VENDRE LA CORDE POUR ETRE PENDU
Il est temps de se rappeler la fameuse phrase du camarade Lénine qui prédisait que les capitalistes se disputeraient pour vendre la corde avec laquelle il les pendrait. Il semble bien que l'on doive juger la politique étrangère de la France à la lumière de cette remarque.
En effet, nous voyons avec effarement le Président de la République en vigueur serrer avec effusion dans ses bras les pires tyrans de la planète surtout s’ils sont marxistes c’est-à-dire désireux de détruire tout ce que l’Occident et, en particulier, la France constitue historiquement. La justification de ses gestes tout à fait inacceptables est présentée par la propagande abondamment relayée par les médias comme liée à la signature de « grands contrats ». Il y a lieu de mettre les choses au point et de dire comment se passent les grands contrats.
D'abord, les firmes qui les concluent, si elles sont certes en général françaises par leur siège social ou leur historique, sont, de par leur importance et le socialisme que le même Président continue à propager, conduites à exercer très souvent l'essentiel de leurs activités hors de France, c'est-à-dire à donner des emplois à bien d'autres que des Français. Les favoriser n’est pas forcément à l'avantage de la France.
Ces grands contrats ne sont prêts à être signés qu'après des études et négociations très longues, avec des équipes extrêmement performantes. La signature lors d'une visite officielle n'est qu'une formalité qui n’ajoute rien et il arrive souvent que la vraie signature du contrat soit retardée pour faire plaisir au Président de la République, qui prétend ensuite pour sa gloire personnelle avoir contribué au succès.
Etant donné la collusion inévitable des grandes firmes avec l'État dans un système socialiste, le désir du pouvoir de s'approprier la signature des grands contrats s'accompagne du placement à la tête des firmes de camarades en déshérence : ministres battus par le suffrage universel, pantouflage de fonctionnaires.
Ils font partie de la prétendue politique industrielle qui détruit par nature l'industrie, comme la politique du logement détruit le logement et comme la politique de l'agriculture détruit l'agriculture.
Faut-il ajouter que s'adressant à des pays corrompus jusqu'à la moelle ces contrats ne sont obtenus que par une « fluidification » des rapports et que la signature du Président n'ajoute rien à ces méthodes, qui pour répréhensibles qu’elles soient, sont courantes dans les négoces internationaux.
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Nicolas Sarkozy et Abdelaziz Bouteflika. |
Enfin voici le point le plus important : les contrats seront-ils payés ? Lorsque nous parlons de « contrat payé » nous disons payé réellement en bonne monnaie et non pas en monnaie de singe et non pas par des contreparties matérielles ou morales accordées pour la signature.
Nous voyons ces jours-ci avec stupéfaction la France se coucher littéralement devant des chenapans en reconnaissant une prétendue culpabilité de la France dans les entreprises coloniales.
Se souvient-on des millions d’esclaves chrétiens que les barbaresques ont pris dans tout le pourtour de la Méditerranée pendant des siècles, situation odieuse à laquelle l’expédition d’Alger a mis fin ?
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Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi. |
Ces jours-ci, le Président français humilie la France en recevant avec faste le chamelier-colonel et en passant par toutes ses exigences y compris les plus farfelues.
S’il arrivait en France un gouvernement de droite, il devrait mener une réflexion très attentive sur tous ces sujets.
Michel de PONCINS
Illustrations Les Manants du roi
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