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A la baisse… Bacchus fait grise mine…
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En 2007, la production de vin en Europe a reculé de 9%. Les cartes se redistribuent sur l’ensemble de la planète « Vigne »…
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La crise de 2004 a pesé lourd et si les cours frémissent à la hausse personne ne conteste « l’aggravation de l’érosion du vignoble communautaire entamée depuis plusieurs campagnes » (Federico Castelluci directeur général de l’Organisation internationale de la vigne et du vin).
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« Bacchus » Michelangelo Caravaggio |
Nombre d’exploitants ont définitivement cessé l’activité viticole. D’autres réduisent les rendements…
En France, selon l’OIV, 36 000 hectares de vignoble ont été délaissés depuis 2005. L’Europe perdrait 40 000 hectares de vignoble chaque année depuis 2000, et la surface communautaire serait aujourd’hui de 3,8 millions d’hectares.
Dans le monde, la vigne poursuit sa croissance, particulièrement an Amérique latine qui a progressé de 15 000 hectares, tout comme en Océanie qui « gagne » 8 000 hectares.
Toujours selon l’OIV, le vignoble mondial occuperait 7,8 millions d’hectares. Une interrogation : le vignoble chinois…
Si la surface augmente, la production baisse. Dans le monde, elle a baissé de 4% avec un record en Australie : - 33%. Conséquence de deux années de sécheresse, lesquelles ont eu aussi quelques incidences sur les récoltes de blé…
Un léger repli a été constaté en Argentine et au Chili.
Aux dires des experts, la production mondiale devrait se situer entre 263 et 270 millions d’hectolitres, soit une baisse de 6% à 8%.
Alors que la consommation mondiale connaissait une progression régulière depuis de nombreuses années, elle marquerait une pause… en partie attribuable à la baisse de la consommation en Europe malgré un rebond au Royaume-Uni.
Mais pour les experts, ce qui retient l’attention, ce sont les échanges qui se sont accrus pour permettre au commerce mondial du vin de progresser de 8%.
L’Italie mène la danse et reste le premier exportateur mondial avec 21% de part de marché, suivie par l’Espagne à 17% et la France qui la talonne de très près.
Nous pourrions mieux faire… Nous y reviendrons.
(Après lecture du quotidien Les Echos du 27 mars 2008)
Léon Areva, le 5 juin 2008

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