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Jamais la classe, la caste politicienne, n’aura été autant médiocre…
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Les bouches en cul de poule se succèdent aux bouches en cul de poule…
Les commis cireurs d’escarpins à talonnette, les journaleux qui se rêvent « conseiller » du fauteuil vide, les anciennes « étoiles » exilées, les candidats à toutes les successions, tous, transpirent à qui mieux mieux, la médiocrité.
Et les Français courbent l’échine à en lécher le sol chaque jour plus meurtri de la terre de France !
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Faudra-t-il que nous subissions encore une fois le pire qui n’est jamais certain ?
Parlons institutions. Le fils de son père, à savoir Jean-Louis fils de Michel, s’inquiète de la réforme des institutions qui a été votée par l’Assemblée nationale. Il s’inquiète de deux mesures qui selon lui « orchestreront » le retour à l’instabilité gouvernementale de la IVe République. Le fils de son père semble feindre de ne pas réaliser que la Ve est morte depuis belle lurette…Par essence, morte avec celui pour lequel elle avait été taillée par son habile tailleur de père. Grande est sa crainte. Pensez donc : le partage de l’ordre du jour entre le gouvernement et le Parlement sera insupportable… Et que dire alors que les ministres retrouveront « automatiquement » leur siège de député en quittant le gouvernement…
Le fils de son père se dresse, statue du Commandeur après une lessive « Jivaros » :
Les équilibres institutionnels sont précaires ! Soit !
Et Jean-Louis Debré de défendre la « force » de la Ve République… « Un Etat avec un président arbitre du fonctionnement des pouvoirs publics mais actif, un gouvernement issu de la volonté présidentielle et ayant la confiance du Parlement, un Parlement légiférant et surtout contrôlant le gouvernement et l’administration »
Jean-Louis Debré, Alice aux Pays des Merveilles ! Que n’ose-t-il pas dire du haut de sa présidence du Conseil constitutionnel. Courage ! Nous attendons son départ dans le maquis…
Et il ne devrait pas être seul :
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Bernard Debré |
Bernard, le Frère, y allait de son indignation :
« La présence du président de la République à l'Assemblée nationale me semble complètement psychédélique : cette disposition risque d'abaisser la fonction présidentielle parce que le chef de l'Etat, en venant dans l'hémicycle, se fera huer par l'opposition, quel que soit le président, quelle que soit l'opposition... Vous imaginez le président malmené par les députés passant le soir sur toutes les chaînes de télévision !"
Avons-nous entendu de telles réactions lors de la soirée au Fouquet’s ou lors des croisières présidentielles ?
Afin d’exister, « Un moment encore, rien qu'un moment, monsieur le bourreau ! », combien sont-ils tous ceux qui ont posé leur fondement dans les fauteuils du comité présidé par le Grand Balladur ? Pour accoucher d’ « Une Ve République plus démocratique » !
Le ridicule ne tue plus. Nous allons finir par le regretter… Et Monsieur Jack Lang n’était pas en reste pour se tortiller dans son fauteuil…
Merveilleuse démocratie que cette démocratie qui a appelé aux urnes les Français un 29 mai 2005 pour les renvoyer par la suite à de plus saines occupations…
Mot terrible que ce mot de « démocratie », tout comme celui de « valeurs républicaines », des mots qui grouillent de mille serpents.
Des mots qui ne pouvaient que donner naissance à des institutions corrompues.
Sujet de la plus grande gravité : La Défense.
Vous me direz, après avoir lu le dernier article du général Pierre-Marie Gallois, que les Français ne se soucient plus de leur Défense. Ne plus se soucier de la Défense de sa patrie, c’est comme ne plus chanter dans sa langue maternelle. C’est avoir un pied dans la tombe…
Oui, la Défense, un sujet qui a réveillé tous les courages.
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Alain Juppé |
« En 1995, Jacques Chirac avait dit qu'il était prêt à entrer dans l'OTAN si les Américains partageaient le pouvoir et si l'Europe construisait une défense. Aujourd'hui, je crains que le "si" ait disparu. Si on entre dans l'OTAN sans condition, ce sera un marché de dupe »
Oui ! Monsieur Alain Juppé a osé ! Quel courage…
Pour livrer aussitôt après, référendum irlandais oblige : qu’il fallait se demander si, en matière de construction européenne, "les élites ne sont pas en avance et le peuple en retard".
