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« Quand les stars du CAC 40 annoncent 100 milliards d'euros de bénéfice, la gauche s'empresse de stigmatiser les actionnaires qui se partagent 40 milliards de dividendes. Mais quand ces mêmes actionnaires perdent 20% de leur capital depuis le 1er janvier, c'est le grand silence. Laisser entendre que les actionnaires s'engraissent sur le dos des salariés est une escroquerie intellectuelle pure et simple, d'autant plus que la plupart des actionnaires sont des petits porteurs dont beaucoup sont salariés de ces mêmes entreprises. Les dividendes ne tombent pas du ciel, ils rémunèrent à juste titre la prise de risque. Ce n'est pas en usant d'arguments fallacieux que la gauche facilitera son retour aux affaires.
La dénonciation malhonnête des profits du pétrolier français est inacceptable. Elle dénote l'esprit anticapitaliste de nos médias toujours très socialistes. Ils oublient de rapporter les gains à la capitalisation élevée de l'entreprise et à la nécessité d'investir pour renouveler ses stocks en cours d'épuisement. En qualité de petit actionnaire, mon investissement s'est soldé par des pertes que j'assume. Quand j'ai appris que la société, déjà fortement imposée, allait être « rackettée » de 200 millions d'euros, j'ai bien compris que les bénéfices font des jaloux et des envieux, mais que les déficits sont toujours orphelins.
Dans l'état actuel de notre démocratie, faire des bénéfices ou s'enrichir est toujours considéré comme étant scandaleux. Si nous ne voulons pas devenir un pays de pauvres il faut se rappeler que les entreprises à forts bénéfices sont rares en France.
Que ces entreprises payent des impôts, distribuent des dividendes à leurs actionnaires ( hélas souvent étrangers ) que les profits distribués aux épargnants qui payent une deuxième foi des prélèvements, des impôts. De plus ils améliorent notre économie par la TVA et les solidarités familiales…
Que les employés des entreprises du CAC 40 ont des salaires corrects, qu'ils sont souvent actionnaires de leur entreprise et bénéficient de l'intéressement et de la participation aux bénéfices…
Il est vrai qu'en France on préfère les entreprises publiques, en déficit chronique, subventionner à perte pendant des décennies et qui une fois privatisées deviennent des stars du CAC, embauchent, investissent, payent des impôts,etc.
Le « miracle » des privatisations est confirmé par les réussites a l'exemple du rail et de la poste en RFA et en suède. Entreprises en plein développement national et international, pour le plus grand profit des usager, des actionnaires, souvent étatiques. »
Gérard Gelé
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