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Il est dit que la Foi soulève les montagnes…
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Fera-t-elle briller le soleil ? Chapeau et gourde d’eau seront de rigueur le samedi 30 mai, le dimanche 31 mai et le lundi 1er juin 2009. A l’invitation de l’association de la tradition des saints de Provence ! En l’honneur de Sainte Marie-Madeleine.
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Marie-Madeleine à la grotte de la sainte Baume. Atelier de Charles Le Brun |
Un beau pèlerinage en perspective…
Portemont, le 18 mai 2009
Pèlerinage de Provence
à la Sainte Baume.
Samedi, Dimanche et Lundi de Pentecôte 2009
En l'honneur de Sainte Marie-Madeleine
Organisé par notre association,
Et les Frères Dominicains de la Sainte Baume
Programme
Samedi 30 mai
Départ de marches en groupes constitués de plusieurs lieux convergeant vers le départ des marches du Dimanche.
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Prévoir un chapeau contre le soleil et une gourde d'eau!
Dimanche de Pentecôte 31 mai
Trois départs de marche au choix qui se rejoignent à l'Hôtellerie de la Sainte Baume pour la messe, célébrée par Mgr Cattenoz, archevêque d'Avignon.

1) Rendez-vous à 8h30 devant la basilique de Saint-Maximin.
- Bénédiction et envoi des pèlerins.
- Départ en voiture pour Rougiers et là, début de la marche sous la direction de Pierre Daniel.
- 12h15: pique-nique tiré du sac.
- Messe à 18h à la Chapelle de l'hôtellerie.
(6 heures de marche)

2) Départ du sanctuaire de Saint-Jean de Garguier (commune de Gémenos) à 9h, sous la conduite de Bernard.
- 12h15: pique-nique tiré du sac.
- Messe à 18h à la chapelle de l'hôtellerie.
(8 heures de marche)
(Lire le compte-rendu de la marche 2007? CLIC ! )
3) Départ de Signes, place de l'Eglise à 9h, sous la conduite de Bruno.
- 12h15: pique-nique tiré du sac.
- Messe à 18h à la chapelle de l'hôtellerie.
(7 heures de bonne marche!)
Nuit d'adoration: « Le Grand pardon »
Adoration et réconciliation (confessions)

- 8h: Laudes à la grotte ou à l'Hôtellerie, au choix.
- 10h30: Messe solennelle du pèlerinage dans la prairie de l'Hôtellerie, présidée par Mgr Cattenoz, archevêque d'Avignon, en présence de nombreux prêtres et des autorités civiles de la région.
- 14h15: Conférence: « Le pèlerinage de sainte Brigitte en Provence en 1341 » par monsieur Gérard Ecorcheville-Olson, de l'association « Via Sanctae Brigittae », accompagné du Révérend de l'Eglise Luthérienne de Suède Thorbjörn Alund, pasteur de Vadstena, le grand centre de pèlerinage suédois à sainte Brigitte.
- 15h15: Procession à la Grotte au départ de l'Hôtellerie sous l'animation de l'une des personnalités présentes, suivie des Vêpres et du Salut du Saint-Sacrement dans la Grotte.
Prévoir un chapeau contre le soleil et une gourde d'eau!
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Origine du pèlerinage du lundi de Pentecôte
Depuis très longtemps, les habitants d'Auriol et des communes voisines se rendent en procession à la Sainte-Baume le lundi de Pentecôte. L'origine de cette coutume n'est pas très précise, mais dans une transaction passée en 1634 entre l'abbé de Saint-Victor et le Seigneur et la Communauté d'Auriol stipule que « cette procession est obligatoire annuellement, à cause d'un vœu que fit la Communauté dans un temps de peste et de mortalité ».
On sait que la Provence fut ravagée par deux épidémies de peste mémorables.
La première éclata à la Toussaint 1347 sous le règne de la reine Jeanne. Elle fut dite « la peste noire », dura deux ans et fit des ravages dans la région d'Aix-Marseille.
La deuxième commença à Aix en 1580. Les consuls quittèrent la ville. Epidémie et famine se conjuguèrent. Ce fut « la grande peste » qui dura sept ou huit ans. On dit qu'elle fut apportée par un milanais, faux ermite qui était accompagné d'une prostituée. Le faux ermite fut fait prisonnier puis brûlé sur la Place des Prêcheurs en 1588 et sa concubine fouettée aux carrefours de la ville.
Marseille n'avait été touchée qu'en 1582.
Et Auriol ? Dans des notes manuscrites, le chanoine Gorse nous dit: « Les années 1580 et 1581 furent fatales à la population de cette ville ; la grande peste y causa des ravages inouïs, soit par la mortalité elle-même, soit par le manque de secours et de nourriture ». Le Conseil de Communauté d'Auriol avait pris les sages mesures qui s'imposaient. Les portes étaient gardées. Un bulletin était exigé pour entrer ou sortir qui était délivré contre argent sonnant aux habitants et qui devait porter le seing du loriot (l'auriol et auruou en provençal)).
L'argent récolté devait servir à la garde des portes. Ces bulletins étaient exigés dans les estaminets et les auberges. Les gens de guerre et de cavalerie refusaient les logements que la ville aurait dû leur fournir, mais ils exigeaient de la nourriture et de l'argent en compensation.
Nombreux furent les gens du village qui s'enfuirent. On dit que même l'ermite de la chapelle de la Sainte-Vierge s'en alla, qu'on le fit rechercher et qu'on l'obligea à réintégrer son ermitage ! La protection de Dieu, de la Vierge Marie et des saints du Paradis n'était pas de trop. Et le pèlerinage du lundi de Pentecôte à la Sainte-Baume pour demander l'intercession de sainte Marie-Madeleine serait né à cette occasion.
Les pèlerins étaient défrayés et la nourriture leur était offerte. La commune offrait des cierges pour la grotte.
Lire la suite :
http://www.saintsdeprovence.com/page29.html
La procession se faisait sous le patronage des Pénitents Blancs et perdura jusqu'à la Révolution, période à laquelle la Confrérie des Pénitents fut abolie. Elle sera reconstituée en 1806, mais si les pèlerinages reprirent à la Sainte-Baume des 1814, mais ce n'est qu'à partir du lundi de Pentecôte 1822 que les Pénitents Blancs d'Auriol reprirent leur pèlerinage annuel. Ils partaient à minuit de l'église paroissiale, au son des cloches, et s'avançaient en chantant les litanies entrecoupées de Sancta Maria Magdalena, ora pro nobis. Après une halte casse-croûte dans le Grand Pré, les Pénitents montaient à la grotte pieds nus, revêtus de leur livrée et de leurs insignes, toujours en invoquant le nom de Marie-Madeleine. Après avoir entendu la messe à la grotte, pris un bon déjeuner dans la prairie, les pèlerins regagnaient Auriol avec la même ferveur et le pèlerinage s'achevait par la bénédiction du Saint-Sacrement dans l'église paroissiale.
Tiré du
Récit du pèlerinage du roi Louis XIII à la Sainte Baume
et de son entrée triomphante dans la ville de Marseille, en 1662.
Par M° Jacques Ravat
Contemporain et témoin, en partie, des faits qu'il raconte.
Publié et commenté par un ancien pèlerin de Jérusalem
Et de la Sainte Baume
Paris
Imprimerie de V. Goupy et Jourdan
http://www.saintsdeprovence.com/
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