N’auraient-ils pas bonne mine tous les « Girondins » qui montaient à l’échafaud en chantant :
Plutôt la mort que l’esclavage
C'est la devise des Français!...
Ah ! Le livre blanc de la Défense… Vous souvenez-vous de Monsieur Richard ? Alain, pas Jean…
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Alain Richard |
L’ancien ministre de la Défense de Monsieur Jospin… Une belle occasion de refaire surface en déclarant : « Ces conclusions sont définies non pas par une vision stratégique mais par une logique budgétaire » Battons notre coulpe : nous sommes passés à côté de la vision stratégique de la politique de Défense de Monsieur Jospin et de Monsieur Richard…
La classe politique déborde de courage…
Où que nous portions nos regards, nous ne voyons que lâcheté et bassesse.
Et Jean-Louis Debré, interrogé sur le sujet, de s’accrocher à son devoir de « réserve » :
«Ne me faites pas intervenir sur un sujet d'actualité, ce n'est pas la première fois qu'il y a un Livre blanc. Je n'irai pas plus loin.»
Qu’ils soient de « droite » ou de « gauche », nos brillants politiciens ont rayé les véritables problèmes de Défense de leurs préoccupations.
Ségolène Royal se doit au silence et apprend encore à compter sur ses doigts le nombre de nos sous-marins à propulsion nucléaire…
Comment en est-on arrivé là ?
Il nous suffit de lire l’excellent article de Jean-Dominique Merchet :
Coup sur coup, deux interlocuteurs ont abordé, avec moi et en privé, la question du développement d'un nouvel antimilitarisme de droite dans notre pays. J'en fus très surpris. Il s'agissait d'un jeune colonel plein d'avenir et d'un historien de la chose militaire, pas vraiment de gauche tous les deux.
Beau débat, que nous voulons simplement ouvrir ici. Il ne s'agit pas d'opposer l'UMP au PS ou de savoir pour qui votent les militaires, mais d'avoir une réflexion, disons, un peu intello. Ces réflexions n'engagent bien sûr que moi, qui ne passe pas pour être très à gauche...
1) Pendant longtemps, les choses semblaient simples. La droite aimait l'armée et défendait les militaires. La gauche se méfiait d'eux et cultivait volontiers l'antimilitarisme. Cette attitude date de la période 1848-1898, comme l'a très bien montré le général André Bach, ancien patron du SHAT, dans son livre sur l'armée de Dreyfus. Or, avant 1848, l'armée était plutôt "à gauche", pour faire simple, et la droite se méfiait de ces traînes-sabres et demi-soldes. Ce que l'on croit éternel est souvent daté. Le développement d'un antimilitarisme de droite n'abolit pas pour autant la tradition antimilitariste de gauche.
2) Les valeurs du libéralisme économique sont différentes des valeurs militaires. D'un côté, l'individualisme, la recherche du profit immédiat et une certaine "déterritorialisation". De l'autre, la cohésion du groupe, le don de soi, l'enracinement dans des traditions. Or, aujourd'hui, les valeurs de la droite sont essentiellement libérales. Elle divorce donc progressivement de ce que représente l'armée.
3) Les élites dirigeantes (politiques, économiques, culturelles, médiatiques) sont plus éloignées que jamais du milieu militaire. Combien de dirigeants ont une expérience sérieuse de l'armée? Ou un parent (père, frère, fils) qui a choisi la carrière des armes ?
4) Nicolas Sarkozy n'a jamais manifesté beaucoup d'intérêt personnel pour la chose militaire. Il est en revanche plus marqué par sa longue fréquentation (fascination?) de l'univers policier, dont la culture est très différente de celle des armées.
5) L'armée recrute ses hommes dans les milieux populaires et ses cadres "dans la petite bourgeoisie de province et l'aristocratie désargentée", me disait mon interlocuteur colonel. Pas dans la grande bourgeoisie, ni les milieux d'argent.
6) Les dirigeants politiques ont tendance à considérer l'armée et les militaires comme un outil. Il s'agit là d'une vision quelque peu dépréciative, qui oublie que l'armée est un corps social et une institution.
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Plus que jamais, il est urgent que les Français se ressaisissent.
Léon Areva, le 5 juillet 2008
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