« Coq en vain »
Le Président de la République est accusé d’omnipotence, par la gauche et surtout par « Marianne »…
Oui, c’est exact, mais dans la stricte mesure des pouvoirs du régime. Pouvoirs qui jamais ne furent aussi restreints, même sous Vichy, tout au moins jusqu’en 1942.
Sarkozy met le Parlement à sa botte ! s’indignent les républicains « républicains ». Or, il ne le peut qu’à 30%, puisqu’à 70% le Parlement est réduit au rôle de chambre d’enregistrement des directives de Bruxelles. Mais ça, par contre, c’est sacré, ça ne viole pas la virginité de la démocratie, ça n’omnipotence pas. C’est européen…
Autre exemple : le Président assumerait toutes les fonctions ministérielles.
Mais qu’est-ce qu’un ministre de la Défense complètement « otanisée » ?
Un sergent-major déplumé qui, paradant à la tête d’un régiment, donne à croire aux enfants qu’il le commande.
Qu’est-ce qu’un ministre de l’Economie sans pouvoir sur la monnaie ? Un petit chef comptable.
On raisonne encore comme si la France l’était à part entière. Ou on fait semblant de le croire.
C’est irréel.
Certes France et Indépendance riment toujours, mais ne sont plus synonymes. A tel point d’ailleurs qu’appeler France ce pays tourne à la tromperie sur la marchandise historique. De même la souveraineté de la République, encore proclamée une et indivisible, alors qu’elle est tombée en indivision et placée sous tutelle.
A gauche on piaille, on ébouriffe ses plumes, on bat de l’aile comme des poules assaillies par le coq.
Mais le coq, comme les poules, est enfermé dans le poulailler.
Bernard Lhôte |