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Exclusivité « Les manants du Roi » ! Après de tels mots l’issue ne pouvait être que terrible…
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Il est rare qu’un ministre des Affaires étrangères parle d’un chef d’Etat ainsi :
« Cet homme, je parle de M. Mugabe, qui se croit désigné par Dieu et que Dieu doit maintenir à son poste, n'est rien qu'un escroc et un assassin, il faut le dire avec force ». Toutes les Chancelleries ont été secouées de tremblements…
Et, adepte de l’escalade, de rajouter : « … et il n’est pas question d’en accepter le résultat ».
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Les élections qui se sont déroulées au Zimbabwe venaient de réveiller en Bernard Kouchner le guerrier qui toujours sommeille…
Avant de déchaîner la colère de Mars, toujours s’appuyer sur un grand principe : « C’est vraiment le plus grand déni de démocratie que l’Afrique ait connu » lançait notre guerrier qui venait de se réveiller.
Un réveil soutenu par les plus hautes autorités de l’Etat puisque nous apprenions que le président Sarkozy tenait « pour responsable les autorités zimbabwéennes qui ont choisi la voix de la violence pour bâillonner le peuple du Zimbabwe et l’empêcher de s’exprimer librement par les urnes »
Violences qui « constituent un viol flagrant de la démocratie et des règles édictées par les chartes de l'Union africaine et de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) » estimait M. Sarkozy… Grand expert comme vous le savez, dans le domaine du respect des vœux des peuples…
Des déclarations me direz-vous ?
Nous avons décidé de tout vous dire, tout vous montrer, ne rien vous cacher, grâce à l’aide du célèbre colonel S., spécialiste des coups fourrés et collaborateur du périodique « Royaliste ».
A l’aide de ses multiples caméras cachées, le colonel S. a pu saisir les images qui en disent plus long que tous les commentaires. Merci mon colonel…
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Robert Mugabe |
Tout a commencé par les tonitruantes déclarations de Monsieur Mugabe… alors que son adversaire venait de remporter le premier tour des élections…
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Morgan Tsvangirai « vainqueur » du premier tour…
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Et comme il se devait dans toute démocratie fraternelle, Monsieur Mugabe s’est empressé d’envoyer ses proches afin de féliciter Monsieur Morgan Tsvangirai. C’est bien connu que quand on aime, on ne compte pas…
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Monsieur Morgan Tsvangirai après les félicitations…
En médaillon, Monsieur Mugabe.
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Après ces témoignages chaleureux, le sang de Monsieur Kouchner n’a fait qu’un tour… et d’un doigt accusateur, il a pointé le coupable…

et son « complice »…

Sensible à une telle réaction, Monsieur Mugabe dont la sensibilité est proverbiale en Afrique, n’a pas tardé à répondre à notre bouillonnant ministre…

Cette affaire devenait sérieuse…
Notre grand guerrier ne pouvait pas en rester là !
Et d’en référer à son maître…

Sous le regard « expert » d’un ancien ministre de nos armées… notre ami le colonel S. sentait en fin connaisseur une odeur de poudre…

Monsieur Mugabe, lui, n’entendait pas reculer et lançait à notre ministre :
« Si tu en as, vient me le dire en face »…
Le colonel S. est formel, fort de sa connaissance parfaite de 33 langues africaines dont la langue des « Shona », la phrase a bien été dite !
L’honneur du ministre des Affaires étrangères de la France était en jeu.
Une réponse à la hauteur de l’apostrophe s’imposait…

Diplomatie oblige, notre ministre s’est concentré…
Et la réponse est tombée comme la foudre !
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« Deux ! J’en ai deux ! » |
Du jamais vu dans les hautes sphères de la diplomatie mondiale… Mais tous les experts et spécialistes du langage des signes sont formels : Deux ! Il a bien dit « Deux ! J’en ai deux ! »
Ainsi le Rubicon était franchi…
Vous imaginez la réaction de Monsieur Mugabe…

Et les marques de sympathie n’ont pas été comptées, une fois de plus, à l’égard des soutiens de Morgan Tsvangirai.

Plus question alors de reculer. Bien plus que l’honneur de Monsieur Kouchner, l’honneur de la France était en jeu !
Respectueux du droit international, notre ministre rendait compte de la situation aux autorités de la planète…

Et Monsieur Mugabe de persévérer…

Dans la plus pure tradition française que retrouvait Monsieur Kouchner, la réponse se préparait. Pas d’exploits militaires sans chansons pour donner du cœur au ventre !
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Monsieur Kouchner à l’exercice…
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Fin prêt, le ministre « remonté » comme une pendule s’est essayé en plein air…

Aux dires des experts, ce fut un succès. Mais notre ami le colonel S., lui, fut bien plus réservé…
Il était enfin temps de passer à l’action.
Il y eut une dernière répétition…

Le Para Kouchner ne manqua pas de faire ses adieux aux êtres qui lui étaient chers…


Mais prudent, le Chef de l’Etat, Chef des Armées, jugeait bon de décorer sans tarder notre ministre d’une belle cravate rouge…

Et « quand faut y aller, faut y aller »…

Enfin l’Opération fut lancée – nom de code « Sac de riz » -

La suite est plus délicate à raconter. Le colonel S. a suivi en vieux « briscard » les opérations… Mais je lui ai promis de faire silence sur ce qui doit être respecté et de ne retenir que la version officielle qui circule sous les treillis
Ce fut très dur. Il s’est bien battu.


Mais le mot de la fin est resté à Monsieur Mugabe…

Dernier bilan de l’Opération « Sac de riz » ?
200.000 personnes déplacées, au moins 100 militants du MDC (Parti de Monsieur Morgan Tsvangirai) assassinés, 20.000 maisons brûlées et 10.000 personnes blessées… Le tout, avec la complicité des milices de Monsieur Thabo Mvuyelwa Mbeki…Président de la république d’Afrique du Sud…
Portemont, le 3 juillet 2008
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