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Qu’écrivions nous le 27 octobre 2007 ?

Saint Louis.

« … sachons entendre tous ceux qui n’ont pas cette chance »
De quelle chance parlions nous ? De la chance que nous avons de savoir de qui nous tenons notre identité. Et cette identité, fruit d’une très longue et riche  histoire, nous a toujours aidé à affronter les épreuves, à ne pas baisser les bras et à savoir aussi tendre la main ! Même quand beaucoup nous sépare ! Tout était pourtant écrit dans l’annonce de la « Convention identitaire »…

A croire que ce n’était pas suffisant. Il fallait s’y attendre : des mots, des noms font office de chiffon rouge. Il en a toujours été ainsi. Soit. Mais à trop refaire le monde entre nous, bien au chaud, aurions-nous perdu le goût des franches explications ? Le goût ou le savoir-faire ?

Un « vieil » ami s’inquiète… 

Annoncer la « Convention identitaire » (cliquer sur le lien).

Et voila qu’il y aurait le feu ?

Avec « les identitaires » : « … nous sommes là très loin, voire à l’opposé même des valeurs que nous avons défendu… et que nous continuons à défendre… »

Bien vu l’ami !

Nous ne sommes pas, soudainement, atteint d’angélisme. Nous savons parfaitement sur quelles « valeurs » s’appuie le combat « identitaire ». Mais, prioritairement, ne faudrait-il pas que nous nous interrogions : Pourquoi des jeunes français adhèrent-ils à de telles « valeurs » ?

Par quel vide sont-ils conduits à un tel reniement de la France ?


Et ce n’est pas à toi que je rappelle que :
Nous sommes du royaume de France, du plus grand royaume qu’il soit ! Nous le défendons depuis bien des lustres afin qu’il soit souriant et accueillant. Qu’avons-nous appris de nos maîtres ?

 « La France, l'Unité française, Unité de quoi ? Unité de langue ? De bons Français, Alsaciens, Flamands, Bas-Bretons, Basques, Corses différaient de langue. La langue d'oc était une langue française, il y en avait au moins deux ! L'unité de langue nous manquait donc. Notre race était-elle une ? Moins encore, de toute évidence. La religion ? Non plus [...] Nous ne pouvions pas nous fier, comme l'aurait voulu Renan, à l'arbitraire de nos volontés conscientes : elles laissaient à la merci de reniements et de rupture la chose même qu'il s'agissait d'en préserver ; la plus forte habitude de la vie commune ne sauverait pas d'un divorce. Où donc placer une sauvegarde de l'Unité nationale qui rende compte de ses droits et de nos devoirs ? J'entrevoyais bien ce qui me satisfaisait mal. Notre longue fraternité pouvait ne pas sortir d'une cause unique comme la langue, la race, la religion, mais résulter de la convergence de leurs accords successifs, capitalisés. Encore fallait-il trouver le principe de l'ordre de ces accords ! ». Charles Maurras.  (Pour un jeune Français)

Le 21 octobre 1993, Monsieur Stélio Farandjis, alors Secrétaire général du Haut Conseil de la Francophonie, reprenait à Paris dans une allocution, une phrase de Georges Bernanos, un maître qui nous est cher :

« Il y a un mot de Georges Bernanos que j’aime beaucoup : c’est la jeunesse qui maintient la température du monde. Quand la jeunesse a froid, le monde claque des dents. Rien ne serait plus triste qu’une civilisation où la jeunesse serait vieille, où la jeunesse serait médiocre, où la jeunesse serait apathique, et surtout où la jeunesse serait sans créativité. »

Nos jeunes amis devraient-ils claquer des dents ? Ne pas prendre langue avec tous ceux qui ne croient plus en la France ou qui défigurent son héritage ?
Beaucoup nous sépare avec les « identitaires ». Pas seulement avec eux…

evons nous parler de notre « identité » entre nous, à la lumière des chandelles ?
Beaucoup nous sépare, et tout sur notre site le précise. Doit-on inviter sans cesse nos lecteurs à relire : « l’amour discret de la patrie » (Ramsay 1992) de notre ami Bertrand Renouvin ?

