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« …comme sur la surface de l’eau, l’image chasse indéfiniment l’image. »
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Nous vivons désormais dans un monde sans mémoire…
Cela nous a été rappelé en son temps par Guy Debord, dont « La société du spectacle » est toujours à relire…
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Cette triste réalité est « … commode pour qui est aux affaires ; et sait y rester. La fin de l’histoire est un plaisant repos pour tout pouvoir présent. Elle lui garantit absolument le succès de l’ensemble de ses entreprises, ou du moins le bruit du succès. »
Il est urgent de relire Debord :
Extraits
« Un pouvoir absolu supprime d’autant plus radicalement l’histoire qu’il a pour ce faire des intérêts ou des obligations plus impérieux, et surtout selon qu’il a trouvé de plus ou moins grandes facilités pratiques d’exécution. Ts’in Che-houang-ti a fait brûler les livres, mais il n’a pas réussi à les faire disparaître tous. Staline avait poussé plus loin la réalisation d’un tel projet dans notre siècle mais, malgré les complicités de toutes sortes qu’il a pu trouver hors des frontières de son empire, il restait une vaste zone du monde inaccessible à sa police, où l’on riait de ses impostures. Le spectaculaire intégré a fait mieux, avec de très nouveaux procédés, et en opérant cette fois mondialement. L’ineptie qui se fait respecter partout, il n’est plus permis d’en rire ; en tout cas il est devenu impossible de faire savoir qu’on en rit.
Le domaine de l’histoire était le mémorable, la totalité des événements dont les conséquences se manifesteraient longtemps. C’était inséparablement la connaissance qui devrait durer, et aiderait à comprendre, au moins partiellement, ce qu’il adviendrait de nouveau : « une acquisition pour toujours », dit Thucydide. Par là l’histoire était la mesure d’une nouveauté véritable ; et qui vend la nouveauté a tout intérêt à faire disparaître le moyen de la mesurer. Quand l’important se fait socialement reconnaître comme ce qui est instantané, et va l’être encore l’instant d’après, autre et même, et que remplacera toujours une autre importance instantanée, on peut aussi bien dire que le moyen employé garantit une sorte d’éternité de cette non-importance, qui parle si haut.
Le précieux avantage que le spectacle a retiré de cette mise hors la loi de l’histoire, d’avoir déjà condamné toute l’histoire récente à passer à la clandestinité, et d’avoir réussi à faire oublier très généralement l’esprit historique dans la société, c’est d’abord de couvrir sa propre histoire : le mouvement même de sa récente conquête du monde. Son pouvoir apparaît déjà familier, comme s’il avait depuis toujours été là. Tous les usurpateurs ont voulu faire oublier qu’ils viennent d’arriver.
VII
Avec la destruction de l’histoire, c’est l’événement contemporain lui-même qui s’éloigne aussitôt dans une distance fabuleuse, parmi ses récits invérifiables, ses statistiques incontrôlables, ses explications invraisemblables et ses raisonnements intenables. À toutes les sottises qui sont avancées spectaculairement, il n’y a jamais que des médiatiques qui pourraient répondre, par quelques respectueuses rectifications ou remontrances, et encore en sont-ils avares car, outre leur extrême ignorance, leur solidarité, de métier et de cœur, avec l’autorité générale du spectacle, et avec la société qu’il exprime, leur fait un devoir, et aussi un plaisir, de ne jamais s’écarter de cette autorité, dont la majesté ne doit pas être lésée. Il ne faut pas oublier que tout médiatique, et par salaire et par autres récompenses ou soultes, a toujours un maître, parfois plusieurs ; et que tout médiatique se sait remplaçable. »…
GUY DEBORD
COMMENTAIRES SUR LA SOCIÉTÉ DU SPECTACLE
http://pagesperso-orange.fr/dumauvaiscote/commentaire4.htm |
Allons, encore un verre !
