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Drôle de république…
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La rupture promise n’est-elle pas un simple retour aux sources ?
Monsieur Alain Bauer, criminologue dont la renommée n’est plus à faire, proche de celui que tout le Royaume-Uni appelle le « mari » de Carla Bruni, a reçu mission de l’Elysée : une mission d’importance…
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Nicolas Sarkozy et Alain Bauer. Mai 2007
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Réorganiser les centres de formations liés à la sécurité en deux pôles : « Défense-Affaires étrangères » et Sécurité intérieure ».
Rappelons que Monsieur Bauer a été Grand Maître d’une « maison » bien républicaine… le Grand Orient de France de 2000 à 2003.
Juriste confirmé (droit public et science politique), Alain Bauer a enseigné ou enseigne aujourd’hui, à l'IEP Paris ; à l'Institut de Criminologie ; aux universités de Paris I, II et V (Sorbonne) ;à l'Ecole des Officiers de la Gendarmerie nationale ; à l'École Nationale de la Magistrature ; et à l'École Nationale Supérieure de Police ; ainsi qu’à l'étranger et a été nommé membre du conseil d'administration de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
Auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur la criminalité et d'une dizaine sur la franc-maçonnerie, Alain Bauer a soulevé maintes critiques à la suite de son ouvrage : « Violences et insécurité urbaines » écrit avec Xavier Raufer.
Nombre de sociologues ont critiqué la démarche (et la légitimité) scientifique d'Alain Bauer, chantre de l’opposition à la « culture de l'excuse ».
Parfaitement introduit dans toutes les sphères politiques, il a été nommé membre de la commission nationale consultative des droits de l'Homme (2000 - 2003) et la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE - 2005 à 2007), étant aussi président du conseil d'orientation de l'observatoire national de la délinquance (depuis 2003) et de la commission nationale de la vidéo-surveillance (depuis 2007).
Sa notoriété n’a pas de frontières : conseiller de la police de New York, de la Sûreté du Québec et du « Los Angeles Sheriff Department », il a apporté sa contribution à la publication de la première étude approfondie sur le terrorisme interne aux États-Unis en août 2007.
Dire aussi qu’il a été nommé président de la commission sur le contrôle des fichiers de police…et a été rapporteur du groupe de travail sur la police de sécurité quotidienne…
En août 2007, le Président de la République et le Premier ministre lui ont demandé de diriger une mission pour le rapprochement des instituts de formation, de recherche et d'analyse des questions de sécurité et stratégiques en août 2007.
Il s’est dit fort pudiquement que, lors des élections présidentielles de 2007, son rapprochement avec Nicolas Sarkozy, a permis de mettre à son profit sa connaissance des syndicats des gardiens de la paix et des officiers et ses nombreuses amitiés avec de nombreux commissaires et « haut-gradés »…
Que des cordes à son arc…Alain Bauer est aussi membre laïque du conseil de direction de l'institut d'études des sciences du religieux (IESR).
Le cœur de la république ayant toujours battu à l’unisson avec celui de sa police… Allons nous connaître une nouvelle affaire des « Fiches » ?
Pour ceux qui ont la mémoire courte, un petit rafraîchissement est de rigueur :
« Le général Louis André est nommé en 1900 ministre de la guerre, pour remplacer le général Gaston de Galliffet démissionnaire, dans le gouvernement de « défense républicaine » de Waldeck-Rousseau, puis reconduit dans celui d'Émile Combes, après le triomphe du « bloc des gauches » aux élections de 1902.
Désireux de républicaniser l'armée en la laïcisant, cet anticatholique farouche, méprisé par ses collègues et ses subordonnés, interdit en 1903 aux soldats de fréquenter les cercles militaires catholiques, en application des nouvelles lois laïques sur la « neutralité » supposée, exigée des institutions républicaines et de leurs membres.
L'année suivante, le général fait appel aux cellules locales (appelées loges ou ateliers) du Grand Orient de France, organisation maçonnique qui est à l'époque pleinement engagée dans la lutte pour la séparation de l'Église et de l'État, pour établir au total 25 000 fiches sur les opinions politiques et religieuses des officiers se rendant à la messe.
