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« S’il vous plait aidez-nous »…
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Et la réponse semble être : « Tarek Aziz. connais pas ! »
« Voilà longtemps que nous sommes en prison et loin de nos familles, pas de contact, pas de téléphone, pas de lettre… nous avons besoin d’un traitement équitable, d’une enquête équitable, et enfin d’un procès équitable… Help us… » Tarek Aziz
Classique histoire d’amnésie… Nous ne sommes plus depuis fort longtemps, à une époque chevaleresque…
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Tarek Aziz |
L'ancien vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz, ministre des Affaires Étrangères de 1983 à 1991, détenu par l'armée américaine depuis le 24 avril 2003, est présent à son procès qui s’est ouvert le 20 mai 2008.
D’aucuns pensaient qu’il décèderait avant. En janvier, son avocat déclarait qu’il agonisait et qu’il ne vivrait pas plus d’un mois en raison d'une embolie cérébrale et de maladies cardiaques. (jeudi 12 janvier dans le quotidien arabe Al-Hayat.)
La détention de Monsieur Tarek Aziz a été conforme aux principes de certains… Il aurait été détenu dans un local "réservé aux chiens".
Le 29 avril 2008, les Américains auraient « livré » le détenu aux irakiens Chiites, adeptes de la chasse aux Chrétiens en compagnie des Sunnites Salafistes…Un beau « gibier » chrétien chaldéen, pour eux,
Tarek Aziz comparaît à Bagdad devant le Haut tribunal pénal irakien pour son rôle présumé dans l'exécution de 42 commerçants en 1992 dans la capitale.
L’amnésie frappe à l’aveuglette un peu partout…
Mais il semblerait depuis très longtemps que la France soit une de ses terres de prédilection…
Si besoin en était, Gilles Meunier, Secrétaire général de l'association Amitiés franco- irakiennes, nous le rappelle.
Portemont, le 2 juin 2008
A Bagdad, Tarek Aziz risque la peine de mort, accusé d'avoir fait pendre 42 grossistes qui spéculaient sur les prix en plein embargo et proposé qu'un soit rendu à Saddam Hussein dans la prière de vendredi. Le Tout-Paris politique, qui l'a courtisé pendant 20 ans, se tait, ou presque. Consigne : « Tarek Aziz. connais pas ! ».
Jacques Vergès, qui le défend, en fait l'amer constat. Certains « amis de l'Irak », nous a dit un expert du milieu, « n'ont même pas la reconnaissance du ventre » ! On comprend que Kouchner se taise. Il a un souvenir cuisant des Moukhabarat quand il jouait au french docteur au Kurdistan dans les années 70 ; mais Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et ancienne présidente du Groupe France-Irak à l'Assemblée. Elle logeait une fois l'an, tous frais payés, à l'hôtel Rashid et faisait le siège du bureau de Tarek Aziz ou de Taha Yassin Ramadan, le vice-Président et grand argentier pendu il y a un an sans qu'elle réagisse non plus. Patrick Ollier qui soutenait avec elle l'Afice - association de coopération économique franco-irakienne de Serge Boidevaix - a lui aussi la mémoire qui flanche et il n'est pas le seul.
Où sont les Chirac, Jospin, Pasqua, Juppé qui ont reçu Tarek Aziz à Paris en 1995, lui promettant monts et merveilles pourvu qu'il renvoie l'ascenseur ?
Nous n'aurons pas, cette fois, la méchanceté de remonter le temps. La liste des pro-irakiens honteux serait longue. Il faudrait alors parler valises de billets et commissions versées aux bureaux d'études du RPR et du PS mitterrandien, pour des contrats payés rubis sur l'ongle. Par la Coface.
GillesMeunier
Secrétaire général de l'association Amitiés franco- irakiennes
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A son sujet, Hans-Christof von Sponeck, ancien secrétaire général adjoint de l'ONU, à déclaré :

"[...] j’ai connu M. Tarek Aziz. Mon prédécesseur et moi-même le considérions comme une personne avec laquelle nous avions une relation cordiale, comme une personne qui — malgré ce que l’on en a dit dans les principaux journaux — essayait de s’occuper du peuple irakien. Une personne donc disponible et disposée à prendre en considération des propositions visant à apporter des améliorations au programme d’assistance humanitaire. De notre point de vue, de mon point de vue, c’était une personne correcte. Je ne peux pas juger de ce que M. Tarek Aziz a fait en Irak en-dehors de mon domaine de responsabilité mais, tout ce que je demande, est qu’une personne malade, ne serait-ce que pour des raisons humanitaires, soit traitée dignement [...] et [puisse] bénéficier d’un procès équitable. M. Tarek Aziz avait droit, et a droit — tout comme Saddam Hussein du reste — à être traité conformément au droit international, conformément aux conventions de la Haye et de Genève. Je m’élève contre le fait que, trois ans après qu’il se soit volontairement livré aux forces d’occupation, il n’ait pas encore été inculpé [...]".