« La vie "civilisée" n'est qu'un grand théâtre social, ou chacun s'identifie, pour éviter l'angoisse du paradis perdu, à une illusion spectaculaire en se créant une fausse apparence protectrice par le biais de la consommation d'objet de marques et par l'imitation simiesque des créateurs du spectacle, incarnée notamment par les stars du showbiz. Les créateurs de spectacles, eux-mêmes influencés par le théâtre social qu'ils génèrent, recomposent sans cesse l'illusion spectaculaire, éloignant chaque jour un peu plus l'humanité du réel vivant. »
. Le spectacle omniprésent des stars richissimes et autres bien-portants bien-pensants, présente une fausse image de la réalité, plongeant les humains dans une séparation entre le rêve d'un réel "idéal", proposé par la société du spectacle, et le réel rêvé par nos consciences d'origine. …
En 1967, j’ai montré dans un livre, La Société du Spectacle, ce que le spectacle moderne était déjà essentiellement : le règne autocratique de l’économie marchande ayant accédé à un statut de souveraineté irresponsable, et l’ensemble des nouvelles techniques de gouvernement qui accompagnent ce règne. Les troubles de 1968, qui se sont prolongés dans divers pays au cours des années suivantes, n’ayant en aucun lieu abattu l’organisation existante de la société, dont il sourd comme spontanément, le spectacle a donc continué partout de se renforcer, c’est-à-dire à la fois de s’étendre aux extrêmes par tous les côtés, et d’augmenter sa densité au centre. » |
Et quelle densité au « Centre » !
Recréer l’icône d’une société et d’un temps faussement heureux…
Gavons le bon peuple ! N’avait-il pas dit, le « fou » de pouvoir :
« Vous avez aimé Jackie Kennedy, vous adorerez Cécilia.. »
Qu’importe la valse des images. Monsieur Sarkozy persiste…
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Nicolas et Cecilia Sarkozy |
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| Cécilia Sarkozy |
Jackie Kennedy |
L’icône à offrir aux Français.
Jackie Kennedy, le « clan » Kennedy ?… C’est avoir une bien piètre idée des Français…
Souvenez-vous de ses relations avec le milliardaire grec, Monsieur O… L'épouse du président Kennedy, lasse des incartades répétées de son mari, passait quelques jours à bord du yacht d'Onassis alors que le président K… préparait sa réélection. Ah ! les belles années 1963. L'escapade de la " First Lady " fit mauvais effet. Et Monsieur K, Bobby de son prénom ne put se retenir… : « Tu vas voir ce qui t'attend, sale con de Grec », après l'avoir menacé de couler son « putain de bateau »...
Vous connaissez la suite, « Dallas »… et l’Icône fini par épouser le milliardaire grec, non sans avoir fait négocier un superbe contrat de mariage par son beau-frère Ted K… nouveau chef du « clan ».
Et nous vous passerons les détails du dit contrat dans lequel rien ne fut oublié… Pas même la fréquence des devoirs « conjugaux »…
« Vous avez aimé Jackie Kennedy, vous adorerez Cécilia.. »
Cécilia est-elle partie ?
Qu’importe, l’icône de remplacement est là.
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Nicolas et Carla Sarkozy |
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| Jackie Kennedy |
Carla Bruni-Sarkozy |


Et toujours ivre d’icônes, Monsieur S… en tituberait presque…

N’est-il pas urgent de relire Guy Debord ?
Temps difficiles, mais n’oublions pas :
« Quelque critiques que puissent être la situation et les circonstances où vous vous trouvez, ne désespérez de rien ; c’est dans les occasions où tout est à craindre, qu’il ne faut rien craindre ; c’est lorsqu’on est environné de tous les dangers, qu’il n’en faut redouter aucun ; c’est lorsqu’on est sans aucune ressource, qu’il faut compter sur toutes ; c’est lorsqu’on est surpris, qu’il faut surprendre l’ennemi lui-même. » Sun Tsu (L’Art de la guerre)
Portemont, le 30 mars 2008
Un diaporama « éloquent » à visiter sur :
http://www.ladepeche.fr/Le-couple-Sarkozy-chez-la-reine-d-Angleterre_di57-6.html
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