vendredi 21 novembre 2008

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Il nous revient !

Mais quelles surprises nous réserve-t-il ?
Il a trouvé son Amérique profonde, mais qu’elle image laisse-t-il de lui dans ce pays aux contrastes si forts ? Monsieur Jacques Chirac gardait au chaud dans son jardin secret un Japon façonné par les Dieux.  Et Monsieur Nicolas Sarkozy ?

Le faux « modèle »…

Si la nature y est belle, le New Hampshire n’est pas la jungle. Et la région des lacs encore moins. Ce n’est pas pour rien que la devise de Wolfeboro est « The Oldest Summer Resort in America ». Et la vie y est policée tout autant que la nature y est protégée… Policée par des lustres et des lustres d’esprit bostonien. Dire de quelqu’un qu’il est bostonien est bien plus qu’un gentilé…

Boston s’est voulue l’ « Athènes de l’Amérique », assumant son héritage puritain mais tenant à être à la pointe des idées… Wolfeboro, sur les rives du lac Winnipesaukee, n’est certes pas Boston. Mais la « bonne «  éducation à la bostonienne y est de mise.

Monsieur le Président Qui Sait Tout, en acceptant l’invitation de ses amis et en se rendant à Wolfeboro aurait du le savoir. Et entre nous je pensais que des services élyséens spécialisés avaient pour mission de préparer quelques fiches bien utiles pour expliquer que tout n’est pas partout comme chez nous…

D’ailleurs chez nous, c’est pareil : On ne montre pas du doigt !
Et c’est ce qu’a fait le Président Qui Sait Tout, avec colère, en direction des photographes américains. Eux n’avaient pas franchi la ligne « jaune » …

Mais soyez rassurés : les Américains s’en contre f… de notre président. Juste qu’à tout prendre, nous aurions aimé qu’il représente notre pays avec un peu plus de distinction…

Oui, les Américains ont d’autres préoccupations, tous les Américains sauf un !

Oh ! Vous ne le connaissez pas, c’est juste un très bon et vieil ami, fin observateur de nos mœurs. Et il m’a mis sur une étrange piste. Il avait déjà été surpris par la visite de Monsieur Muscle –pardon, Monsieur le Gouverneur Schwarzenegger- à l’Elysée, son imposant 4x4 Cadillac garé devant l’Elysée, venu dire à la France… « Je veux faire mon possible pour l’aider ». Et mon ami de rire à gorge bostonienne…

Schwartzy - Sarko ? Une drôle de photographie…

Fin limier, il est parti en quête d’ « images ». C’est sa passion.  Il vient de toucher au but. Il faisait fausse route. Schwartzy-Sarko ? Oublions les.

La clef est autre. John Rambo éclate au grand jour !

Et c’est une vieille histoire. Sylvestre (Sylvester) Stallone alias Rambo, le mélange du héros et du marginal.
Rambo le traumatisé à qui le policier Will Teasle dit au début du film : « Vous savez avec ce drapeau sur votre veste et l’allure que vous avez, vous allez vous attirer des ennuis. »


Recherche identitaire propre à la jeunesse ? Partage imaginaire d’un traumatisme ?

Le temps fait son œuvre mais les images restent liées entre elles…

Passage du look « Nike » à celui du Groupe d’Intervention de la Police Nationale…

Quand Monsieur « le Président Qui Sait Tout » courrait dans les bois de
Winnipesaukee, tout à sa joie d’avoir découvert « son » Amérique profonde, à quel modèle pensait-il ?

Mon vieil ami américain m’a rappelé la phrase du colonel Trautman dans le film « Rambo- First blood », phrase qu’il dit au policier qui fait la chasse à Rambo le réprouvé : « Je ne suis pas venu sauver Rambo, je suis venu sauver la police de Rambo. »

Puisse la France n’avoir pas à être de sauvée de notre « Rambo »…

Léon Areva, le 19 août 2007

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