jeudi 09 février 2012

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Il y a ceux qui toujours grognent...

Très bientôt, nous allons tourner la page d'une année riches en pitreries...
Le royaume de France est accusée des pires maux et nombreux sont ceux qui cultivent l'art du dénigrement.
Regarder la réalité en face: il y a une France qui gagne !

François David

Il est de bon ton de montrer du doigt notre déficit commercial. Les déclarations alarmistes ne manquent pas. François David, Président de la "Coface"  en retient quelques titres sur le thème "Alerte sur nos comptes extérieurs" ou "l'économie française va dans le mur". Notre déficit extérieur serait le symbole de notre déclin...

Il remet les pendules à l'heure !

Oui, en 2006, nous avons affiché un solde négatif de près de 30 milliards d'euros soit, 1,7% de notre PIB.

Ceux qui sont nommés les champions de la croissance économique en Europe, qu'ont-ils affiché ?

Un déficit de 6,2% de son PIB, pour l'Espagne, et un déficit de 4,4% de son PIB, pour le Royaume-Uni...

Certes l'Allemagne caracole sur des sommets avec des excédents qui font d'elle, le premier exportateur mondial...

Mais devons-nous nous flageller alors que parmi les grands pays de l'OCDE nous occupons la place de deuxième exportateur par habitant ?
Devons-nous cacher la réalité ?

Un Français exporte 40% de plus qu'un Japonais ou qu'un Espagnol... et 57% de plus qu'un Américain !
Et nos exportations ont augmenté de 6,2% en 2006 contre 3,2% en 2005.
Pas question pour autant de se livrer à un cocorico d'autosatisfaction...

Les faiblesses structurelles de notre pays sont connues de tous. Mais fait-on connaître nos réussites ?

Les jeux malsains, propres à la vie politicienne et syndicale de notre pays pèsent lourds, trop lourds.

François David attire notre attention sur le fait qu'en France, la taille de nos PME est trop petite. Que nombreuses sont les entreprises qui ont "de bons produits susceptibles d'être exportés avec succès", mais qu'elles n'ont "ni la taille critique ni les personnels dédiés pour se lancer sur de nouveaux marchés."

Et de rappeler que dans un rapport rédigé en 1993, l'association "Entreprise et Progrès" notait que, de 1950 à 1991, "l'Allemagne a fait deux fois plus que la France pour ses petites et moyennes entreprises industrielles."

Un rapport qui a près de 15 ans...

Nos PME doivent devenir sans tarder le nerf de la guerre qui se livre aux quatre coins de la planète. Et elles doivent être soutenues et leurs "patrons" encouragés, tout comme leurs personnels !

Les dirigeants de nos PME ne sont pas assis sur des tas de "stock-options" et ne s'endorment pas sereins en rêvant à leurs parachutes dorés...

La France doit retrouver le goût du travail, de la recherche, et le goût d'entreprendre sans que ses entrepreneurs perdent le goût du bien commun.

Il est vrai que l'exemple devrait venir d'en "haut"...  Quand la tête de l'Etat s'affiche avec les "people" de tout poil et de tout crin et cultive de biens étranges amitiés, ce n'est certes pas le bon message qui est envoyé à la jeunesse de France !

Dans son éditorial, François David lançait :
"Face à tous les "Jean qui grognent", je n'ai pas honte d'être un "François qui rit"."


En 2008, nous répondrons qu'il y a aussi les "Gens de France"... Et nous veillerons à les faire connaître...

Réflexions que nous poursuivrons, après lecture du numéro 86 de "Assexport".

Léon Areva, le 28 décembre 2007

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