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Nous essayons de comprendre…

Mais quelque chose nous échappe…quand il dit :
« Je suis gaulliste depuis l'enfance, et c'est dans le parti gaulliste que j'ai toujours poursuivi ma carrière politique »

Nous avouons, sans honte, que nous avons toujours eu des difficultés pour comprendre ce qu’était être « gaulliste »… Nous avons toujours porté un regard plus vaste sur notre histoire…Mais, attaché à la France « Capétienne » nous comprenions ce que certains pouvaient ressentir quand celui auquel ils se  référent encore, disaient ou écrivait : « J’entends une Europe formée d’hommes libres et d’Etats indépendants, organisés en un tout susceptible de contenir toute prétention éventuelle à l’hégémonie et d’établir entre les deux masses rivales l’élément dont la paix ne se passera pas »

A remettre dans son contexte : Lille le 29 juin 1947

« Une démocratie réelle où ni les jeux de professionnels, ni les marécages d’intrigants ne troublent le fonctionnement de la représentation nationale, où, en même temps, le pouvoir qui aura reçu du peuple la charge de le gouverner dispose organiquement d’assez de force et de durée pour s’acquitter de ses devoirs d’une manière digne de la France… »
20 avril 1943…

Nous ne pouvions qu’acquiescer en lisant :
« Quand il s’agit de l’indépendance et de la grandeur de la patrie, il existe, entre tous les Français, une solidarité vitale, un domaine commun et indivis, pour la défense duquel ils ont ensemble versé de siècle en siècle, et tout récemment encore, tant de sang et tant de larmes que toute prétention ou surenchère en sont exclues sous peine de sacrilège et ou est de mise que le simple respect de l(humble amour de la France. »
Epinal, le 29 juin 1946

Et j’étais rassuré quant à la « naissance » de la France, en lisant :
« Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde »
Londres, le 1er mars 1941
Mon pays n’était pas né, comme certains qui revendiquent une filiation « gaulliste » voudraient nous le faire croire, il y a 200 ans ou tout juste un peu plus…

Ou encore, j’avais plaisir à lire :
« Faire en sorte que l’intérêt particulier soit contraint de céder à l’intérêt général : que les grandes ressources de la richesse commune soient exploitées et dirigées à l’avantage de tous : que les coalitions d’intérêt soient abolies une fois pour toutes »
Mémoires de Guerre Tome 3

Et d’opiner à :
« Chaque peuple est différent des autres, incomparable, inaltérable. Il doit rester lui-même, tel que son histoire et sa culture l’on fait, avec ses souvenirs, ses croyances, ses légendes, sa foi, sa volonté de bâtir son avenir. »
Cité par Patrick Rizzi, in « De Gaulle au fil des jours ».

Oui, à la différence de celui qui dit « « Je suis gaulliste depuis l'enfance, et c'est dans le parti gaulliste que j'ai toujours poursuivi ma carrière politique », je n’ai jamais pu me dire « gaulliste » et donc d’autant plus attaché à comprendre ceux qui s’en réclamaient, surtout ceux qui avaient combattu pour libérer notre pays, découvrant avec le temps combien les années faisant, ils l’étaient moins…

Et de leur lire parfois :

… n’oubliant pas de citer la belle lettre que le général écrivit au comte de Paris à l’occasion du mariage du Prince Henri – en 1956- , aujourd’hui Chef de la Maison de France : « … Je sais quelle joie vous cause le mariage du Prince Henri et de la princesse Marie-Thérèse. C’est là pour chaque Français une raison de s’en réjouir…
Mais aussi, Monseigneur, parce que la vie de votre famille s’identifie avec notre Histoire, parce que ce qui vient de vous dans le présent est exemplaire pour le pays, parce que votre avenir, celui du Prince Henri, celui des vôtres, sont intégrés aux espérances de la France… »

Le temps faisant, les dangers frappant toujours plus fort aux portes de notre pays, il était et il est plus facile de relire ensemble « Quand il s’agit de l’indépendance et de la grandeur de la patrie, il existe, entre tous les Français, une solidarité vitale, un domaine commun et indivis, pour la défense duquel ils ont ensemble versé de siècle en siècle… »

Et me faire fort de rappeler à ces « Compagnons »:
« Mes Compagnons, si vous courez aujourd'hui ma fortune je cours aussi la vôtre; je veux vaincre ou mourir avec vous… Si vous perdez vos enseignes, cornettes ou guidons, ne perdez point de vue mon panache ; vous le trouverez toujours au chemin de l'honneur et de la victoire. » (Henri IV, au matin de la bataille d'Ivry).

Ou
" Le roi et la nation ne peuvent rien l'un sans l'autre pour créer."
Louis XVIII

Et encore
" Il n'y a que le prince seul qui doive avoir la souveraine direction – des finances- parce qu'il n'y a que lui qui n'ait point de fortune à établir que celle de l' Etat, point d'acquisition à faire que pour l'accroissement de la monarchie… point d'autorité à élever que celle des lois, point de dette à payer que les charges publiques, point d'amis à enrichir que ses peuples."
Louis XIV

Mais aujourd’hui, il nous faut encore comprendre un bien étrange « gaulliste »
Celui qui dit : « Je suis gaulliste depuis l'enfance, et c'est dans le parti gaulliste que j'ai toujours poursuivi ma carrière politique ».

Et nous ne pouvons pas nous empêcher de poser une question à tous les « compagnons » sincères : Mais qu’avez-vous fait, dans le parti gaulliste- quel vilain mot- d’un tel « gaulliste » ?

Déclaration de Nicolas Sarkozy sur son site :
http://www.sarkozy.fr/unhomme/index.php?lang=fr&mode=parcours

Nous essayons de comprendre… Peut-être nous répondrez-vous qu’avant lui, il y a eu Jacques Chirac ?…

Bien cordialement.

Portemont, le 12 mars 2008

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