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Oui, nous l’aimons beaucoup !
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« Au mérite d’habile navigateur, de guerrier, de bon écrivain,
M. de Lapérouse en joint un autre bien plus cher à son cœur, celui d’être aux extrémités du monde le digne représentant de l’humanité, de son prince et des vertus de sa nation ».
(Lettre du naturaliste Lamanon au maréchal de Castries, ministre de la Marine, écrite en Mer de Chine, 1er janvier 1787). Du 19 mars au 20 octobre 2008, une grande exposition qui remet à l’honneur Monsieur de Lapérouse !
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Louis XVI donnant des instructions à Lapérouse (© : MUSEE NATIONAL DE LA MARINE / A. Fux)
Un roi passionné de cartographie.
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=107167 |
Aujourd’hui, le grand roi « Marin », le Bon roi Louis XVI serait bien aise…
Lui qui aurait demandé, en montant à l’échafaud : « A-t-on des nouvelles de Monsieur de Lapérouse ? »
Portemont, le 27 mars 2008
« Mystère Lapérouse – Enquête dans le Pacifique Sud »
. Musée national de la Marine. Palais de Chaillot
17 place du Trocadéro 75116 PARIS
Tous les jours de 10h à 18h sauf le mardi. Tarif 9 euros.
Réservation au 01.53.65.69.53
Né le 23 août 1741 au château de Go, au bord du Tarn, près d'Albi, Jean-François Galaup, comte de La Pérouse, entre aux gardes-marine en 1756, embarque en 1757 et 1758 sur les bâtiments commandés par ses protecteurs : La Jonquière et Ternay, qui transportent des troupes au Canada. Sur le « Formidable », il prend part, en novembre 1759, à la bataille des Cardinaux durant laquelle il est blessé, fait prisonnier et libéré sur parole. En 1761, il sert sur le « Robuste » commandé par Ternay qui réussit à sortir de la Vilaine, où il était bloqué depuis 1759 et détruit les établissements anglais à Terre Neuve.
Enseigne en 1764, il fait campagne aux Antilles sur la « Belle-Poule » avec Paul-Antoine Fleuriot de Langle en 1771, à l'île de France (Maurice) où Ternay est gouverneur des Mascareignes (à l’époque Ile de France et Bourbon) et où il commande « l'Africain » en 1772, aux Indes après le Traité de Paris où il commande « la Seine » de » 1773 à 1776. Avant de rentrer en France, il se fiance avec Eléonore Boutrou à l'île de France. Lieutenant de vaisseau en avril 1778 durant la guerre d'Amérique, il commande « l'Amazone » dans l'escadre d'Estaing en 1779, puis dans l'escadre de Ternay transportant en 1780 les 5000 hommes de Rochambeau en Amérique. Capitaine de vaisseau en 1780, commandant « l'Astrée », il fait des prises avec Latouche-Tréville en 1781, prend part à la conquête de Saint-Christophe et à la bataille des Saintes sous Grasse et effectue un raid en baie d'Hudson en 1782.
Il se marie en 1783 avec Eléonore Boutrou. En février 1785, Fleurieu suggère à Louis XVI de confier à La Pérouse une expédition dans le Pacifique comparable à celle de Cook ; il arme deux flûtes de 350 tonneaux à Brest : « La Boussole » et « l'Astrolabe » dont les coques sont mailletées pour les protéger des vers et des échouages. La Pérouse commande « la Boussole » et son ami Fleuriot de Langle « l'Astrolabe » ; ils embarquent Dagelet comme astronome, le naturaliste Lamanon, l'ingénieur Monneron, des aumôniers, des chirurgiens et des artistes. Nous retrouverons La Pérouse dans le récit de son expédition jusqu’à sa disparition.
Louis XVI confie donc au commandant Jean-François de Galaup de Lapérouse, l’une des plus grandes expéditions de découverte de son époque. Sa mission : rectifier et achever la cartographie de la planète, établir de nouveaux comptoirs commerciaux, ouvrir de nouvelles routes maritimes autour du monde, enrichir les connaissances et les collections scientifiques.
En août 1785, 220 marins et savants appareillent de Brest sur deux navires, la Boussole et l’Astrolabe, pour sillonner le monde. En 1788, ces deux vaisseaux disparaissent dans le Pacifique. Débute alors une passionnante enquête pour retrouver la trace de ces bateaux. |
40 ans passent avant qu’un coin du voile mystérieux qui recouvre la disparition de l’expédition Lapérouse en 1788 soit soulevé. En 1827, Peter Dillon localise avec certitude le lieu du naufrage, l’île de Vanikoro, et rapporte les premiers objets en France.
Le 26 février 1828, Dumont d’Urville repère à son tour une des épaves. Il collecte quelques vestiges dans les fonds sous-marins mais doit écourter sa mission en raison de l’état sanitaire désastreux d’une grande partie de son équipage.
Il faudra ensuite attendre plus d’un siècle pour que l’on s’intéresse à nouveau à Vanikoro. Plusieurs expéditions de fouilles ont eu lieu jusqu’en 2005. Une nouvelle est en préparation pour avril-mai 2008.
Sur 1000 m², la scénographie de l’exposition est rythmée par des étapes spectaculaires, faisant appel aux images virtuelles ou réelles, au son, ainsi qu’à quelques reconstitutions frappantes, telle celle de la faille dans laquelle La Boussole a sombré. Le public y plongera fictivement à son tour.
