Consanguinité et infarctus
Les scientifiques nous apprennent que le cœur est un muscle creux, qui réunit deux parties indépendantes : le cœur droit et le cœur gauche et que les contractions rythmiques simultanées du ventricule droit et du ventricule gauche mettent le sang en mouvement.
Les politologues enseignent,eux, que la vie démocratique suppose qu’un choix régulier soit offert au peuple entre majorité et opposition , disons entre droite et gauche pour simplifier. Et ce choix vient de leur être offert et ils se sont prononcés.
Si les frontières entre la droite et la gauche perdent de leur lisibilité. Si la gauche exclue du pouvoir par les électeurs s’y retrouve en tout ou partie de facto , ne serait-ce pas là que réside le risque de consanguinité ? Ne sommes-nous pas en présence des limites de la politique de l’ouverture ? S’il y a un mélange de ces deux circulations “sanguines” conçues originellement pour être séparées et souvent alternatives, est-on à l’abri d’un risque d’ infarctus politique ?
Alain TEXIER. Universitaire |