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La parole est donnée à celui par lequel le « scandale » a jailli...

Richard Descoings est l'auteur du rapport qui a servi de base à la réforme du « secondaire »... De l'enseignement de l’histoire au centre du débat...

Propos non empreints de douce hypocrisie...

La faute reviendrait aux élèves, chasseurs de coefficient!

Comme il se doit, les professeurs d'histoire seraient en retard sur nos temps difficiles.

Les dérives suivraient leur cours depuis « une bonne dizaine d'années »... doux euphémisme...

L'enseignement de l'histoire est « éclaté », cul par dessus tête depuis bien des décennies! Et nous ne nous étendrons pas sur son contenu! Il suffit d'ouvrir les manuels... Et les professeurs d'histoire, dans leur grande majorité en ont fait leur pain blanc...

Donner, transmettre le goût de l'histoire n'est pas affaire de « points »...
Le débat n'est pas clos!

Portemont, le 26 décembre 2009

Directeur de Sciences-Po, Richard Descoings est l’auteur du rapport qui a servi de base à la réforme du lycée de Luc Chatel.

La suppression de l’histoire en terminale S suscite de vives réactions. Etes-vous pour ?
Aujourd’hui, au bac S, l’histoire représente un coefficient 3 sur un total de 36. Pour optimiser leurs chances d’obtenir leur bac, les élèves des sections S se focalisent sur les matières aux plus gros coefficients (maths, science physique…) et ont tendance à délaisser l’histoire, qui n’est pas considérée comme une discipline stratégique pour réussir ses examens. En mettant l’épreuve d’histoire en fin de première S, on incite les élèves à travailler davantage cette matière, à se l’approprier, pour capitaliser des points d’avance, comme ils le font déjà pour le français. Je suis donc favorable à cette réforme. Je pense que loin de pénaliser l’histoire, elle va au contraire renforcer l’intérêt des lycéens de la filière S pour cette matière.

Pourtant, de nombreux professeurs d’histoire, même à Sciences-Po, sont vent debout contre cette réforme…
C’est une réaction de gens tout à fait sincères et très attachés à leur discipline. Mais je crois qu’ils n’ont pas pris la mesure des dérives qui sont à l’œuvre au lycée depuis une bonne dizaine d’années. A leur époque, on pouvait être un très bon élève et choisir une filière littéraire. Aujourd’hui, les meilleurs élèves optent pour la section S, les élèves un peu moins bon vont en ES et les plus faibles sont orientés en L. Tout le monde admet que la série S est davantage une filière généraliste élitiste qu’une filière scientifique.

Interview réalisée par Tonino Serafini. Lire la suite de l’article :

http://www.liberation.fr/societe/0101607348-cela-va-rendre-la-filiere-s-moins-elitiste

Le rapport « Descoings »

http://blog.lyceepourtous.fr/wp-content/uploads/rapportconsultationlycee.pdf

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