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La Boussole et l'Astrolabe à Port des Français (© : MUSEE NATIONAL DE LA MARINE / P. Dantec) |
Une exposition pour tous
Une incroyable enquête à travers les siècles, qui permet de revivre l’expédition de Lapérouse voulue par Louis XVI, l’incroyable voyage jusqu’à sa disparition tragique longtemps restée mystérieuse, au milieu du Pacifique Sud. |
"J'arriverai en France en juin 1789", annonçait dans sa dernière missive le commandant de La Boussole, un vaisseau parti de Brest le 1er août 1785 avec son jumeau L'Astrolabe pour un périple de 4 ans dans l'océan Pacifique. Mais Lapérouse ne rejoindra jamais son port d'attache… La mission, voulue par Louis XVI pour "rechercher de nouveaux débouchés pour le commerce français et compléter la description de l'océan Pacifique dans les domaines de la science, de la cartographie et de la botanique (...) était ambitieux, peut-être trop ambitieux", note l'un des commissaires de l'exposition, Hélène Tromparent-de-Seynes. A chacune de ses étapes, Lapérouse enverra en France, par voie de terre ou sur des navires commerciaux, son journal, des dessins, des cartes, des rapports et des lettres, ce qui permet de suivre pas à pas son voyage jusqu'en Australie.
Après avoir largué les amarres à Brest, il fait route vers le Cap Horn, qu'il franchit pour atteindre le Chili, puis les îles de Pâques et de Mowée (Hawaï) en 1786. Il revient ensuite vers les côtes du continent américain, faisant escale à Port des Français (Lituya Bay, Alaska) et Monterey (Californie). Le voilà ensuite reparti pour Macao (Chine), Cavite (Philippines) et la Manche de Tartarie (Sibérie), découvrant, entre autres, en chemin le "détroit de Lapérouse".
Deux ans après son départ, il jette l'ancre au Kamtchatka, puis repart jusqu'aux îles Samoa, et aborde enfin à Botany Bay, en Australie. Il navigue depuis 909 jours et, écrit-il à un ami: "Tu me prendras à mon retour pour un vieillard de cent ans" qui a perdu ses cheveux, ses dents... "Adieu, adieu jusqu'au mois de juin 1789", termine-t-il. Il fallut deux ans à la France de la Révolution pour lancer une expédition à sa recherche, en 1791. Mais elle ne donna rien et ce n'est qu'en 1826 qu'un marin irlandais, Peter Dillon, retrouve des vestiges de Lapérouse, sur l'île de Tikopia (îles Salomon). Il apprend alors que les deux navires français ont fait naufrage sur l'île voisine de Vanikoro…
Le musée de la Marine lève le voile sur cette expédition qui coûta la vie au "navigateur-découvreur".
http://www.musee-marine.fr/pdf/Exposition%20Laperouse.pdf |
A Nouméa aussi…
Du 2 avril au 26 juin 2005 au mussée d'histoire maritime de Nouméa, exposition " EXPEDITION LAPEROUSE, LA ROUTE DES ECHANGES ".
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Visitez : http://www.laperouse-france.fr/


Lire :
http://www.interet-general.info/article.php3?id_article=4175
Et ne pas oublier l’Association « Salomon »
Créée en Nouvelle-Calédonie par Alain Conan en 1981, l’association a pour objectif, sur les traces des différentes missions de recherches menées notamment par la marine nationale, de tenter d’éclaircir le mystère de la disparition du comte de Lapérouse et de ses 220 marins et scientifiques, naufragés en 1788 à Vanikoro (Iles Salomon).
:: 1er août 1785
Jean-François de Galaup de Lapérouse quitte le port de Brest, chargé par Louis XVI de conduire une prestigieuse expédition de découverte destinée à compléter les 3 voyages de Cook.
Pendant plus de trois ans, les deux vaisseaux de l’expédition, la Boussole et l’Astrolabe, vont parcourir tous les océans du globe, sous toutes les latitudes et par tous les temps.
:: Le 9 avril 1786
Il aborde l’île de Pâques. Le 29 mai, il est aux îles Hawaï dont il rectifie la position sur la carte. Le 2 juillet 1786, il atteint la côte Nord-Ouest de l’Amérique. Il gagne ensuite Macao, puis les Philippines et de là remonte vers le Japon.
:: Le 2 août 1787
Il reconnaît entre les îles Sakhaline et Hokkaido, un détroit qui, depuis lors, s’appelle le « Détroit de Lapérouse ».
Au Kamtchatka, le 7 septembre, il apprend sa nomination au grade de Chef d’Escadre et charge Jean-Baptiste de Lesseps de porter en France ses journaux de route et ses cartes. Il gagne ensuite les Samoa, l’Archipel de Tonga et aborde le 26 Janvier 1788 à Botany Bay.(Australie).
Il rencontre là la flotte du Commodore Phillip, à qui il confie son dernier rapport pour le maréchal de Castries, ministre de la marine. Le 10 mars 1788, il met le cap à l’Est.
:: Le 10 mars 1788
On ne le reverra plus : après deux ans et demi de navigation autour du monde et un incroyable périple, les deux frégates lèvent l’ancre de Botany Bay, à quelques encablures de l’actuelle ville de Sydney en Australie, après avoir expédié les derniers courriers du voyage.
Leur mission prévoit de remonter vers le Nord via la Nouvelle-Calédonie, la Nouvelle-Guinée … retour en France prévu par l’Océan Indien.
Mais après avoir quitté l’Australie, plus rien, pas la moindre nouvelle, la moindre trace.
Les deux vaisseaux du roi disparaissent dans l’immensité du Pacifique sud, et la Révolution éclate en France.
Comme si les destins de Louis XVI et Lapérouse étaient liés, à des milliers de kilomètres de distance.
« Le mystère Lapérouse » était né et l’une des plus fascinantes enquêtes de l’Histoire allait commencer.
http://www.operationlaperouse2005.com/histoire1.htm |
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