Devrions nous ne revendiquer qu’un seul de tous nos articles ?

Nous sommes de France, de toute la France, de toutes les Frances…du Royaume de France !

La République Française, vertueuse comme il se doit, cette république, phare de la Civilisation, qui n’a de cesse depuis plus de deux cents ans de se poser en modèle à la face du monde entier, cette république dont se revendiquaient les bouchers du Cambodge et de bien d’autres paradis rase les murs…

Elle se complait dans ses défaites. Elle se met en frais pour témoigner de Trafalgar et met son drapeau en berne pour Austerlitz !

En d’autres temps, nous aurions pu en rire. Et nos amis, et ceux qui le sont moins, ne peuvent nous taxer d’une quelconque nostalgie napoléonienne…

Mais nous sommes de France, de toutes les Frances !

Nous sommes les héritiers de la bataille de Tolbiac et de celle de Vouillé. Nous avions le cœur léger à Bouvines. Nous avons craint le pire à Poitiers. Nous poussions fort sur le pont de Cocherel, avec les Bretons de du Guesclin !

Et que dire de nous devant Orléans, avec Jeanne La Pucelle ?
Nous sommes de toutes les victoires et de toutes les défaites de notre France.

Combien de larmes avons-nous versé à la mort du preux Bayard ?
Nous avons trinqué sans retenue à la santé du jeune duc d’Enghien après la victoire de Rocroi !

Nous avons pleuré avec la Palatine, sur les excès commis dans le Palatinat.

Nous avons tous été transpercés par les baïonnettes prussiennes au cri de "A moi, Auvergne"... lancé par le chevalier d'Assas à la bataille de Kloster-Kamp, et nous le pleurons encore...

Nous ne nous sommes pas dérobés à l’appel de « la Patrie en danger » et nous avons embrassé les vieux soldats qui ont refusé de brûler leurs vieux drapeaux.

Nous ne rougissons pas de Valmy ou de Fleurus.

Nous n’oublions pas que nous sommes aussi de la Saint-Barthelémy. Nous sommes de tout le Royaume de France. Nous n’effaçons pas de nos mémoires les sinistres cales des bateaux qui transportaient le « bois d’ébène ».

Nous ne renions pas la prise de la Smala d’Abd el-Kader. Nous levons nos verres à la santé du capitaine Marchand. Nous sommes de Fachoda.
Nous ne baissons pas les yeux à l’évocation de nos conduites héroïques ou misérables.

Nous n’avons jamais rêvé à un « homme nouveau » engendré par la République des vertus !

Nous sommes de Monte Cassino avec les Tabors, des Aurès aussi. Un peu de nous a croupi dans les rizières et nous sommes aussi de Dien Bien Phu.

Nous aimons notre pays, nous l’aimons de tout notre cœur et nous acceptons tout son héritage.

Nous préférons, comme tout un chacun, certaines heures de son histoire plus que d’autres. Nous chérissons des héros qui ne sont pas nécessairement partagés par tous. Mais tous sont gens de France ! Et nous ne méprisons pas pour autant ceux qui sont honorés par d’autres...
Il faut s’aimer pour aimer autrui.

Portemont, le 29 décembre 2005

http://www.lesmanantsduroi.com/articles/article71145.php

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Relire aussi... (cliquer sur le lien)

Il nous faudrait trop de pages pour énumérer toutes les trahisons…

Vous avez dit « valeurs républicaines françaises ? »

Alors, devrions-nous prendre langue avec les uns et point avec les autres ?

Sans compromission, nous entendons faire valoir ce que nous sommes :
Nous sommes de tout le Royaume de France, et nous entendons le faire connaître et « partager » à tous ceux qui voudraient bien l’aimer… Et ne craignions pas d’en débattre, même avec ceux dont nous sommes « séparés »  par beaucoup! Ils sont bien nombreux me direz-vous… Ne pas baisser les bras !

Bien à toi, cher Olivier.

Portemont, le 7 novembre 2007

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