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Le temps des fêtes ? Des parlottes aussi…

De commissions en conférences… Michel de Poncins épingle l’Etat « socialiste ». Cet Etat a de beaux jours devant lui. Socialiste ? Le mal est plus profond. C’est l’Etat spectacle. L’Etat « républicain »…

Portemont, le 17 décembre 2007

Un Etat socialiste se reconnaît à divers signes ; l’un d’entre eux est l’organisation de  parlottes pour prétendument résoudre les calamités qu’il crée ou entretient lui-même ; ces parlottes s’accompagnent de fêtes où  chacun, le verre à la main, célèbre des réformes qui n’interviendront jamais.

Le pouvoir socialiste aux affaires aujourd’hui en France n’échappe pas à la règle. Voici une liste forcément incomplète des parlottes lancées par le couple  Sarkozy-Fillon pour masquer l’absence de réformes et l’absence de toute volonté réformiste.

Une conférence sur l'emploi et le pouvoir d'achat qui a démarré le 23 octobre 2007 et va comporter plusieurs groupes de travail sur le SMIC,  les allégements de charges, et le revenu de solidarité active.

La Commission de révision de la constitution présidée par Edouard Balladur,

Le Grenelle de l’environnement  organisé par l’ineffable Borloo.

La Commission pour la libération de la croissance : 40 personnes avec, à sa présidence, Jacques Attali, le gaucho connu.

Le Comité consultatif de réforme de la carte judiciaire,

La Commission chargée de l’élaboration d’un livre blanc sur la défense et la sécurité nationale,

La Commission sur les PME et les marchés publics,

La  Commission sur le statut des enseignants,

Dans le cadre du Ministère de l’immigration, la Commission sur les compétences et les talents,

La conférence nationale des exécutifs, installée par le premier ministre le 4 octobre, pour soi-disant améliorer les relations entre l’Etat et les collectivités locales,

Le 1° octobre a été inauguré par le premier ministre : « La conférence nationale sur les valeurs, les missions et les métiers de la fonction publique ». Admirons la nuage de fumée obscure que dégage  un tel intitulé. Il a été inscrit  au programme : « Six mois de débats citoyens qui permettront de nourrir un livre blanc et d'aller vers le pacte de service public de 2012 voulu  par le Président de la République ». Les journaux ajoutent que « La société évolue, nous devons nous demander si elle se retrouve toujours dans la fonction publique », selon une déclaration du secrétaire d'État à la fonction publique, André Santini. Ce secrétaire d'État doit être fort incompétent  puisqu'il est obligé d'organiser un débat citoyen pour savoir ce qu'il doit faire.

La Conférence sociale sur les conditions de travail et bien d’autres encore.

Tout ce magma s’ajoute à au moins 350 commissions permanentes.

A peine  la loi sur les heures supplémentaires était sortie que des difficultés d'application apparurent : les spécialistes ne sont pas étonnés car, dans sa rédaction,  elle est pratiquement inapplicable. Il en résulte que Jean-Pierre Raffarin a proposé au premier ministre d'organiser  « Une table ronde sur la mise en oeuvre de la loi sur les heures supplémentaires ». L'un des objectifs est de lever tous les freins qui viennent d'être créés par cette loi  pour sa propre application. La confusion juridique est telle que personne ne connaît vraiment la loi dans quelque domaine que ce soit ; nous avions les chaînes de lois successives se contredisant entre elles : c’est maintenant la loi qui s’autodétruit en direct !

Le coût de ces parlottes, qui le plus souvent se déclinent dans les régions, est immense et impossible à chiffrer. Le premier résultat est de propager l’effet de ruine par l’ouragan des dépenses qu’elles génèrent. Il s’ajoute une conséquence encore plus pernicieuse : elles répandent l’idée mensongère que l’Etat socialiste pourrait être réformé.

Or l’Etat socialiste n’est pas réformable par nature et la simple idée qu’il faudrait le réformer ne peut viser qu’à le perpétuer : Il faut détruire au plus vite l’Etat socialiste ce qui est fort différent et parfaitement possible.

Michel de Poncins
 micheldeponcins@easyconnect.fr

 

 

LIRE, SUR CE SUJET, LE LIVRE
« PARLOTTES ET FETES »
(Divertissements pour accompagner le désastre français)
Editions François-Xavier de Guibert

 

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