Dans la pratique, la direction du C.O. (le Conseil de l'Ordre) fait passer une circulaire aux vénérables maîtres (présidents) de chaque loge de cette obédience pour leur demander de rassembler à leur niveau le plus d'informations possibles sur les officiers des garnisons de leurs villes ou départements. Si de nombreux vénérables (généralement ceux des loges bourgeoises modérées qui désapprouvent les excès du combisme) ne donnent pas suite, ne voulant se compromettre dans une opération de « basse politique », d'autres, surtout ceux des ateliers les plus extrémistes (radicaux ou socialistes), se lancent avec enthousiasme dans l'opération par haine du clergé, de la religion ou même de l'armée.
Sur les fiches ainsi constituées, on pouvait voir des mentions comme « VLM » pour « Va à la messe » ou « VLM AL » pour « Va à la messe avec un livre ». Les fiches ne se contentent pas de rapporter uniquement des faits comme en témoignent les appellations de "clérical cléricalisant", "cléricafard", "cléricanaille", "calotin pur-sang", "jésuitard", "grand avaleur de bon Dieu", "vieille peau fermée à nos idées", "rallié à la République, n'en porte pas moins un nom à particule". Les fiches rapportent aussi la vie privée ou familiale des officiers : "Suit les processions en civil", "a assisté à la messe de première communion de sa fille", "Membre de la Société Saint-Vincent-de-Paul", "À ses enfants dans une jésuitière", "Reçoit La Croix chez lui", "A qualifié les maçons et les républicains de canailles, de voleurs et de traîtres", "richissime", "a une femme très fortunée", "Vit maritalement avec une femme arabe", "A reçu la bénédiction du pape à son mariage par télégramme".
Les fiches sont d'abord centralisées au secrétariat de la rue Cadet (hôtel Murat), siège du GO, par Narcisse-Amédée Vadecard, secrétaire du Grand Orient de France, et son adjoint Jean-Baptiste Bidegain puis transmises au capitaine Henri Mollin, gendre d'Anatole France et membre du cabinet du général André. Le nombre total de fiches était d'environ 19 000. Les officiers sont alors classés pour la constitution des tableaux d'avancement sur deux listes d'après les renseignements fournis, poétiquement nommées par André « Corinthe »(les officiers à promouvoir) et « Carthage »(ceux à écarter des promotions)
Extraits : http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_fiches |
Est-il nécessaire de rappeler que la franc-maçonnerie française se veut toujours vigilante à l’égard de sa fille « chérie », la République Française ?
Relire le beau questionnaire que la Grande Loge de France avait adressé aux candidats aux élections présidentielles…
Relire :
Ils ne sont pas en reste pour eux aussi poser des questions…
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Eux ? Les francs-maçons du Grand Orient De France…
Si la devise de la république française est en bonne place sur leur site Internet, une autre devise figure sous leur nom :
« PUISSANCE SYMBOLIQUE REGULIERE SOUVERAINE »
Je ne vous éclairerai pas sur le sens de ces mots n’étant pas éclairé par les bonnes Lumières…
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Et se rappeler le Grand Dîner :
« A l’invitation d’Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient, devenu l’un de ses conseillers, Nicolas Sarkozy a dîné hier soir au Sofitel Saint-Jacques avec près d’un millier de francs-maçons de toutes les obédiences. »
Relire :
Réformes ? Changement ? Rupture ?
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Allons ! Derrière le nuage de poudre aux yeux, il y a un havre de stabilité… Un lieu qui échapperait à tout grand ménage. Nous ne cédons pas à quelque vieux démon. Simplement rappeler que les Loges peuvent continuer à « œuvrer » en paix… Pour le plus grand bien de la « Res Publica » ? C’est une autre affaire…
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Comme cette dernière nomination d’Alain Bauer l’illustre – peut-être -, la nouvelle « république », pour son lever de rideau ne frappe pas les trois coups, mais en appelle aux « trois points » ! Un homme compétent, certes, mais…
Léon Areva, le 6 avril 2008
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