents français en ce qui concerne le mien) de bénéficier de cours d’arabe et d’un enseignement à la culture marocaine/tunisienne/ algérienne.

Culture que, pour votre gouverne Monsieur le Ministre, les parents «d’origine» marocaine/tunisienne/algérienne sont tout à fait capables de transmettre eux-mêmes si d’aventure ils en ont envie, comme le font d’ailleurs les parents «d’origine» (donc !) espagnole ou auvergnate ...

Vous noterez sans doute au passage le bon goût du nota bene dont je reproduis ici les fautes de français :
«Ces cours destinés à l’origine aux enfants de la nationalité marocaine (tunisienne / algérienne) ou dont l’un des parents possède ou a possédé, sont ouverts à tout enfant dont la famille souhaite l’inscription, dans la limite des places disponibles.»

D’après les informations du bout d’chou, aucun enseignement de ce type n’a été proposé aux slaves, aux germanophones ni même aux bretons ou aux corses dont on reconnaît pourtant la richesse culturelle.

De quoi parlait donc notre cher président dans son allocution de bons voeux aux Français ?... Ah oui ! de fraternité !!!!!!

Hypos en mode rage

Retrouvez les articles de Hypos sur son blog

Histoire ancienne…

Publié le 27/09/2007 10:53 | J.-L. A.

Le Maroc finance les cours d'arabe

Le fait du jour. Une cinquantaine d'élèves, en dehors du temps scolaire, apprennent la langue arabe dans les écoles villeneuvoises.

La langue anglaise fait de plus en plus partie du quotidien des écoliers villeneuvois. Certains professeurs des écoles sont formés et enseignent à des élèves réceptifs. Pour d'autres cours, ce sont des enseignants étrangers aux écoles qui interviennent. Et l'on sait que plus l'apprentissage d'une langue étrangère est précoce et plus les enfants (et les écoliers) s'imprègnent de cette langue.
Mais dès que l'école se vide, après 17 heures et le retour à la maison, d'autres enseignants utilisent les locaux scolaires et des élèves reçoivent des cours supplémentaires. Des cours de langue. Arabe. « L'enseignement de la langue et de la culture arabe se fait hors du temps scolaire, dans la tranche de 17 à 19 heures ou le samedi matin. Cet enseignement n'est pas limité à la ville de Villeneuve, d'autres écoles et des collèges en profitent également. La proposition d'enseigner la langue et la culture arabe est faite après une enquête auprès des familles par l'inspection académique », explique la conseillère de l'inspection à Agen, Mme Bossuet. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, la chose n'est pas nouvelle. « Ce type d'enseignement, sur la base du volontariat bien évidemment, existe dans le département depuis plus de 20 ans ».
L'an dernier, les cours étaient dispensés sur quatre écoles de la ville, René-Descartes avec 17 élèves ; Jean-Jaurès avec 13 élèves ; Jules-Ferry avec 10 élèves et Paul-Bert avec 16 élèves. « Mais il y avait aussi une quarantaine d'élèves sur le Fumélois et d'autres apprenants sur le Néracais ». Pour cette rentrée 2007, le nombre des élèves inscrits n'est pas encore connu et les cours n'ont pas encore débuté. « Les parents doivent demander l'inscription de leurs enfants ».
Les raisons qui poussent les parents à vouloir pour leurs enfants cet enseignement-là sont multiples : la langue maternelle, l'apprentissage d'une deuxième langue très utilisée dans le monde et puis surtout la connaissance d'une culture à la richesse exceptionnelle

Des cours financés par le Maroc

Les écoles du milieu rural sont très peu demandeuses de ces cours d'arabe qui sont surtout dispensés en milieu urbain. Au total sur l'ensemble du département, pour faire face à la demande des parents, 5 enseignants sont affectés à l'enseignement de l'arabe : deux sur le Villeneuvois-Fumélois ; deux sur Marmande et Tonneins et un sur Agen. L'enseignement ne coûte rien aux élèves. Et c'est d'ailleurs la particularité de cet enseignement : les frais de personnel sont supportés par le gouvernement marocain et c'est l'ambassade du Maroc en France qui met à disposition des enseignants marocains. L'inspecteur d'académie, dans le département, les affecte sur les différentes écoles. Les cours sont au nombre d'un ou deux par semaine et sont d'une durée d'une heure ou de 90 minutes.

Chez nos voisins…

Face au professeur, dans une classe de 5e primaire d’une école d’Anderlecht, une douzaine d’enfants. Au programme : le mariage au Maroc, par exemple, explique l’inspecteur Ahmed Sakkaki. Ce sera l’occasion `de donner aux enfants l’opportunité de voir les différences et les similitudes, de faire un chemin vers la tolérance´.
Ces enfants auront, durant la semaine, deux autres `périodes´ consacrées à l’apprentissage de l’arabe et à l’histoire du pays d’origine. L’école s’est inscrite dans le programme ELCO (Cours d’acquisition de la langue et de la culture d’origine) proposée dans le cadre d’un partenariat entre la Communauté française et le Maroc.
Profitant d’une visite en Belgique du président de la chambre des représentants de là-bas, M. Abdelwad Radi, son homologue, la présidente du Parlement de la Communauté française, Françoise Schepmans, lui a fait découvrir lundi ce programme.
Cette idée de dispenser des cours sur la langue d’origine et sur la culture du pays des parents avait été officialisée dans le décret `missions´ de 1997. Des partenariats ont ainsi vu le jour avec le Maroc, mais aussi l’Italie, le Portugal, la Turquie et la Grèce. Les écoles qui adhèrent à la formule reçoivent le concours de professeurs issus du pays concerné, qui finance partiellement l’opération. L’idée part du présupposé suivant : ces enfants ont la chance d’être à cheval entre deux cultures, une chance qui peut se transformer en handicap s’ils se sentent `doublement déculturés´. Valoriser la culture d’origine consolide leurs repères. Cela, associé à un meilleur apprentissage du français, est la clé d’une bonne intégration, estime Mme Schepmans, qui plaide pour une extension de la formule. Elle propose d’ouvrir ces postes d’enseignants à des jeunes d’origine immigrée mais formés en Communauté française. « Symboles d’une insertion réussie », ceux-ci joueraient le rôle de courroies, positives, de transmission.
La Libre Belgique

Lire :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Enseignement_de_l'arabe_en_France

 

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