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Bien bas et plusieurs fois… Le « kowtow » n’a plus de secret pour la France !
Le 28 avril 2008
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Oui, c’est du « chinois ». Par des agenouillements successifs, le front frappant le sol, témoigner à l’empereur de Chine sa soumission…
Ainsi procède la France. La France qui ne peut plus vivre selon son mode, sans s’attirer les foudres du dragon… La France dont la police a reçu ses ordres de la police chinoise.
Tout au long de ses pérégrinations, la flamme olympique a été accueillie par bien des manifestations...
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A Londres |
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A Paris |
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A Jakarta,
en Indonésie, le 22 avril 2008… |
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Au Japon, à Nagano, le 25 avril…
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Mais c’est la France qui a été la cible de Pékin, afin de mesurer notre capacité de résistance ainsi que la cohésion européenne, comme le dit si bien Federico Rampini dans La Tribune du 25 avril 2008 :
« Ils (les Chinois) ont eu les réponses : aucun signe de solidarité européenne et un signal de soumission de Paris avec l’envoi de trois émissaires (Christian Poncelet, Jean-Pierre Raffarin et Jean-David Levitte). »
Et de développer :
« Depuis longtemps, les Occidentaux ont une vision marxiste de l’histoire : ils s’imaginaient que l’adoption de l’économie de marché par un grand pays allait nécessairement déboucher sur des réformes démocratiques. Cela n’a pas fonctionné. En fait la classe politique chinoise défend un système de capitalisme libéral en maintenant le pacte social passé avec la classe moyenne par Deng Xiaoping : « Enrichissez-vous et fermez là ! ». Tant que la croissance restera élevée, ce pacte continuera d’être respecté par les jeunes et les classes moyennes des grandes villes. Mais, si ce socle du consensus venait à se fissurer, en cas de crise économique notamment, il y aurait des craquements, et la classe politique bougerait. Dans ce processus, l’influence de l’Occident est réduite. Mais nous avons, nous européens un devoir de cohérence : il ne faut pas que nous puissions un jour nous reprocher de ne pas avoir eu la bonne attitude. »
Federico Rampini ne voit pas de stratégie européenne. Il voit une fragmentation totale du discours européen à l’égard de Pékin, et nous dit :
« Reste que je ne crois pas que défendre les droits de l’homme implique de sacrifier ses intérêts économiques. A preuve, la fermeté d’Angela Merkel face à la campagne anti-allemande de Pékin à la suite de sa rencontre avec le dalaï-lama : elle n’a rien cédé, et l’Allemagne n’a perdu aucun grand contrat ni sa place de premier exportateur mondial en Chine. »
A méditer… Et lire « l’ Ombre de Mao » de F. Rampini, enseignant et journaliste spécialiste de la Chine.
Portemont, le 28 avril 2008
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