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tarek_Aziz
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Le procès de Tarek Aziz, qui fut pendant vingt ans le porte-parole et l'émissaire de l'ancien président irakien Saddam Hussein à l'étranger, reprend mardi à Bagdad en l'absence de ses avocats, faute de visa ou pour des raisons de sécurité.
Son principal avocat irakien, Me Badie Izzat Aref, qui réside en Jordanie, a d'ores et déjà affirmé à l'AFP qu'il n'assisterait pas au procès, faute de garanties sur sa sécurité.
"Tous les avocats prêts à défendre mon père n'ont pas encore reçu de visa pour assister au procès", a déclaré depuis Amman son fils, Ziad Aziz, ajoutant que Tarek Aziz lui avait dit, lors d'une conversation téléphonique jeudi, qu'il prendrait "sa propre défense, si ses avocats n'assistent pas au procès".
Né en 1936, Tarek Aziz s'était livré presque immédiatement aux troupes américaines après la chute de Bagdad le 9 avril 2003 et est détenu au Camp Cropper, près de la capitale irakienne. Il a été plusieurs fois hospitalisé et sa famille a demandé sa libération pour raisons de santé.
Unique chrétien du cercle étroit des puissants de la dictature de Saddam Hussein, il est jugé avec sept autres dignitaires de l'ex-régime pour l'exécution en 1992 de 42 commerçants accusés d'avoir spéculé sur les prix des produits alimentaires alors que l'Irak était soumis à des sanctions de l'ONU. Selon l'acte d'accusation, ces commerçants ont été arrêtés dans les marchés de grossistes à Bagdad, exécutés après un procès sommaire et leurs biens ont été saisis.
A l'ouverture de son procès le 29 mai, celui qui occupa de 1979 à 2003 les fonctions de ministre de l'Information, ministre des Affaires étrangères et vice-Premier ministre était apparu fatigué, toussant tout au long de l'audience et s'appuyant sur une canne. Son procès se déroule devant le Haut tribunal pénal irakien, là même où a été jugé Saddam Hussein et plusieurs dignitaires de l'ancien régime.
Le tribunal, qui siège dans la Zone verte, le secteur ultra-protégé du centre de Bagdad, est présidé par le juge kurde Raouf Rachid Abdel Rahmane qui avait condamné Saddam Hussein à mort en 2006 pour crimes contre l'humanité. Il a été pendu le 30 décembre 2006.
Tarek Aziz a nié être impliqué dans l'exécution des commerçants, selon son fils qui a estimé que son père avait été accusé dans cette affaire "pour qu'il ne puisse pas bénéficier de la loi d'amnistie adoptée par le gouvernement actuel".
"L'article 3 du paragraphe B de cette loi stipule que toute personne ayant passé un an en détention sans jugement doit être libérée", a-t-il souligné. "Mon père est en détention depuis cinq ans sans inculpation ni jugement". Pour des "raisons de santé", un huitième co-inculpé, Ali Hassan al-Majid, dit "Ali le Chimique", n'avait pu assister à la première audience. Condamné à mort en juin 2007 par la justice irakienne pour le "génocide" contre les Kurdes dans les années 1980, il est en instance d'exécution.
Dans de récentes déclarations, Me Aref a affirmé avoir demandé au gouvernement irakien le transfert du procès devant un tribunal au Kurdistan, région plus sûre du nord d'Irak, alors que d'autres défenseurs ont souhaité que M. Aziz soit jugé hors d'Irak. Aucun commentaire n'a pu être obtenu des autorités judiciaires à Bagdad sur de telles requêtes.
Aux côtés de Me Aref, un collectif d'avocats entend également participer à la défense de Tarek Aziz: deux avocats français, le célèbre Jacques Vergès et André Chamy, ainsi que quatre avocats italiens.
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Maître Jacques Vergès |
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Maître André Chamy |
Il s'agit du quatrième procès d'anciens responsables du régime de Saddam Hussein, renversé avec l'entrée des troupes américaines dans Bagdad, trois semaines après l'invasion de l'Irak le 20 mars.
www.france24.com
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