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Une « histoire » ancienne se réveille…
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Une « histoire » belge me direz-vous… Qui se souvient que Louis d'Orléans (1814-1896), duc de Nemours, deuxième fils de Louis-Philippe Ier, fut « élu » roi des Belges?…
Albion veillait… Paul-Marie Coûteaux connaît bien l’histoire de France et aussi celle de nos voisins…
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Louis d’Orléans, duc de Nemours.
Paul-MarieCoûteaux.
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Aujourd’hui la Belgique est dans la tourmente.
Quel avenir ?
Portemont, le 21 juillet 2008
Communiqué de
Paul-Marie Coûteaux
Député français au parlement européen
Président du RIF
Tandis que la Belgique est plongée depuis plus d’un an dans une crise si évidemment inextricable qu’elle annonce, pour bien des observateurs, son probable effondrement comme Etat fédéral et sa séparation en deux ou trois entités indéfinissables, je m’étonne du complet silence des autorités françaises. Seraient-elles secrètement désireuses de voir une Belgique éclatée devenir le symbole de la dissolution des Etats composant l’Union européenne et s’insérant dans ce que ses thuriféraires nomment « l’Europe des régions » ?
Le gouvernement français ne saurait rester plus longtemps indifférent aux nombreuses marques de sympathie des francophones du Nord envers la France, patrie qui fut longtemps la leur, et vers laquelle beaucoup se tournent aujourd’hui. Faut-il rappeler que Clovis, fondateur du premier royaume de France, est né à Tournai, que le statut de 1830 a été imposé contre le sentiment des belges, que le 14 juillet vient d’être célébré avec ferveur à Liège ? Comment ne pas donner un signe d’intérêt à ces parlementaires wallons qui ont récemment présenté une « loi organique portant statut d’une Belgique française » qui serait intégrée comme collectivité territoriale autonome dans la République ? Comment ne pas prendre en compte la croissance si rapide des francophones qui, selon plusieurs sondages des derniers jours, souhaitent un tel statut - de 10%environ il y a un an à 30% ?
Les francophones belges sont libres de décider, mais la France se doit de donner un signe fraternel. Il est simple et aisé : il suffit qu’une voix officielle rappelle l’article 88 de notre Constitution disposant que «La République peut conclure des accords avec des Etats qui désirent s’associer à elle». Ce texte, déjà mentionné par le général de Gaulle en 1967 après une entrevue avec des parlementaires «rattachistes» permettrait de conclure un «contrat d’association» avec la Wallonie, dans le cadre d’une France des régions bien plus souhaitable que l’«Europe des régions», synonyme de son absorption dans la moulinette euro-atlantique. Ce signe serait donc souhaitable, à la fois pour l’Europe, pour la France ; il l’est par dessus tout pour répondre à la désespérance belge. |
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