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On n'est jamais aussi bien servi que...
Au delà des remous quant à la hausse de 140% du traitement perçu par le Président, il conviendrait de se pencher sérieusement sur les mots employés, tant par l'intéressé, les siens ou ses adversaires... salaire, traitement, indemnité, rémunération? De quoi parle-t-on? En Cinquième république agonisante tout est confusion. De l'intéressé : «J'ai voulu juste la transparence. Jusqu'à présent, le président de la République fixait lui-même sa rémunération. On ne peut pas me reprocher d'être transparent !" ou "Jusqu'à présent, j'étais payé comme un ministre de l'intérieur...". Que des vilains mots dans la bouche du Président... La France, qui pour certains n'est plus qu'une entreprise, a, à sa tête un personnage qui est payé... Ou qui touche une rémunération... De Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, égratignant le prédécesseur... : Le Président mérite donc salaire... et au passage notons une pointe de jalousie. Le Président Sarkozy percevra un salaire moindre que le niveau de rémunération de l'Ex, Président Chirac... Que des vilains mots et un esprit mesquin... Le porte-parole du groupe socialiste, Aurélie Filippetti se faisait remarquer lors des questions au gouvernement: Toujours question d'une rémunération... Heureusement, Monsieur Jean Launay (P.S.), rapporteur spécial du budget des pouvoirs publics élevé le ton, émettant : Enfin un joli mot était lancé: dotation personnelle du président de la République! Recevoir un salaire, percevoir un traitement, une rémunération, une dotation ou des émoluments, et pourquoi pas des honoraires, ce n'est pas tout à fait la même chose. Fort justement le site: betapolitique élève le débat. Tout en poursuivant : C’est ainsi enfin que les titulaires d’un mandat parlementaire, comme le Président de la République, reçoivent par principe une "indemnité". Les sommes reçues présentent donc le caractère d’une "compensation" pour le temps passé à s’occuper des affaires publiques. Il ne s’agit donc pas de "rémunérer" l’homme pour son action ou de son travail, mais de lui permettre de subsister alors qu’il sacrifie la poursuite de son intérêt individuel à la défense de l’intérêt général. Il n’y a donc, sur le principe, rien de choquant à ce que le titulaire d’un mandat électif perçoive une rémunération plus faible que celle qu’il aurait obtenu en servant une cause privée. Car il n’est rien de commun entre le dirigeant de société qui satisfait son intérêt, et le Président de la République, chargé de satisfaire ceux des autres. Et dans le même esprit, alors que l’on faisait valoir la comparaison des rémunérations du Président et du Premier Ministre, aussi bien que de leur rémunération, on aurait pu envisager de diminuer la rémunération du second. Mais foin..." Nous insistons, il est important de bien choisir le mot le plus "juste" pour l'homme qui est censé se mettre tout entier au service du bien commun... Face à un Président des plus volontaristes, la liste des critères à retenir pourrait être bien longue... Le Président recevra donc un traitement et les banlieues pourront s'esclamer qu'il est "bien traité"... Quant au montant dudit traitement, évacuons tout de go la fausse querelle: Il sera bien loin des sommes perçues par les autres "présidents" amis du Président. Nous voulons parler des grands patrons d'entreprises... Et ce n'est pas encore demain la veille que le Président pourra les inviter en vacances sur ses deniers propres... La fausse querelle pourra perdurer un temps; des comptables vont se dresser et se dressent déjà: Oui, mais il est nourri, logé, blanchi... Et quid de l'ancienne dotation personnelle de 1 700 205 euros en sus du traitement présidentiel? Là encore la liste sera longue. De bonnes interrogations étaient posées jadis par l'auteur de "L'Argent caché de l'Elysée", René Dosière, spécialiste du budget de l'Elysée. Monsieur Dosière nous avait appris que, ni loi ni décret, n'évoquait le niveau de rémunération du président de la République. La fixation de son montant ne dépendait que d'une personne : le Président lui-même. A l'annonce des nouvelles mesures il faisait savoir que: "S'il y a un député pour se réjouir, c'est bien moi". Selon le rapport de la commission des finances, en effet, sur les 983 personnes travaillant pour la présidence de la République, seules 159 sont payées sur le budget de l'Elysée. Cependant, en séance, le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a estimé, "après un recensement complet", que "1 045 personnes travaillent à l'Elysée". M. Dosière, de s'étonner de cette variation des chiffres et d'émettre des doutes sur la "sincérité de la demande de crédits émanant de la présidence de la République", en augmentation de 1,6 % alors que "la rémunération des contractuels fait un bond de 26,8 %" et que "les primes ou indemnités pour sujétions particulières sont en hausse de 24,1 %"... Donc, pour reprendre le soupir de "betapolitique" : Ah! L'esprit du temps... Nous vous le répétons depuis longtemps, ne faudrait-il pas changer de régime? Portemont, le 3 novembre 2007 A lire ... : |
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